Blue Flower

 

Chers adhérents et amis,

Le travail de préparation auquel je me livre pour chacune des lettres du C.I.D.I.F., avec l’objectif de vous intéresser toujours davantage, me conduit progressivement à penser que la logique d’un passé commun devrait conduire Indiens et Français à tisser des liens de plus en plus étroits dans l’avenir.

 

Et voilà qu’au moment même où je livre ce numéro de la lettre du C.I.D.I.F. à votre réflexion et à vos réactions, je lis avec satisfaction les phrases du Premier ministre indien, Sri Narasimha Rao qui “souhaite développer les relations industrielles et commerciales entre la France et l’Inde” parce qu’il “voit dans l’Union européenne l’instrument d’un monde nouveau et pluraliste dans lequel le non-alignement prôné par l’Inde a un rôle essentiel”. Il ajoute également que “les Français sont les plus aptes à comprendre l’Inde”[1] Que va faire la France ?

 

Des joailliers français se sont inspirés de bijoux indiens pour des collections prestigieuses. Des marques françaises ont utilisé et continuent à donner des noms indiens à des parfums de rêve : Shalimar, Samsara, et à présent, Nuits indiennes, Jaïpur... Le passé et le présent. Il est difficile de dissocier le passé d’un présent qui s’avère prometteur pour des relations d’un genre nouveau, ce qui explique notre volonté de poursuivre nos recherches sur ce passé proche et lointain qui fait partie du patrimoine commun tout en recherchant tout ce qui le relie au présent.

 

Ce numéro se compose d’une vingtaine de pages de textes inédits. Des pages d’histoire, voilà ce que vous allez d’abord trouver. Il s’agit d’un article sur Chandernagor et la période qui a précédé le rattachement de ce comptoir à une Inde qui venait de proclamer son indépendance. Comme d’habitude, des documents et des coupures de journaux sont réunis surtout à l’attention de ceux qui sont à Pondichéry et qui n’ont que difficilement accès à l’information. C’est d’ailleurs une des raisons de notre existence.

 

Pour rendre compte de l’importante actualité littéraire, j’ai préféré reporter à la prochaine lettre l’article que je consacre aux livres et à leurs auteurs, tout en vous donnant des coupures de presse concernant le livre de Jean-Luc et Josiane Racine.

 

Il en est de même pour la page de bibliographie et celle relevant les nouveaux titres de notre bibliothèque. Nous inaugurerons aussi une rubrique qui aura trait à l’aspect juridique des thèmes qui nous intéressent.

 

Nous vous serions reconnaissants de nous faire part de ce que vous savez sur les cinquante ans qui viennent de s’écouler. Ces documents de première main seront très utiles aux historiens. Il serait également intéressant de réunir tout ce qui représente les archives des générations montantes, originaires des anciens comptoirs, qui sont totalement éparpillées de par le monde.

 

Jacqueline Lernie-Bouchet

 



[1] Le Figaro, 12 juin 1995. Voir la revue de presse.