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Catégorie : Livres et publications

Jean-Marie LAFONT, Georges BARALE et Marguerite YON-CALVET (dir.), Le « major general » Claude Martin, 1735-1800. Aux origines de La Martinière, actes de la journée d’hommage tenue le 29 novembre 2018 au Palais Saint-Jean, Lyon, Académie des sciences, belles-lettres et arts et Fondation Claude-Martin, 2019, 310 pages.

 

Notes de lecture

 

Les publications des sociétés savantes sont souvent réservées à un lectorat limité. Tel n’est pas le cas de ce livre, dont le héros est un personnage hors du commun : officier des armées française puis anglaise, négociant et homme d’affaires avisé, esprit universel et véritable Pic de la Mirandole de son temps. La qualité de l’écriture des différents auteurs et la pertinence des nombreuses illustrations contribuent à l’agrément de la lecture. Chacun a eu le mérite de situer Claude Martin dans son siècle : ses propres explorations scientifiques sont, par exemple, toujours éclairées à la lumière des progrès du XVIIIe siècle.

C’est pourtant à propos de la contextualisation que l’on peut émettre une petite critique. On eût aimé mieux connaître la situation politique et économique de l’Oudh (Awadh) en particulier et de l’Inde du Nord en général, les réflexions de Claude Martin sur la politique de l’East India Company (EIC), son attitude lors des guerres opposant son pays natal à celui qu’il sert depuis 1760 : la guerre d’Indépendance américaine, illustrée par le retour en Inde de Bussy et les campagnes navales de Suffren, et la guerre de 1793 qui voit la chute de Chandernagor et Pondichéry. Sceptique en matière religieuse, lié à la franc-maçonnerie, Martin, qui juge toutes les religions « equally as good as any of the several sects of Christian religion[1] », affiche une grande tolérance à l’égard de tous les cultes, mais comment juge-t-il l’hindouisme, l’islam indien, les castes ? Ces lacunes ont sans doute des explications : la rareté des sources peut-être et certainement le souci légitime de l’Académie lyonnaise de privilégier le souvenir et les traces laissés par Claude Martin dans sa ville natale.

Les apports doivent faire oublier ces quelques réserves. Le premier mérite de ce livre est de réhabiliter Claude Martin en France ou plus exactement de le faire connaître enfin aux Français. Jusqu’à cette parution, Claude Martin était bien mieux connu au Royaume-Uni qu’en France, grâce aux travaux de Rosie Llewellyn-Jones, la grande spécialiste de l’histoire de Lucknow[2]. Il n’est pas à l’honneur des historiens patriotes français de jadis d’avoir jeté ce « traître » dans les oubliettes du passé, et de ceux de la postcolonialité d’avoir négligé une personnalité qui a joué un tel rôle dans l’histoire des sciences, de la colonisation, des relations internationales et de l’Inde. Claude Martin présente bien des défauts pour la bien-pensance. Il est aujourd’hui un symbole de la domination de l’Europe sur l’Asie. Il est l’affairiste accusé d’avoir bâti une fortune « par la fraude et l’usure[3] ». Il est le Blanc que ses détracteurs accusent d’avoir acheté des jeunes filles pour en faire ses concubines[4], ce qu’il admet à mi-mots, mais, preuve de son affection, son testament le révèlera beaucoup plus généreux avec elles, « sa famille indienne », comme il dit, qu’avec sa famille lyonnaise. La part qu’il réserve aux siens dans son héritage n’est effectivement pas la meilleure, même si elle est « suffisante pour assurer à la plupart une relative aisance et, pour quelques-uns, un statut social en prime[5] ».

