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1.3.3 - L'écho de l'opposition pondichérienne en France

Le point commun de tous les documents évoqués ci-dessus, émanant de ceux qui, à Pondichéry, entendaient s'opposer à la ratification du traité de cession des Etablissements, était leur destination, au-delà des revendications ou des attaques exprimées à l'encontre des autorités indiennes. En effet, ces documents visaient à émouvoir l'opinion en France, et surtout celle des futurs décideurs de la ratification, plutôt qu'à gagner une opinion locale qui ne pouvait être acquise à l'opposition (qui en était d'ailleurs consciente, comme le faisait remarquer le représentant français à travers ses commentaires cités ci-dessus),. Avant tout, ces documents servaient à accréditer l'idée, fallacieuse, que la population des Etablissements était tout entière hostile à la ratification et tournée vers la France.

Un terrain favorable chez une partie des parlementaires français

Pour tenter d'émouvoir l'opinion et les parlementaires français, l'opposition pondichérienne prenait appui sur une base solide. Il s'agissait tout d'abord de rappeler que malgré le transfert de facto et la signature d'un traité de cession, les anciens Etablissements français, transformés depuis le transfert en un "Etat de Pondichéry", étaient encore, juridiquement, sous souveraineté française. C'est dans cet état d'esprit qu'en janvier 1958, les sénateurs membres du "groupe du Rassemblement d'Outre-Mer", constataient que quatre des Etablissements français en Inde "[restant] constitutionnellement français, ils [conservaient] le droit, également constitutionnel, d'être représentés au conseil de la République"[1]. Ils déposèrent donc, auprès du conseil de la République, une "proposition de résolution tendant à inviter le Gouvernement à déposer un projet de loi prévoyant la représentation au conseil de la République des quatre Etablissements de l'Inde"[2]. C'est sur cette même base juridique que des Pondichériens demandèrent ensuite directement à être représentés auprès des institutions françaises, comme ce fut le cas avec l'épisode de la demande de nomination de Marius Clairon comme sénateur.

 De plus, l'opposition pouvait s'appuyer sur la dimension sentimentale que l'évocation de l'Inde française pouvait susciter auprès des parlementaires. Pour l'auteur indien K.J.S. Chatrath, cette dimension sentimentale expliquait, pour une part, les longs délais mis à la ratification. Chatrath expliquait "qu'il y avait en effet des motifs spéciaux qui firent que les processus d'émancipation de l'Algérie et des Etablissements furent très difficiles et douloureux"[3]. Chatrath expliquait encore que "pour les Etablissements français, les raisons étaient profondément sentimentales : Pondichéry fut [parmi les premières colonies créées] outre-mer par les français, en 1673"[4]. Pour illustrer ses propos, Chatrath citait le député Henri Caillemer qui rappelait, lors des débats de juillet 1962, que "ces cinq territoires furent français même avant la Corse, Nice et la Savoie"[5]. Dans le même ordre d'idées, les déclarations du sénateur René Hostache, lors des mêmes débats parlementaires de juillet 1962, étaient révélatrices de ce que l'Inde française pouvait évoquer :

"Je sais, monsieur le Ministre, que vous personnellement, votre gouvernement et le président de la République ne pouvez oublier que ce petit territoire de Pondichéry fut le premier en 1940 à se rallier au chef de la France libre."[6]

Pour faire passer ses idées, l'opposition pondichérienne pouvait donc disposer, auprès d'une partie au moins des parlementaires français, et de la part de l'opinion publique qu'ils pouvaient représenter, d'un terrain favorable.

L'opposition française à la ratification

Dans le cadre plus général de la décolonisation, l'opposition française n'avait pas attendu le débat sur la ratification du traité de cession de 1956 pour s'exprimer à propos de ce qui était considéré comme "l'abandon" des comptoirs de l'Inde. Cette opposition relevait de ce que K.J.S. Chatrath appelait "l'expression d'une réaction normale d'une puissance coloniale engagée dans un processus de perte de son empire"[7]. A l'assemblée nationale, c'est le député de la Sarthe, Raymond Dronne, qui se fit, en 1954, le champion de la "cause pondichérienne", en multipliant les interventions hostiles au transfert des Etablissements français. En 1957, membre de la commission des Affaires étrangères discutant le rapport Devinat, il déposa une motion préjudicielle (rejetée) déclarant le traité de cession incompatible avec la constitution française, et demandant, entre autres, la consultation des populations des anciens comptoirs par voix de référendum. A l'occasion du débat parlementaire de juillet 1962, c'est encore lui qui menait l'opposition à la ratification, reprenant les arguments qui avaient toujours été ceux de cette opposition en France depuis notamment l'avis défavorable de l'assemblée de l'Union française, à savoir avant tout l'inconstitutionnalité du processus de transfert des Etablissements. Lors de la séance du 12 juillet 1962 à l'Assemblée, R. Dronne opposait la question préalable :

