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 Lettre du CIDIF n° 20 pages 55 à 98 - consulter l'édition imprimée.
 
 

 

Documents et articles de presse

En illustration des textes de cette Lettre, 12 documents et articles ont été sélectionnés :

p. 55. Texte original de la conférence d’Antoine Vallabh Mariadassou

p. 68. Jugement du tribunal de Pondichéry du 9 octobre 1948.

p. 76. Sommaire et liste des participants au séminaire international sur les relations franco-indiennes et l'indépendance de l'Inde. 22-27 septembre 1997. Département d'histoire de l'Université de Pondichéry. Inde.

p. 81. "Pondichéry. Nov. 1936. La Banque d'Indochine et son personnel".
Photographie de C. Krishna Raju & Cie, photographes à Pondichéry.

p. 82. Sources UNESCO N°99. Mars 1998, "Lumières sur le racisme", p.9. Louis Sala-Molins[1] rappelle que, bien avant la traite, le Noir était condamné à l'esclavage. Il y a là le thème de la malédiction de Canaan par Noé. Les Blancs s'en sont servis en Afrique du Sud, y incluant tous ceux qui n'étaient pas des leurs. C'est là que le jeune avocat Gandhi a fait "ses premières armes". Dans cet article, on trouve le cheminement qui fait passer de la traite au colonialisme mais aussi l'explication de cette “idéologie de mépris“ qui se perpétue. Mais qui pratique “l'idéologie de mépris“ ? "De façon endémique" écrit Sala-Molins, les peuples produisent une idéologie de mépris, de distanciation et de rejet de ceux-là dont ils ont justement le plus besoin pour faire marcher leurs affaires". A Pondichéry et dans les comptoirs comme dans le reste de l'Inde, chaque groupe se distanciait des autres groupes par le fait même du système des castes. On ne peut pas vraiment parler de mépris : les Français représentaient une caste parmi les autres et chacun restait à sa place. Ce texte permet de justifier notre point de vue sur le sort des habitants des anciens comptoirs qui n'ont pas eu à subir “l'idéologie de mépris“, contrairement à ceux qui ont été embarqués à destination de La Réunion pour remplacer les esclaves devenus libres.

p. 83. Extraits d'un ouvrage publié en 1990. How they Came to Sri Aurobindo and the Mother. Les extraits reproduits ici rappellent les relations qui se sont établies entre des jeunes gens qui avaient suivi Sri Aurobindo à Pondichéry et quelques "local young men". :"Long long ago, when we were a few people here, we knew some local young men, some of whom were brilliant academicians, a few very liberal thinkers, and some good and enthusiastic sportsmen. David, Rassendren, Sada, Sinas, Petrous, Tetta, Alphonse, Du Tamby, Marie Savery, Papuswamy..., le Voyent de Pajanore..., and genial Adeceam..." Dans le numéro 6 de la Lettre, nous avons publié un article de Doressamy Naïker, qui faisait état de l'accueil chaleureux fait à Sri Aurobindo et son entourage par cet autre patriote, le poète Baradyar qui, lui aussi, s'était réfugié à Pondichéry, et par Srinivasatchary et Sangarane Chettiar qui les avait également hébergés. Il faut noter que le Gouvernement français n’a jamais accepté d’extrader les réfugiés politiques venus de l’Inde anglaise.

p. 88. Le Monde du mercredi 9 décembre 1998. Ce n’est pas le ton, parfois polémique, de cet article qui a retenu notre attention mais plutôt l'information intéressante qu'il véhicule. Nous espérons que nos amis réunionnais surmonteront toutes leurs difficultés et feront fonctionner le Centre dramatique de l'Océan indien [2] qui a programmé, entre autres spectacles, la pièce de Christiane Véricel, "De Lorient à Pondichéry"[3], interprétée par de jeunes comédiens originaires d'Inde et d'Afrique. Lolita Monga qui rêve d'écrire des pièces de théâtre "s'enracine" à Saint-Benoit dont la population est issue des ouvriers tamouls venus remplacer les esclaves après l'abolition de l'esclavage. Nous souhaitons que beaucoup de jeunes puissent faire connaître leur talent dans le cadre de cette nouvelle salle de théâtre dont le nom sent bon le vent du grand large.

p. 89. Programme du colloque organisé à l'UNESCO le 19 décembre sur le thème : "Esclavage et abolition : vers la fin du Silence ? "Entre autres interventions, celle de Dominique Ramassamy, écrivain, "Les nouvelles formes d'esclavage dans le monde : liens et similitudes avec l'esclavage colonial passé".

p. 92. Lettre du Cercle Culturel des Pondichériens, n° 21, p.3 et 4. Nous sommes convenus avec le Président du Cercle, M. Gobalakichenane, que nous inclurions, le plus souvent possible, dans la Lettre du CIDIF,une  partie de la production et plus spécialement les feuilles consacrées au passé commun entre la France et l’Inde. Aujourd'hui, pour commémorer l'abolition de l'esclavage, nous sommes heureux d’accueillir, en priorité, "L'esclave tamoul".

p. 94. Le Monde du vendredi 4 avril 1998.

a. "Célébrant l'abolition de l'esclavage, M. Chirac vante "le" modèle français d'intégration. De nombreuses cérémonies sont organisées en métropole et dans les départements d'Outre-mer.

b. "Un devoir de mémoire et de vigilance".

c. "Champagney, antiesclavagiste depuis 1789". Seuls en France, soixante villageois de Champagney (Haute-Saône) ajoutent un vingt-neuvième article à leur cahier de doléances adressé au roi en 1789. « Ils souhaitaient seulement que ces inconnus des colonies ne soient plus "des bêtes de somme" ». Le cahier de doléances, en langue tamoule [4], des Pondichériens n’évoque pas, à juste titre, ce genre de problème.

p. 96. Le Monde du jeudi 26 novembre 1998. "Disparitions. Louis Dumont, l'auteur des recherches sur le holisme en Inde et l'individualisme en Europe". Le système des castes permet justement de comprendre comment les différents étrangers venus s'installer en Inde ont pu s'y insérer.

p. 97. Times of India. 10/11/98. "A holiday trip can cost a Pondicherrian his home". Un ami adhérent de Bombay nous fait parvenir cet article qui corrobore celui que le Trait-d'Union a publié récemment.



[1]. professeur de philosophie politique à l'université de Toulouse II, qui participe au colloque organisé à l'UNESCO par l'ARCC (association réunionnaise communication et culture, en partenariat avec le conseil général de la Réunion et le conseil régional de la Réunion)  et qui a publié en 1992 un ouvrage intitulé “Les Misères des Lumières“, Laffont, 208 p.

[2]. Théâtre du Grand marché. 2, rue du Maréchal-Leclerc. 97.400 Saint-Denis-de-la-Réunion.        Tél: 02 62 20 33 99.

[3]  Voir le compte rendu de Sharmila Marius p. 52.

[4]. Voir La Lettre du CIDIF n° 14, juillet 1996.