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COLLOQUE, BULLETINS, REVUES, LETTRES

 

LES ACTES DU COLLOQUE DU 21 SEPTEMBRE 1994

Les actes du colloque du 21 septembre 1994 ont paru sous le titre : Trois siècles de présence française en Inde[1] Notre objectif n’est pas de faire un compte rendu détaillé de cet ouvrage mais seulement de relever quelques points non exhaustifs qui nous ont semblé utiles à la compréhension du présent. Nous souhaitons que ce travail de qualité ne soit pas perdu et soit lu par un nombre important de personnes.

L’intervention de M. Marc Vigié[2] nous rappelle que l’Inde n’a jamais fait partie des préoccupations de la France. “Louis XV et ses ministres ont bien d’autres soucis que l’Inde”...“Le contexte ne se” (prêtait pas) “à un affrontement avec les actionnaires de la Compagnie des Indes”... “Nous sommes dans l’Etat, l’Etat n’est point dans la Compagnie”.

De plus, la France s’intéressait beaucoup plus à la Louisiane et au Canada. Plus tard, c’est l’Indochine qui sera à l’origine du traité de cession des comptoirs, même si cette cession était inéluctable. Il faut donc se souvenir que l’Inde était l’affaire de la Compagnie des Indes et non de l’Etat français.

M.Pierre Pluchon[3] (ceci a déjà été souligné dans la Lettre n° 10) donne les éléments d’un aspect peu connu de la personnalité de Bussy. Contrairement à Dupleix qui se serait contenté d’écouter son épouse, la Begum Jeanne, Bussy se serait particulièrement intéressé aux moeurs, coutumes et langues des régions indiennes où il se trouvait, ce qui mériterait d’être étudié d’une manière très approfondie. Ce texte n’est malheureusement suivi d’aucune référence bibliographique alors que Marc Vigié indique que les siennes se trouvent dans son étude sur Dupleix.

Même si le sujet a “maintes fois été traité” (il faut le reconnaître, de façon parcellaire), comme le rappelle le Trait-d’Union, dans son numéro du mois d’avril, le texte de Mme Rose Vincent[4] a le mérite, en plus de la clarté de la présentation dans une histoire touffue (apparition du courtier, l’emploi du temps d’un courtier, les dangers d’une trop grande fortune, un courtier de génie), de présenter ses sources, ce qui provoque toujours une “jouissance” chez tous ceux qui veulent en savoir plus. Mme Rose Vincent nous a comme toujours captivés en nous racontant comment les courtiers de la compagnie des Indes ont été progressivement choisis parmi des Indiens. Là encore, elle nous a donné l’envie d’aller chercher dans les archives tout ce qui se rapporte à ces dubashs indiens qui étaient très riches et puissants. Le descendant direct du “chrétien Pedro” a pu rencontrer Mme Rose Vincent à l’issue de ce colloque pour rappeler que le courtier qu’elle ne désigne que sous le nom du “chrétien Pedro” s’appelait également Canagaraya Modeliar, ce qui a son importance sur le plan historique étant donné que l’implantation chrétienne en Inde du Sud. Le grand-père de Pedro était lui-même chrétien d’une famille convertie au christianisme par les jésuites qui toléraient la hiérarchie des castes. C’est ce grand-père qui est venu s’installer à Pondichéry du temps de François Martin. Ses descendants ont perpétué jusqu’à nos jours le système des castes auquel ils sont très attachés.

Le cas exposé par M. Singaravelou[5] souligne “le rôle majeur joué par les institutions éducatives”[6] dans le domaine de l’assimilation. A également été évoqué le ralliement des comptoirs au général de Gaulle lors de la Seconde Guerre mondiale et de l’engouement pour l’armée chez des Pondichériens qui sont à présent établis en France ou à Pondichéry. De son côté, Jacques Weber fait le tour d’horizon de la politique d’assimilation pratiquée par la France dans les Comptoirs.

“En Inde, l’assimilation sera d’abord politique. On est convaincu, dans les bureaux du ministère, que le don généreux des institutions métropolitaines et du suffrage universel contribuera à émanciper les parias et à convertir les Indiens instruits au Code civil et à la civilisation française”[7]

C’est ainsi que Jacques Weber introduit cette notion d’assimilation si fortement inscrite dans l’esprit français[8] Sont ensuite énumérées toutes les mesures prises à cet effet. Mais voilà :

“Cette politique produit des effets diamétralement opposés à ceux escomptés. Les hautes castes, qui refusent le suffrage universel égalitaire, décident, non pas de le combattre, mais de se l’approprier.”[9] Il n’en est pas moins vrai que dès

“les années 1870, des Indiens acquis aux valeurs de la France, fonctionnaires et catholiques pour la plupart, jugèrent que la République avait certes fait d’eux des électeurs français, mais non des Français à part entière, c’est-à-dire soumis à la loi française”[10].