"La commission nous invite à autoriser la ratification du traité. Certains de nos collègues souhaitent au contraire qu'elle soit refusée. Je propose une solution intermédiaire qui tend à surseoir à cette ratification (...).

 La cession de facto puis de jure des comptoirs est contraire au droit français et international. En effet, la population intéressée n'a jamais été consultée, car on ne saurait assimiler à une consultation la comédie honteuse qui eut lieu à Kijéour, près de Pondichéry, le 19 octobre 1954, où les élus locaux, terrorisés, furent contraints de se prononcer en faveur du rattachement à l'Inde (...)"[8]

Il est un fait incontestable que l'opposition française à la ratification était nourrie, comme le prouvent les propos excessifs de Raymond Dronne sur le congrès de Kijéour[9], d'une mauvaise appréciation de la situation réelle des anciens comptoirs. On peut même dire que les propos de cette opposition touchant les populations des Etablissements et leur situation depuis le transfert de facto tenaient de la plus complète mystification, à l'image de l'idée parfois évoquée que "l'abandon" des comptoirs revenait à abandonner 300.000 français. Les propos du député Frys, qui, lors des débats sur la ratification de 1962, déclarait que "la presque unanimité des populations désirait et désire encore rester française"[10], nous prouve que cette idée était alors loin de passer pour saugrenue auprès des parlementaires et de l'opinion. C'est en tout cas ce qu'en pensait le représentant français à Pondichéry, Robert Morel-Francoz, quand, en 1960, il présentait un rapport sur la population des Etablissements, à propos de laquelle il rappelait qu'elle était composée "à 90 ou 95% de gens ne connaissant à peu près pas la France"[11], et qu'il concluait ainsi :

"Tenter de nous représenter, comme le fait allègrement une certaine presse parisienne, cet assemblage d'enclaves mal rejointes, cette "Inde française", comme une sorte de Corse qui se serait soudée, par accident, au continent indien, mais qui, avec ses particularités de pigmentation ou de dialectes, n'en resterait pas moins une partie intégrante de la France, ressortit évidemment à la mystification. Que le Portugal, qui prétend vivre de ses fictions, à l'abri du siècle, traite ainsi de Goa ou de l'Angola, à son échelle, il y a peu d'importance. La France le peut-elle ?"[12]

La mauvaise appréciation, depuis la France, de la situation à Pondichéry, ajoutée à la motivation de certains députés de s'opposer à la ratification, aurait pu donner lieu à un bien curieux épisode, qui serait resté dans l'ombre si la correspondance diplomatique ne nous l'avait révélé. Cet épisode mettait en scène le député Dronne, chef de file de l'opposition au traité à l'assemblée nationale, et le directeur de l'hebdomadaire pondichérien République française, Sarcey, qui ouvrait systématiquement ses colonnes à l'opposition la plus extrême, et que la représentation française jugeait comme un "adversaire incorrigible des pouvoirs établis"[13] ou encore comme un "individu haineux et borné"[14]. En décembre 1961, à l'occasion du passage à Pondichéry d'une délégation parlementaire à Pondichéry, le représentant français Pierre Royere informait l'ambassadeur de la mésaventure à laquelle s'exposait selon lui le député de la Sarthe :

"La République française, organe des éléments les plus intransigeants, n'a pas encore paru depuis la visite des Parlementaires. Est-ce en raison de la préparation d'un numéro particulièrement copieux, ou est-ce parce que son directeur Sarcey a des soucis plus urgents? Je l'ignore. Il est de fait que le bonhomme s'est mis dans la tête d'aller à Paris pour "empêcher la ratification". Il y serait hébergé par M. Raymond Dronne, député de la Sarthe, qui a fourni à cet effet un certificat en date du 4 décembre. Mais notre voyageur doit trouver au préalable les 4 ou 5.000 roupies qui lui sont nécessaires. Je crois savoir qu'il éprouve des difficultés et que ses amis, dont M. Manuel de Condinguy, qui tient pour lui la plume en français dans son journal, s'emploient à le dissuader de partir, conscients qu'ils ont de l'effet déplorable pour leur cause qu'il ne manquerait pas de produire à Paris. Au cas où ce voyage se préciserait, j'en aviserai aussitôt Votre Excellence afin de lui permettre de faire avertir M. Dronne, dont la confiance a évidemment été surprise."[15]

