Blue Flower


Nous présentons ici un texte inédit qui se rapporte à une période que bon nombre des originaires des anciens comptoirs français de l’Inde ont vécue.

Nous rappelons le titre de l’ouvrage de M. Tailleur, dernier administrateur de Chandernagor avant l’intégration de ce comptoir à l’Inde[1]

J.L.B.       

KAMAKSHI MISRA

 

Melle Kamakshi MISRA est née en 1968. Elle a fait une partie de ses études à Lucknow, où se trouve l’un des plus beaux palais de la période coloniale, la fameuse « Martinière », édifiée par le Lyonnais Claude Martin, qui réalisa une solide fortune dont il fit également profiter la ville de Chandernagor. C’est à Lucknow que Kamakshi MISRA s’est initiée à la langue et à la culture françaises. Elle a poursuivi ses études à Delhi où réside sa famille. Au début de l’année universitaire 1993-1994, elle a été choisie parmi des centaines de candidats pour poursuivre ses études en France. Accueillie par le Centre International des Étudiants et Stagiaires (C.I.E.S.), elle a décidé de préparer son mémoire de D.E.A. (Diplôme d’Études Approfondies) sous ma direction à l’Université de Nantes.

Au terme d’une année de recherches à Paris, Aix-en-Provence et Londres, elle a soutenu en octobre 1994 un excellent mémoire sur « Le mouvement nationaliste à Chandernagor dans la première moitié du xxe siècle (1905-1951) ». Ce travail est digne d’éloges, tant par l’ampleur de la documentation dépouillée que par l’intérêt des problématiques dégagées. C’est une contribution essentielle à l’histoire de l’Inde française, du mouvement nationaliste et des relations franco-britanniques dans cette région du monde. Alors qu’elle ne connaissait que les rudiments de notre langue à son arrivée à Nantes, Kamakshi MISRA a réussi le tour de force de la maîtriser en un an seulement, au point de rendre un mémoire de près de 200 pages parfaitement lisible.

Avant de regagner Delhi, elle s’est inscrite en Doctorat d’Histoire à l’Université de Nantes, afin de poursuivre ses recherches sur le mouvement nationaliste au Bengale dans la première moitié du xxe siècle. Elle dépouille actuellement les archives de Delhi et s’initie au bengali, afin d’étudier celles de Calcutta. Elle devrait revenir en Europe dans quelques mois, afin d’y compléter sa documentation.

L’article qu’elle nous présente permet d’apprécier l’intérêt de son sujet et ses qualités d’historienne.

Jacques Weber

 



[1] Georges Tailleur. Le premier maillon de la chaine. Chandernagor ou le lit de Dupleix. Collection Africa Nostra. 1979. Don de Mme Tailleur pour la bibliothèque du C.I.D.I.F.