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  REVUE DE PRESSE

 

La loi sur les conditions de reproduction des textes nous a beaucoup fait réflléchir. Après de nombreuses questions posées autour de nous, il semble que cela ne nous concerne pas. Il n’est nulle part fait état des associations. De plus, notre lettre est distribuée aux seuls adhérents et de façon fort irrégulière. La présente comporte le travail de l’année 1995. Nous en produisons habituellement deux par an. Nous complèterons nos informations concernant cette question dans la prochaine lettre et vous prions de nous faire connaître ce qui retient votre attention. Vous trouverez en page 208 une correspondance du Syndicat National de l’Edition.

Dans la masse des articles qu’il nous est donné de découper et de classer, le tri se fait souvent à partir d’une idée ou d’un mot, pas forcément en rapport direct avec la francophonie1 ou les francophones de l’Inde, à différencier des Français de Pondichéry, ou même des Pondichériens qu’ils soient ou non installés en Métropole, ou encore de cette diaspora qui parle le français. C’est ainsi que j’ai choisi de vous présenter « Métissage culturel et méditation historique ». Qu’est-ce qui a poussé des Indiens à venir s’installer à Pondichéry, à la demande des Français nouveaux venus, ce qui fait dire d’eux qu’ils étaient des métis culturels ? Ces Indiens étaient commerçants et sont d’abord venus pour gagner de l’argent. Est-ce que ce sont ceux-là même que l’on peut qualifier de « métis culturels » ? Ou bien tous ceux qui sont venus avec l’espoir d’améliorer leur vie et qui, dans le temps, ont choisi de devrenir citoyens français ? Notre question semble futile à la lecture de l’article de Nathalie Zermon Davis qui est professeur d’histoire moderne à l’université de Princeton. Cette conférence ayant été organisée par l’Ecole des hautes études en sciences sociales, il sera peut-être possible de se procurer le texte entier.

Subramanyam Chandrasekhar, connaissiez-vous son existence ? Avons nous l’occasion, en langue française, de prendre connaissance des travaux des nombreux savants indiens qui se trouvent dans de nombreux pays ? Il arrive souvent qu’un scientifique indien se retrouve face à un collègue américain, d’origine indienne. J’ai donc choisi l’article en français, complété par son équivalent anglais.

Devons-nous nous réjouir de ce qui se passe en Grande-Bretagne ? Ce type de traditions, importé dans le pays d’accueil, ne renforce-t-il pas le racisme à l’état pur qui n’a rien à voir avec une xénophobie, parfois compréhensible, dans un pays tel que la France qui a toujours pratiqué une politique d’intégration ?2. Ne devons-nous pas toujours avoir un regard critique pour le système des castes, tel qu’il existe dans l’Inde d’aujourd’hui ?3

Nous n’avons pas encore recensé tous les ouvrages parus ces trois dernières années. Nous y consacrerons un numéro. Mais comment ne pas mentionner cette Histoire de l’Inde moderne, 1480-19504, que commente Pierre Chaunu dans sa chronique du Fugaro du 24 juillet 1994,5. « Permanence et naturelle tolérance » sont les termes employés pour désigner cette période. Bien entendu, il faudrait lire attentivement cet ouvrage pour mieux saisir ce que représente « l’âme du peuple indien » dans un pays où, malgré tous les efforts de l’Etat indien, subsiste encore la noton d’intouchable.

J’ai aussi cédé à la tentation de vous donner des articles sur le tournage du film « Les derniers jours de Pondichéry ». C’est la première fois que toute une équipe s’installe à Pondichéry en vue de produire un film dont le sujet est vraiment l’histoire de Pondichéry même si cela ne correspond pas à la réalité1. Et comment ne pas sélectionner l’article intelligent du journal La Croix ?2 Cela nous change de toutes les fadaises que la presse française a diffusé pendant longtemps.

Nous chargeons la juriste de notre comité de chercher dans les textes de jurisprudence et nous espérons pouvoir continuer cette rubrique

 



1 Voir par exemple les pages 213 et 214

2 Voir p.209 et 210 ?

3 Voir p. 192

4 Sous la direction de Claude Markovits, Fayard, 220 F

5 Voir p ? 191

1 Voir p. 215.

2 Voir p. 215