Le "réseau" pondichérien en France

L'action menée en France par des Pondichériens contre la ratification n'était pas, à l'image de l'opposition pondichérienne, unifiée. Elle était exercée à la fois directement à Paris, comme c'était le cas pour le Franco-Pondichérien Arthur Annasse, ou depuis Pondichéry, par l'envoi de publications ou de mémorandums aux hommes politiques susceptibles de jouer un rôle dans le processus de ratification.

 A. Annasse, qui publia ses mémoires en 1975, nous y faisait un récit de ce qu'il appelait ses "actions successives pour la non-ratification du traité de cession, sans amendements"[16]. Annasse, président des "Patriotes de l'Inde française"[17] et en tant que tel, partisan inconditionnel de la France et de l'Inde française, ne refusait néanmoins pas catégoriquement l'évolution des comptoirs vers l'Union indienne, mais il entendait, selon son expression, "travailler, [à Paris] au maintien des droits et intérêts des ressortissants français de l'Inde"[18], ce qui le conduisait, jugeant les garanties insuffisantes, à adopter une attitude d'opposition à la ratification. Un extrait de ses mémoires nous décrit comment il procéda (pour le passage cité, entre 1956 et 1958) pour tenter d'atteindre son objectif :

"J'avais donc travaillé à la non-ratification du traité, sans qu'il soit amendé. J'avais commencé par soumettre mes réflexions aux chefs de groupe de l'assemblée nationale des partis suivants : socialiste, radical-socialiste, M.R.P., indépendants-paysans, indépendant Outre-Mer et républicains sociaux. Je les ai priés de se préoccuper de la question vitale de la sauvegarde des droits et intérêts des ressortissants de l'ancienne Inde française. Ils m'avaient promis de m'aider et ils ont tenus leur promesse, ce dont je suis toujours reconnaissant.

J'avais donc ainsi réuni pour la cause environ 350 députés (...).

J'avais tenu une conférence de presse sous la présidence de M. Said Mohammed Cheikh[19], député des Comores, vice-président de la commission des Territoires d'Outre-Mer de l'Assemblée nationale à la Maison des journalistes, 35, rue du Louvre, Paris. J'avais démontré les conditions matérielles précaires dans lesquelles se trouvaient établis Indiens, Vietnamiens et Eurasiens qui refusèrent de renoncer à leur citoyenneté française.

Mêlé aux divers pourparlers qui précédèrent la cession, j'avais fait l'historique des événements et annoncé mes suggestions. Le lendemain, la radio France-Inter avait eu l'amabilité de diffuser à trois reprises cette conférence de presse. Et, à la fin, j'avais adressé deux articles, l'un au journal Le Monde, et l'autre au journal mensuel L'Union française et Parlement qui ont été publiés le 4 mars 1958 et dans la chronique de mars 1958.

J'ai conclu que ces questions de revendications doivent être réglées avant la ratification du Traité de cession du 28 mai 1956 (...). Le projet de loi portant ratification du traité de cession fut de nouveau déposé à l'Assemblée nationale. La commission des territoires d'Outre-Mer désigna M. Said Mohammed Cheikh comme rapporteur.

Ce dernier me consulta lors de la rédaction de son rapport et conclut à la non- ratification du traité tel qu'il est présentement établi et insista que les amendements qu'il préconisait y soient portés, garantissant les droits des populations et des intérêts français(...)."[20]

 

A.  Annasse nous montre également, à travers un épisode qu'il relatait dans ses mémoires, la désorganisation et le manque d'unité de l'opposition exercée par des Pondichériens :

 

 "Durant mes préoccupations pour la conservation des droits acquis et à la non- ratification du traité de cession, sans amendements, je lisais dans le journal l'Aurore du 13 mars 1958 un article, signé de M. Henri Bénazet, faisant allusion "au retour de l'ancien statut" que réclame la sympathique association des Français de l'Inde.

 J'étais allé voir M. Bénazet à son bureau pour lui demander s'il était vraiment au courant des questions des comptoirs français de l'Inde. Il me répondit qu'il avait été seulement renseigné par un certain Bellegarde, secrétaire de l'Association des Français de l'Inde.