Sous l’impulsion d’un mouvement créé par Ponnoutamby,

“Jules Grévy signa le 21 septembre 1881 un décret autorisant les Indiens majeurs des deux sexes et de toutes castes à renoncer à leur statut personnel. La renonciation était ‘définitive et irrévocable’. L’épouse et les descendants du renonçant étaient, comme lui, régis par les lois civiles et politiques appliquées aux Français. Le renonçant devait indiquer sur l’acte de renonciation le nom patronymique qu’il devait adopter. Ponnoutamby choisit La Porte, car il venait d’ouvrir aux Indiens la porte de l’Occident”[11]

Les descendants de ces renonçants sont totalement intégrés en France, leurs relations avec la terre des pères s’amenuisant avec le temps pour la plupart de ceux qui ont fondé une famille en France. Pour ceux dont les parents sont tous les deux originaires de Pondichéry ; les questions se posent devant la montée des incertitudes occasionnées par tous les amalgames qui se pratiquent depuis l’arrivée des Français récents à partir de 1962, et des immigrants sri-lankais, indiens et pakistanais.

Dans “L’aventure ambiguë : la communauté française de Pondichéry depuis 1962”, Paul Michalon, que les Pondichériens connaissent bien, a le mot de la fin : la dépopulation française à Pondichéry.

Le livre concernant Achille Bédier de Mireille Lobligeois est paru à Pondichéry. Son auteur en a promis un exemplaire pour le CIDIF.

Tout est à lire dans cet ouvrage qui évoque les principaux aspects d’un passé dont il faudrait tenir compte pour comprendre le présent.

ACCUEILLIR

Accueillir est la “revue du Service social d’Aide aux Emigrants”[12]. Il s’agit d’une association reconnue d’utilité publique, comprenant dans son comité d’honneur des personnalités telles qu’ Hélène Ahrweiller, Tahar Ben Jalloun, Simone Rozes, Maurice Schumann, Bernard Stasi, Simone Veil... Deux numéros (N° 190 et 191)[13] ont été consacrés au Sous-continent indien. Il est d’emblée question d’intégration, la France ayant toujours fait fonctionner ce qu’il est convenu d’appeler la machine à intégrer, même si les Français au quotidien n’en comprennent pas toujours les retombées, pratiquant un amalgame entre les Français récents et les immigrés.

Isabelle Rémignon[14] fait “le point sur les castes”[15].

A priori scandaleux pour le regard occidental, le système des castes cimente la société indienne. S’il hiérarchise la population, il a aussi permis d’intégrer des ethnies fondamentalement différentes. Et l’Indien ne peut concevoir son existence hors de sa ‘jati’”. “Le système des castes..., souvent mal connu et toujours décrié par des Occidentaux pétris d’égalité, reste pourtant le ciment unique qui lie l’Inde urbaine...”.

Mais nous ne sommes pas en Inde, a-t-on envie d’ajouter. Dans le paragraphe intitulé “un intouchable reste toujours un intouchable”, l’auteur de cet article indique que “le système continue à fonctionner quand les Indiens et Pakistanais s’expatrient...”

A méditer par ceux dont les ancêtres, intouchables ou non, se sont trouvé, parfois, dans l’obligation de renoncer ou bien ont renoncé à leur statut personnel au siècle dernier pour devenir “renonçants”, c’est-à-dire citoyens français. Leurs descendants, tout en ayant toutes facilités pour conserver leurs racines, ne devraient que se réjouir d’avoir hérité d’une situation de fait qu’ils n’ont pas choisie mais qui les place dans une société française qui se veut égalitaire, malgré toutes les bévues. Pour en arriver là, il a fallu plus de cent ans, le point de départ étant le repas symbolique pris par Ponnoutamby avec des parias, ce qui “constituait une souillure irrémédiable et une atteinte très grave au dharma.”[16]