Claude Martin quitte sa ville natale en 1751, à l’âge de 16 ans, pour ne jamais la revoir, et la France elle-même, en mai 1760, quand, en plein siège de Pondichéry, il passe des troupes de la Compagnie française des Indes à celles de l’EIC. Les milieux patriotiques et républicains ne lui pardonneront jamais d’avoir, grâce à une trahison, réalisé une fortune colossale au service de la perfide Albion. En réalité, Jean-Marie Lafont le démontre, il a été poussé à franchir le Rubicon par l’arrogance de Lally, son mépris des hommes, sa haine de ceux qui le dominent en talents et en intelligence, sa jalousie fielleuse de Bussy, que Martin admirait quand il le servait dans les Circars. Dans une lettre qu’il écrit à son ami Benoit de Boigne en 1789, Claude Martin évoque une mauvaise querelle que lui fit Lally, ivre de colère : « si le déshonneur eût suivi, écrit Martin, il avait certainement mon épée en travers de son corps[6]. » Outre ce très grave conflit personnel, Martin ne pouvait continuer à servir un commandant général qui conduisait l’Inde française à sa perte.

Dans les rangs des troupes de l’EIC, Martin monte lentement en grade, lieutenant en 1764, capitaine deux ans après, major en 1779, colonel en 1793 et finalement major général (général de division) en 1796. Parallèlement à sa carrière militaire, il se multiplie dans l’industrie, le grand commerce international et la banque. Les sources de sa fortune sont multiples : fabrication industrielle et commercialisation de l’indigo, transactions commerciales avec la Chine, l’Europe, le Mexique, surintendance de l’arsenal de Lucknow et industrie de l’armement, fournitures à l’EIC aux rajahs et aux nababs, prêts à usure, mont de piété… Et comme il n’est pas de petits profits, Claude Martin fait frapper des monnaies de cuivre avec lesquelles il paie ses ouvriers, qui pourront les échanger dans son propre bazar. La vanité n’étant pas son moindre défaut, ces pièces ou tokens sont frappées à son effigie, entourée de sa devise Labore et Constantia[7].

Á son activité débordante, à son génie des affaires et peut-être à son absence de scrupules, Martin doit de « passer pour le Français, voire l’Européen, le plus riche de l’Inde[8] ». Selon la Gazette de Calcutta du 20 octobre 1800, la fortune qu’il lègue à sa mort, survenue le 13 septembre précédent, s’élève à 40 lâkhs, soit 4 millions de roupies et, à raison de 2,40 francs la roupie, à 9 600 000 francs[9]. Á quoi, il faut ajouter, ses propriétés dans le Lyonnais et en Inde : sa première résidence à Lucknow, qui porte le nom de « Palais de Lyon », le château de Constantia, qu’il fait construire sur ses propres plans à la fin de sa vie, son bazar, des maisons à Lucknow et Calcutta...

De la lecture de l’une des contributions de Jean-Marie Lafont[10], ressort l’impression que Claude Martin est moins intéressé que ses amis Gentil, Polier et de Boigne, par l’histoire, les religions, la littérature et l’art indiens, et son mécénat ne revêt pas la même ampleur. C’est par son activité scientifique qu’il est l’un des acteurs, et non des moindres, de ce que Jean-Marie Lafont qualifie de « Pré-Renaissance du Bengale en terre d’Awadh[11] ». Tout ce qui est technique et scientifique le passionne : sa bibliothèque le prouve, il se tient au courant des derniers progrès de la science en Europe, non pas seulement par curiosité mais pour les introduire dans ses propriétés et dans l’Inde tout entière. L’un de ses contemporains le dit « passionné de toutes sortes de connaissances. Bien qu’il soit à la tête d’une grande fortune qu’il ne doit qu’à son travail, il se donne chaque jour à tous les arts qui concernent la fabrication des montres et celle des armes à feu : et ce, avec autant de dépenses physiques que s’il leur devait son pain quotidien. En tant qu’architecte (car il est tout !), il s’est construit à Lucknow une élégante maison fortifiée [le château de Lyon] qui n’a ni poutres ni coupoles, et qui est ainsi conçue qu’un homme seul peut la défendre contre des multitudes[12] ».

La plus étonnante des expériences est celle qu’il pratique sur son corps souffrant. Atteint de blennorragie chronique avec complications, « orchite, prostatite, ulcère ou rétrécissement du canal[13] », il vit à partir de 1771, avec cet « affreux compagnon ». La douleur, quasi permanente, s’accompagne « d’un gonflement dans les bourses qui contiennent les deux plus précieuses pierres qu’un homme peut posséder ». Au moyen des instruments de l’époque et au prix de mille souffrances, il intervient sur son propre organisme et obtient, selon ses propres mots, « d’étonnants succès ». Sa méthode, affirme-t-il, permet de guérir « de la plus grosse pierre de la vessie et où qu’elle se niche ». Certains médecins de son temps sont sceptiques, mais d’autres ne cachent pas leur admiration devant l’étendue des connaissances médicales de cet officier, sa ténacité et son courage[14].

