Blue Flower

Joachim Pouchin, Adelma, Ce que je dois à l’Inde, Dehradun Editions, 2012, 111 pp.

Joachim Pouchin s’interroge sur le devenir de l’Inde en suivant à un siècle de distance les réflexions de l’écrivain-voyageur et académicien André Chevrillon (1864-1957), auteur à 24 ans de l’essai Dans l’Inde (1891).

Entre portraits des habitants de Delhi et évocation des enjeux liés à l'extension urbaine, la première partie, intitulée « Coins de Delhi », est une exploration des métamorphoses de la capitale administrative indienne. Le récit mêle des éléments d’analyse socio-politique à des souvenirs personnels, à la manière du Bombay Maximum City de Suketu Mehta. Pour mettre en relief la complexité de tout discours général sur l’Inde actuelle, l’auteur privilégie l’exploration des marges. D’abord, au niveau géographique, en s’intéressant aux quartiers excentrés de Delhi, aux villes nouvelles en périphérie (Gurgaon, Noida) et aux zones industrielles (Manesar). Ensuite et surtout, en évoquant la population des « invisibles » de Delhi, souvent issue des campagnes : gardiens, livreurs, portiers d’un côté, employés de maison, nounous, cuisiniers, chauffeurs, jardiniers de l’autre. A rebours, en haut de l’échelle sociale, le lecteur découvre des pages étonnantes sur le monde de la nuit à Delhi, avec Kalyani Chawla, ambassadrice de Dior en Inde, comme exemple.    

La deuxième partie, « Générations », traite des évolutions de la société indienne contemporaine. Après un tableau des évolutions de l’Inde depuis l’indépendance, le lecteur croise divers « passagers du (XXe) siècle » : des religieux récemment disparus (Pierre Ceyrac, Marie-Régina Cazabon), des personnalités politiques (le communiste Jyoti Basu). Mais c’est surtout la transformation du lien social et les nouvelles aspirations de la jeunesse qui retiennent l’attention dans cette partie. L’auteur cite Marc Bloch : « les hommes ressemblent plus à leur temps qu'à leurs pères ». La génération Y ou génération des « papillons » (Palash Krishna Mehrotra) de la classe moyenne se retrouve forcée de bricoler son identité, entre attrait pour ce qui vient de l’étranger et souci d’appartenance à de multiples communautés. Le livre s’intéresse en particulier à la communauté sikhe de Delhi et à la minorité juive d’Ahmedabad, en citant notamment Esther David et le récent livre de Nathaniel Herzberg, Jamai Rajah : voyage dans ma famille indienne.

La troisième partie, « Imaginaires », aborde différents moments de la rencontre entre l'Occident et l'Inde. Comme le rappelle l’auteur, citant Denis Retaillé, « l’Inde fascine et la leçon de Segalen reste à méditer : l’étrangeté est celle du visiteur, non pas celle du visité ». Des épisodes attendus sur Alexandre ou Vasco de Gama sont revisités sous un angle original. La diffusion à l’échelle mondiale du thé ou de la pratique du yoga est également abordée, dans la perspective du courant actuel de l’histoire connectée. L’auteur fait une place particulière aux influences architecturales, avec la figure d’Alban Chambon, architecte de la fin du 19e siècle. Le livre s’achève sur une évocation de la place de Pondichéry dans l’imaginaire collectif français. L’auteur cite l’écrivain haïtien Dany Laferrière : « Et l’exil du temps est plus impitoyable que celui de l’espace. Mon enfance me manque plus cruellement que mon pays. »

La conclusion se veut comme un hommage aux différentes rencontres (artistiques, livresques, culinaires, professionnelles et amicales) faites en Inde par l’auteur. C’est aussi un appel au voyage.

 

=======================Table des matières===========================

Avantpropos

1ère Partie : Coins de Delhi

1) Une chambre à soi
2) La porte du Gurû
3) La page 3 comme volonté et comme représentation
4) Les invisibles
5) Usine à gaz
6) Delhi n’est plus dans Delhi

2e partie : Générations

7) Communauté d’empreinte
8) Passagers du siècle
9) Le village de l’amour
10) Les papillons
11) Shalom India

3e partie : Imaginaires

12) Le poivre, moteur de l’histoire
13) L’empire du thé
14) Une affaire qui ne couvre pas ses frais
15) La maison à vapeur
16) Gymnosophistes
17) Une fenêtre sur la France

Encore une mer à traverser

 

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Joachim Pouchin

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