Blue Flower

Chers adhérents et amis,

 

 

A chaque fois que je m'adresse à vous lors de la sortie d'un numéro de La Lettre du CIDIF, je ne peux m'empêcher de penser que c'est peut-être la dernière fois, ce qui arrivera bien un jour. Et pourtant, me voilà encore à solliciter votre attention pour une publication qui a fini par acquérir ses lettres de noblesse, grâce à Jacques Weber et à ses étudiants-chercheurs mais aussi à M. David Annoussamy qui, très régulièrement, assure une chronique indienne, nous permettant de ne pas oublier que les anciens comptoirs sont en Inde et plus précisément en Inde du Sud. Les Français d'origine indienne vivant à Pondichéry ont-ils vraiment saisi tous les aspects d’une réalité qui a maintenant 40 ans ? Etant donné la conjoncture internationale de l'époque, que peut-on reprocher à la France? Rien. Que peut-on reprocher à l'Inde ? Rien. A l'aune de l'histoire mondiale immédiate dont nous sommes quotidiennement les témoins, les Pondichériens de nationalité française ayant choisi de rester en Inde se rendent-ils compte de l’exception qu’ils représentent sur la scène juridique internationale et, partant, de la chance qu'ils ont ?

Je laisse à Roland Bouchet le soin de conclure sur le contenu de cette Lettre. Vous verrez aussi à travers ces différents travaux de recherche que d'autres sujets sont en préparation et viendront probablement nourrir d'autres Lettres du CIDIF.

Cette Lettre, dans ses débuts, n'avait pour seule prétention que de recenser des ouvrages oubliés et de réunir une documentation hétéroclite qui, désormais, est immanquablement perdue. Où retrouver, par exemple, tous les éléments concernant les différentes manifestations autour du colloque sur de Boigne à Chambéry, ou bien encore les annonces de  certaines autres qui n'ont donné lieu à aucun écrit ?

Je rassemblais bien aussi toutes les coupures de presse se rapportant à certains de nos centres d'intérêt sous un encart que j'intitulais "revue de presse". Je prenais pourtant la peine d'introduire chacun des textes utilisés sans pour autant préciser mon objectif prioritaire, celui de montrer que toute minorité est toujours en but à toutes sortes de tracasseries, quel que soit le pays . Me rendais-je vraiment compte de cette démarche implicite ? Et comment ne pas effaroucher un lectorat aussi diversifié que le nôtre? Il n'en était pas moins vrai que, malgré les quelques inédits, notre revue avait quelque chose d'un inventaire à la Prévert, de justifications devant des journalistes malveillants, de défense de… j'allais dire du "consommateur". Nous nous sommes bien trouvé dans l'obligation de renoncer à ce type de collecte pour ne pas également  être accusés de "photocopillage".

Heureusement, nous avons dépassé tous ces stades. Chaque numéro à présent  contient des articles de qualité autour d'un même thème. Même l'article sur Zamor, qui pourrait paraître ici hors sujet, corrobore le reste : la difficulté d'être dans un monde étranger.

La Lettre du CIDIF a trouvé sa place en réunissant des travaux qui ne seraient pas édités sous leur forme actuelle et qui nous permettent une première approche d'événements passés jusqu'à présent sous silence

Personnellement, il me faut vous faire part de questions matérielles. Nos seules ressources sont, comme vous le savez, vos seules cotisations. Nous n'avons jamais sollicité d’aide extérieure. J’en profite, au passage, pour remercier nos fidèles adhérents qui, depuis le début de cette Lettre, nous témoignent leur soutien.

Tous les adhérents de l'année 2002 vont, bien entendu, recevoir cette Lettre 26-27. Ensuite, nous devons faire face à toutes les dépenses occasionnées par l’acquisition et l’envoi des Actes du colloque de Nantes, presque prêts, enfin, dépenses importantes pour notre petite association malgré les conditions particulières accordées par l'éditeur. Au mois de novembre, nous verrons les décisions à prendre. Au besoin, nous demanderons aux adhérents de la région parisienne de venir chercher leur exemplaire à un même endroit dans Paris. Quoi qu’il en soit, chacun sera informé par un courrier personnel. Peut-être transporterons-nous nous-mêmes, en janvier 2003, les exemplaires destinés à nos adhérents de Pondichéry.

Nous vous adresserons la feuille d'appel de cotisation en avril 2003 à notre retour de l’Inde.

Je vous souhaite une bonne fin d'année et beaucoup d'événements heureux pour l'année à venir.

 

Jacqueline Lernie-Bouchet

 

 

 

PS. Afin de faciliter la lecture de l’étude de Gabriel Piesse, nous avons laissé avec son texte, dans leur intégralité, tous les documents officiels relatifs à la cession des établissements.