L’inventaire après décès du patrimoine mobilier de Claude Martin ne permet pas de douter de son intérêt pour la faune et la flore de l’Inde : le major général possédait des livres de botanique, des dessins d’oiseaux et de poissons et 877 aquarelles représentant des plantes, lesquelles ont été acquises par la bibliothèque du Royal Botanic Gardens de Kew[15]. Selon Georges Barale, ces dessins et aquarelles, dont l’origine et la finalité demeurent énigmatiques, ont pu être réalisés au jardin botanique de Calcutta en vue d’une publication scientifique[16].

Sa riche bibliothèque révèle son intérêt pour la cartographie, la balistique et la chimie des poudres, ce qui est sans doute naturel pour un officier responsable des arsenaux de Lucknow, mais aussi pour les mathématiques, l’astronomie, l’électricité et la thermodynamique. Son intérêt pour l’électricité avait sans doute « une finalité pratique, celle d’éclairer [l’arsenal] avec une source de lumière sans flamme vive[17]. » D’autres découvertes de l’Europe de la fin du XVIIIe siècle lui paraissent indispensables à Lucknow  sitôt qu’il en a une connaissance exacte : il fait ainsi venir deux machines à vapeur Watt-Boulton, trop énormes pour l’usage qu’il veut en faire. Avec l’aide de son ami Polier et du jésuite Wendel, il parvient en revanche à installer une troisième machine plus adaptée à l’usage auquel elle est destinée : pomper l’eau d’un grand bassin.

L’invention des frères Montgolfier et les premiers vols de Pilâtre de Rozier soulèvent son enthousiasme : en 1785, il fait voler à Lucknow une montgolfière, probablement inhabitée[18], dont le nabab entrevoit aussitôt qu’elle pourrait servir à déplacer ses troupes. Martin, lui, voit plus haut : après une journée bien remplie, il observe les astres au moyen de ses nombreux instruments, dont un « télescope de poche » et quatre grands télescopes[19]. Il rejoint ainsi une passion indienne : les connaissances astronomiques progressent en Inde au XVIIIe siècle, grâce notamment au maharajah de Jaipur, Jai Singh II, qui, entre 1724 et 1733, fait construire, dans le nord de l’Inde, cinq grands observatoires, les Jantar Mantar, les plus importants à Delhi et Jaipur.

Dupleix s’était embarqué pour les Indes avec sa viole de gambe, dont il jouait avec un certain brio. Martin, qui n’en manque pourtant pas, n’a pas le talent de l’illustre gouverneur de Pondichéry, mais il aime la musique de l’Europe qu’il a quittée. Il fait donc venir à grands frais, pour son divertissement et celui de ses amis et de ses hôtes de passage, un « orgue à cylindres plus communément appelé orgue de barbarie », instrument en vogue à la fin du XVIIIe siècle, pour lequel ont notamment été adaptées des œuvres de Haydn, Mozart et Haendel. Sa correspondance confirme que Martin s’était pénétré de L’art du facteur d’orgue, l’ouvrage monumental du moine Dom Bedos de Celles, dont les quatre volumes, parus entre 1766 et 1778, font « encore autorité de nos jours auprès des facteurs d’orgue[20] ». La correspondance de Martin ne permet pas en revanche de connaître son appréciation de la musique indienne.

 

Á sa mort, une petite partie seulement de sa fortune va, conformément à son testament, à ses familles lyonnaise et indienne : deux lâkhs à la première, quatre à la seconde, composée de sept filles et un garçon. « La plus grande part de [son] immense fortune [est] réservée à la fondation d’établissements publics, de bienfaisance et littéraires. Á notre connaissance, écrit La Gazette de Calcutta le 20 octobre 1800, quatre lacks de roupies sont employés à fonder un établissement à Calcutta, deux lacks pour un but similaire à Lyon et une donation qui donne une grande idée de sa philanthropie : un lack et demi, dont l’intérêt doit être réparti en parties égales entre pauvres des différentes confessions, chrétienne, musulmane et hindoue, habitant Calcutta, Lucknow et Chandernagor. Il est dit en outre qu’une des maisons du général sera transformée en Académie dans le but d’instruire les indigènes dans la langue et la littérature anglaises[21]. » La Martinière de Lucknow est effectivement établie dans le palais de Constantia, où elle se trouve toujours.