 Je l'informai alors que ce même secrétaire, un sous-officier en retraite, était venu me consulter, peu de temps auparavant, en vue de créer une amicale des Français de l'Inde, pour permettre à ces derniers, résidant à Paris et dans les environs, de se réunir le plus souvent possible pour des contacts amicaux, qu'il m'avait prié de bien vouloir en rédiger les statuts. C'est ce que j'avais fait. Mais ce secrétaire, à ma connaissance, n'avait jamais fait partie de l'élite autochtone, ayant été tout simplement un militaire de carrière et que, par voie de conséquence, il n'avait jamais été consulté ni par les observateurs neutres, ni par l'ambassade de France à New Delhi.

 C'est pourquoi il mettait la confusion dans sa réclamation."[21]

Sarcey, le directeur du journal polémiste République française, que Morel-Francoz qualifiait d'organe "ne [servant] que d'exutoire à l'excitation permanente de mécontents"[22], et dont il regrettait l'extrémisme, "alors qu'il se [parait] à la fois de l'étiquette du régime [français] et de [ses] couleurs"[23], exerçait son opposition depuis Pondichéry, comme l'indiquait le représentant français :

"C'est un paquet d'au moins cent numéros, sinon davantage, qui partent chaque semaine, édités sur papier spécial, par voie aérienne à destination d'hommes politiques français, auxquels n'est demandé aucune souscription."[24]

Dès les premiers mois qui suivirent le transfert de facto des Etablissements, d'autres opposants, dont une partie que la représentation française présentait comme "une petite élite qui a quelques idées et quelques amis à Paris auxquels elle peut les faire entendre"[25], avaient décidé, dans leur volonté de s'opposer à la cession de jure, d'adresser, depuis Pondichéry, directement leurs revendications à Paris. Ceux-ci utilisèrent à cet effet la diffusion, en 1956, 1957, puis à nouveau en 1960, directement auprès des parlementaires français, de mémorandums, dont il a déjà été question plus haut, décrivant aussi bien les revendications de leurs signataires que ce qu'ils considéraient comme le non-respect des accords franco-indiens, ou encore des atteintes à la constitution française. Le représentant français Morel-Francoz nous livrait, en 1957, les vraies raisons qui le poussaient à s'intéresser de près à eux :

"En soi, il est bien évident que l'idéologie représentée par cette intelligentsia pondichérienne (notaires, officiers de santé, douanier ou adjudant-chef) ne mériterait point qu'on se penchât sur elle, s'il ne se trouvait qu'elle a quelques répondants à Paris."[26]

Le fait était qu'il existait effectivement à Paris, à l'image d'Annasse, des personnes travaillant à diffuser les revendications des opposants pondichériens et surtout à accréditer l'idée que ces opposants étaient réellement représentatifs de l'état d'esprit qui régnait dans les Etablissements. C'est le travail de ces personnes, allié à l'opposition française à la ratification, que J. Weber désignait par "lobby pondichérien"[27]. R. Morel-Francoz, décrivant en 1960 les contacts parisiens de l'opposition pondichérienne, préférait parler de "réseau pondichérien"[28] :

 

 "... De fait, en ce temps de complots et de contre-complots, il existe à Paris un réseau pondichérien qui a partie liée avec d'autres réseaux fascisants dont la métropole est présentement, on le sait, assez bien pourvue. Des correspondances sont activement entretenues avec ces clans qui appartiennent, habituellement, à la plus extrême droite. Périodiquement, la presse donne de la voix. On modèle ainsi l'opinion en France, dans le ton qu'il faut, pour les affaires de Pondichéry -qui s'entrelacent, assurément, avec d'autres encore moins claires. Cet écheveau est fort complexe mais, pour peu qu'on le voulût, on pourrait s'y retrouver. Il se lie à toute cette conspiration qui, sous couleur de patriotisme intransigeant, prétend entraîner notre pays à se tenir toujours à contre-courant de l'histoire. Elle trouve d'ailleurs le moyen d'imputer ses échecs, successivement, aux hommes politiques, réalistes et clairvoyants, dont le tort est de savoir quand il faut retenir et quand laisser aller, comme fait, avec ses voiles, le bon marin.