Les trois « La Martinière » comprennent des écoles de garçons et de filles, ouvertes à Lyon en 1831 et 1879, à Calcutta en 1836, et à Lucknow en 1845 et 1869. En sont sorties d’éminentes personnalités, dont Auguste et Louis Lumière, à Lyon, et, à Lucknow, le docteur Rajendra Kumar Pachauri, président du GIEC de 2002 à 2015, prix Nobel de la paix en 2007, et auteur de l’un des avant-propos de ce livre. Une active correspondance et des voyages d’études unissent aujourd’hui la Martinière de Lucknow et la Martinière-Diderot de Lyon. « Une convention entre l’Alliance française de Lyon, la Société des Martins et la Fondation Claude-Martin a été signée en septembre 2017 pour favoriser la poursuite d’études dans l’enseignement supérieur, et plus particulièrement en classes préparatoires, pour des étudiants indiens intéressés par des écoles d’ingénieurs françaises[22] ».

Les Martinière demeurent aujourd’hui aussi méconnues que leur fondateur : aucune publication notable, aucune thèse universitaire n’a jamais été consacrée à ces vénérables et prestigieuses institutions. La Martinière de Lyon a certes suscité de nombreuses publications, mais toujours partielles, trop techniques et parfois partisanes. Les articles consacrés à « L’Académie de Lyon et La Martinière[23] », aux « Martinière à Lyon[24] » et à « la méthode d’enseignement Tabareau[25] », préparant les élèves aux métiers de l’industrie, constituent désormais de bons points de départ pour des recherches historiques.

Ses libéralités valent à Claude Martin la reconnaissance de la Martinière de Lyon, qui, en 1829, fait frapper les premières médailles à son effigie[26], et des autorités de sa ville natale : « Poésies déclamatoires, portraits gravés ou peints, bustes, statues et médaillons, notamment, peuvent être regardés comme autant de tributs qui attestent la constance de la reconnaissance publique au cours des décennies[27]. » Néanmoins, ce n’est qu’en 1844 qu’une statue en bronze du major général, œuvre du sculpteur Foyatier, est érigée à Lyon, et il faut attendre 1937 pour que son nom soit donné à une rue de son quartier natal.

En réalité, Martin est loin de faire l’unanimité à Lyon, comme le montre un article du 15 juillet 1841 du journal d’opposition Le Censeur, qui, il est vrai, ne manque pas une occasion d’attaquer la municipalité. Il est scandaleux, écrit cet organe, que la ville érige une statue à la gloire d’un « feld-maréchal anglais », qui a « dirigé les armées britanniques contre nos établissements des Indes, a contribué à la ruine de nos comptoirs de Chandernagor, de Pondichéry et de tous nos autres établissements », et qui, s’il était tombé aux mains des Français sous les guerres de l’empire, « eût été livré à un conseil de guerre et passé par les armes. Et c’est cet homme, conclut le journal, que vous voulez couler en bronze, que vous voulez immortaliser, parce qu’il aura donné une somme considérable à la ville ! L’honneur, comment le comprenez-vous donc ? II s’achète donc ? [...][28] ». La Revue du Lyonnais, qui estime également que la reconnaissance publique ne s’achète pas, mais se mérite, va dans le même sens : « Quelle est […], nous le demandons, l’illustration qui entoure le major général Martin ? Qu’a-t-il fait pour son pays ? lui qui ne compta dans sa longue carrière, que des services rendus aux plus mortels ennemis de la France, lui que l’or anglais, versé à profusion, a transformé en nabab indien ?[29] »

 

Claude Martin reste un personnage ambigu qui suscite autant de réserves que d’enthousiasme. Certes, « la Fondation Claude-Martin, tout comme l’Association des Anciens Martins“, et les proviseurs, professeurs et élèves des trois La Martinière lyonnaises cultivent son souvenir, honorent sa mémoire, célèbrent à l’unisson le 13 septembre », mais, constate Jean-Marie Lafont, « on ne peut guère en dire autant de la ville de Lyon, ni de la région lyonnaise elle-même, pourtant tellement bénéficiaires depuis 1826 des élèves de qualité sortis de ces établissements[30] ».

Malgré les côtés obscurs de sa personnalité et les pages sombres de sa carrière militaire, Claude Martin, reste le héros par excellence, l’homme d’exception qui marque son époque et que la postérité ne peut oublier malgré l’opprobre dont ses détracteurs l’ont couvert. Comme Jean-Marie Lafont, on retiendra en conclusion le rôle de « passeur d’idées et de connaissances[31] » entre l’Europe et l’Inde, de cet esprit curieux, de ce savant universel.

 

Jacques WEBER, le 13 février 2020

 

 

 

 

 

 



[1] Marguerite Yon-Calvet, « Le testament du général Martin », p. 143.

[2] Rosie Llewellyn-Jones, L’aventure d’un Lyonnais aux Indes, Claude Martin. Fondateur des écoles La Martinière, Lyon, Éditions LUGD, 1992, 335 p. [publié par Oxford University Press en 1992 sous le titre A Very Ingenious Man].

[3] Propos de lord Valentia : Ibid., p. 141.

[4] Marguerite Yon-Calvet, « Le testament », op. cit., p. 145.

[5] Bruno Permezel, « L’‟après major-général“. Heurs et malheurs de la famille Martin (1800-1944 », p. 197.

[6] Jean-Marie Lafont, « Introduction », p. 24.

[7] Jean-Pol Donné, « La numismatique du major-général Claude Martin », p. 272.

[8] Ibid., p. 140.

[9] Marguerite Yon-Calvet, « Le testament », op. cit., p. 121.

[10] Jean-Marie Lafont, « Les ‟Français” de Lucknow, 1757-1800. Jean-Baptiste Gentil, Antoine-Louis Polier, Claude Martin », p. 41-51.

[11] Jean-Marie Lafont, « Introduction », p. 18.

[12] Ibid., p. 27

[13] Jacques Chevallier, « Le major général Martin et la médecine », p. 64.

[14] Ibid., p. 66.

[15] Georges Barale, « Les planches botaniques de la collection naturaliste de Claude Martin », p. 97.

[16] Ibid., p. 109-110.

[17] Joseph Remillieux, « Claude Martin et les sciences de son temps. Électricité, astronomie, nouvelles technologies », p. 80.

[18] Ibid., p. 84-87.

[19] Ibid., p. 83.

[20] Jean-François Duchamp, « Claude Martin et la musique », p. 92.

[21] Marguerite Yon-Calvet, « Le testament », op. cit., p. 135. La traduction est de Maurice Besson, Les aventuriers français aux Indes, 1775-1820, Paris, Payot, 1932.

[22] Jacques Garden, « Les Martinière à Lyon : une histoire singulière », p. 292.

[23] Pierre Crépel, « L’Académie de Lyon et La Martinière », p. 151-188.

[24] Jacques Garden, « Les Martinière à Lyon : une histoire singulière », p. 287-302.

[25] Georges Barale, « La méthode d’enseignement Tabareau », p. 189-195.

[26] Jean-Pol Donné, « La numismatique du major-général Claude Martin », p. 282.

[27] Gérard Bruyère, « Le major général Martin dans les panthéons figurés et les monuments publics lyonnais », p. 219.

[28] Ibid., p. 241.

[29] « De la statue du major général Martin », Revue du Lyonnais, t. 14, 1841, p. 254, cité par Gérard Bruyère, « Le major général Martin dans les panthéons figurés », op. cit., p. 242.

[30] Jean-Marie Lafont, « Conclusion », p. 305-306.

[31] Ibid., p. 304.