 Il faut à nos conspirateurs pondichériens des moyens financiers qu'ils n'ont assurément pas d'eux-mêmes, pour intéresser à leur cause des journaux aussi importants que le Figaro, Combat, le Parisien libéré, Paris-Presse, L'Aurore et un hebdomadaire comme Carrefour où ils ont tous leurs entrées. Ils ont mobilisé même les chansonniers. Je me souviens du refrain, plein d'allusions grivoises (pour mieux appâter l'auditeur) brochées sur les noms de Pondichéry, Mahé ou Chandernagor. Du refrain lancinant d'une telle chanson qui eut même les honneurs d'un microsillon :

 "Pas question,

 "dans ces conditions,

 "d'abandonner les comptoirs de l'Inde".

Tout cela étant, nos activistes se font fort de retarder indéfiniment, à Paris, grâce à leurs influences, la ratification du traité de 1956. Ils ont cru avoir partie gagnée lorsque prit fin la Quatrième République. Leur assurance, un peu amortie, reste encore très grande (...)."[29]

 

 

 

 

 



[1]A.E. Dossier n° 320. Proposition de résolution, Conseil de la République, annexe au procès-verbal de la séance du 21 janvier 1958.

[2]Ibid.

[3]K.J.S. Chatrath, India in the Debates of French Parliament, 1945-1988, Indian Publishers Distributors, Delhi, 1994.

[4]Ibid.

[5]Ibid.

[6]Ibid.

[7]Ibid.

[8]A.E. Dossier n° 334. Assemblée nationale, compte rendu analytique officiel de la séance du jeudi 12 juillet 1962.

[9]A propos du congrès de Kijéour du 18 octobre 1954, on doit rappeler que les élus "terrorisés" étaient en fait alors déjà pour une bonne part ralliés à l'Union indienne, à l'image de Goubert. Quant aux autres, à qui les autorités françaises, par la voix du commissaire général Escargueil, prêchèrent le réalisme, G. Chaffard (G. Chaffard les appelait "une poignée de récalcitrants", Les carnets secrets de la décolonisation, Calmann-Lévy, Paris, 1965, p. 242.)

[10]A.E. Dossier n° 334. Question n° 12550, Assemblée nationale, Journal Officiel du 13 janvier 1962.

[11]A.E. Dossier n° 320. Lettre du 13 juin 1960 de Robert Morel-Francoz, représentant français à Pondichéry, à Stanislas Ostrorog, ambassadeur de France aux Indes, au sujet de Pondichéry en 1960.

[12]Ibid.

[13]A.E. Dossier n° 87. Lettre du 5 mai 1955 d'Armand Gandon, représentant français à Pondichéry, à Antoine Pinay, ministre des Affaires étrangères, au sujet d'une campagne de presse contre l'Inde.

[14]A.E. Dossier n° 332. Note du 12 février 1956 d'Armand Gandon, représentant français à Pondichéry, au sujet du directeur de République française.

[15]A.E. Dossier n° 333. Lettre du 16 décembre 1961 de Pierre Royere, représentant français à Pondichéry, à Jean-Paul Garnier, ambassadeur de France aux Indes, au sujet des suites de la visite de la délégation parlementaire.

[16]A. Annasse, Les comptoirs français de l'Inde (trois siècles de présence française, 1664-1954), La pensée universelle, Paris, 1975. p. 202.

[17]Ibid. p. 192.

[18]Ibid. p. 187.

[19]Le député des Comores, nommé rapporteur, fit adopter, en mars 1958, un avis défavorable à la ratification par la commission des territoires d'Outre-Mer de l'Assemblée nationale.

[20]Ibid. pp. 202-205.

[21]Ibid. pp. 205-206.

[22]A.E. Dossier n° 337. Lettre du 8 janvier 1958 de Robert Morel-Francoz, représentant français à Pondichéry, à Stanislas Ostrorog, ambassadeur de France aux Indes, au sujet du journal République française.

[23]Ibid.

[24]Ibid.

[25]A.E. Dossier n° 340. Note du 8 avril 1957 sur le petit colloque de Pondichéry.

[26]Ibid.

[27]Jacques Weber, Pondichéry et les comptoirs de l'Inde après Dupleix, la démocratie au pays des castes, éditions Denoël, Paris, 1996.

[28]A.E. Dossier n° 320. Lettre du 13 juin 1960 de Robert Morel-Francoz, représentant français à Pondichéry, à Stanislas Ostrorog, ambassadeur de France aux Indes, au sujet de Pondichéry en 1960.

[29]Ibid.