 

 

 

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ACADÉMIE DES SCIENCES, BELLES-LETTRES ET ARTS DE LYON

SOUSCRIPTION

Le « Major General » CLAUDE MARTIN (1735-1800)

Aux origines de La Martinière

Actes de la Journée Hommage au « Major General » Martin du 29 novembre 2018

édités par Jean-Marie LAFONT, Georges BARALE et Marguerite YON-CALVET

 

Avec conscience, non sans difficultés et retards, l’Académie lyonnaise remplit sa mission.

L’école de la Martinière de Lyon fut enfin créée en 1826. Notons que celles de Calcutta et de

Lucknow ne virent le jour qu’en 1836 et en 1845.

 

Le 29 novembre 2018, en souvenir de son implication dans la création de l’école de La

Martinière à Lyon, l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon a organisé une journée sur

Claude Martin, cherchant à mieux connaître, et faire connaître, ce personnage au destin

exceptionnel. Furent évoqués ses origines familiales, sa vie aventureuse en Inde et son immense

fortune, son activité multiforme – opérations militaires, négoce international, industries, banque – et

son insatiable curiosité d'esprit, ainsi que le célèbre testament dont le legs accordé à Lyon permit la

création de la première La Martinière. Les Actes de cette Journée sont publiés en un volume qui est

aujourd’hui proposé en souscription jusqu’au 31 décembre 2019.

Né à Lyon en 1735, Claude Martin s’embarqua

à 16 ans pour les Indes orientales où il passa le

reste de sa vie. Il mourut à Lucknow en septembre

1800 après avoir mené une vie d’aventures qui le

conduisit jusqu’au grade britannique de « Major

General » et lui permit d’amasser une immense

fortune. Il se passionna pour les découvertes

scientifiques et les débats philosophiques du siècle

des Lumières. Il constitua des legs importants pour

créer des institutions d’éducation appelées La

Martinière, d’une part à Lyon, sa ville natale, d’autre

part en Inde, à Lucknow et Calcutta. Aujourd’hui au

nombre de sept, ces institutions poursuivent

utilement leur activité en Inde et en France.

Fondée en 1700, rétablie en 1800 après une

brève interruption lors de la période révolutionnaire,

l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de

Lyon participait de manière active à la vie culturelle

et scientifique de la cité. Dans son testament,

Claude Martin lui confia le soin de veiller à la

création de La Martinière de Lyon.

 

 

 TABLE DES MATIÈRES

Avant-propos :

Dr Rajendra Kumar PACHAURI, ancien Martin (Lucknow), Prix Nobel 4

Programme de la « Journée d’ Hommage à Claude Martin », Palais Saint-Jean, 29 novembre 2018 9

Discours d’accueil :

Georges BARALE, Président de l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Lyon…… 13

Message de S.E. Mr. Vinay MOHAN KWATRA, Ambassadeur de l’Inde en France 14

Introduction, par Jean-Marie LAFONT . 17

La carrière de Claude Martin en quelques dates, par Marguerite YON-CALVET. 39

I : 1735-1800

Jean-Marie LAFONT, Les Français de Lucknow, 1757-1800 :

Jean-Baptiste Gentil, Antoine-Louis Polier, Claude Martin 41

Jacques CHEVALLIER, Le Major General Martin et la médecine 61

Joseph REMILLIEUX, Claude Martin et les sciences de son temps 71

Jean-François DUCHAMP, Claude Martin et la musique 89

Georges BARALE, Les planches botaniques de la collection naturaliste de Claude Martin 97

Marguerite YON-CALVET, Le Testament du Général Martin. 111

 II : après 1800

Pierre CRÉPEL, L’Académie de Lyon et La Martinière 151

Georges BARALE, La méthode d’enseignement Tabareau 189

Bruno PERMEZEL, L’après-« Major General » : Heurs et malheurs de la famille Martin, de 1800 à 1944 197

Gérard BRUYÈRE, Claude Martin dans les panthéons figurés et les monuments publics lyonnais 219

Jean-Pol DONNÉ, Numismatique du Major Général Martin et des « Martinières » 271

Jacques GARDEN, Les Martinières à Lyon 287

Conclusion, par Jean-Marie LAFONT : 303

Table des matières 309

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Bulletin de souscription

Le « Major General » CLAUDE MARTIN (1735-1800)

Aux origines de La Martinière

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