Toujours dans le numéro 190 d’Accueillir, l’article “Regards croisés sur la France”[17] donne la parole à un Tamoul sri-lankais qui espère que la guerre s’arrêtera et qu’il pourra retourner dans son pays. Il ne rejette pas la culture française. Et selon lui, l’assimilation forcée risque d’éteindre la culture tamoule au Sri Lanka, d’ici une dizaine d’années. Que signifie “l’assimilation forcée” ? S’agit-il de l’indispensable effort d’apprentissage de la langue du pays où l’on souhaite vivre ? Il sait certainement qu’il existe en Inde l’Etat du Tamil Nadu. et que le tamoul en est la langue principale. Mais sait-il que le tamoul est l’une des trois langues nationales en Malaisie et à Singapour[18] ? Si Pakeyanatwa Paramanantha souhaite se fixer en France, ne faudra-t-il pas lui expliquer que l’intégration en France consiste surtout à acquérir les rudiments de langue française indispensables pour pouvoir travailler et gagner sa vie ? Quelqu’un a-t-il essayé d’expliquer à Pakeyanatwa Paramanantha qu’en dehors du Tamil Nadu et de la Malaisie, la France est le pays où le tamoul a été la première langue indienne enseignée à l’université depuis plus de cent ans, qu’il figure au programme du baccalauréat et se trouve de ce fait enseigné dans certains lycées en tant que langue secondaire, qu’il existe de nombreux cours donnés par des associations[19] toujours en France ? Pakeyanatwa Paramanantha sait-il que, bien qu’étranger, il a toute liberté de fonder une association selon ses critères et que des familles françaises originaires de Pondichéry continuent à pratiquer cette langue ? A Chandernagor, plus personne ne parle le français. A Calcutta, dans un collège fondé par Claude Martin qui était français, le français, bien que très apprécié, n’est plus enseigné parce que la priorité y est donnée aux langues les plus usitées au Bengale : l’anglais, le hindi et le bengali. Un Français “immigré” au Bengale va-t-il se plaindre de l’inexistence de la langue française ? Tout ce qu’il peut essayer d’entreprendre, c’est de participer à la multiplication des “Alliances françaises” qui sont des associations indiennes.

La deuxième personne interrogée est l’écrivain bien connu Vijay Singh qui “affirme n’avoir jamais rencontré de problème d’intégration. A cela, il avance deux raisons ‘Premièrement, je ne suis pas venu pour gagner de l’argent... Deuxièmement, étant amoureux de ce pays, j’ai un a priori favorable sur l’attitude des Français’ ”.

Vijay Singh est un écrivain de nationalité indienne, dont les romans sont traduits en français. Comme beaucoup d’Indiens qui séjournent en France, il est heureux d’y vivre. Pourquoi lui parler d’intégration ? N’est-il pas intégré à sa manière ? Pourquoi tous ces amalgames ?

Le troisième intervenant est le peintre mondialement connu, Sayed Raza. Il est citoyen indien. Il vit en France pour son art. Il retourne souvent en Inde pour se ressourcer. Que vient faire Sayed Raza dans un état des lieux sur l’immigration et l’intégration indiennes en France ?

Quant à Sharmila Roy, la quatrième personne interrogée, elle utilise ce qu’il y a d’universel : “la musique, la danse ou la peinture sont un langage universel qui permet de rassembler les gens” ; elle dit enfin ce qui est une évidence. “Plutôt que d’intégration, elle préfère parler de sa ‘rencontre avec l’Occident’ ”

Tous ces artistes n’ont nul besoin de “s’intégrer”. Ce sont des étrangers qui vivent en France, en harmonie avec les Français. Ils vivent là où leur art peut le mieux s’épanouir. Et même avec ceux qui cherchent à “s’intégrer”, il est intéressant de concevoir l’accueil en termes d’échanges, ce qui fait partie des objectifs de “Accueillir”.

Sait-on aussi que des familles d’Indiens vivent en France depuis le début du siècle ? Certains d’entre eux étaient sujets britanniques, ont traversé la Seconde Guerre mondiale en France, puis ont opté pour la nationalité indienne tout en continuant à vivre en France. Ils ont toutes les réactions du Français et demeurent pourtant Indiens dans l’âme. A ces personnes d’une richesse culturelle exceptionnelle, ira-t-on aussi poser des questions sur leur degré d’intégration ? Leurs enfants choisissent parfois d’épouser un Français. C’est dans l’ordre des choses.

Dans “Qui sont les Indiens de France” ? (Accueillir, n° 191), Isabelle Rémignon rapporte un fait : la scolarité des garçons est favorisée, les filles restant à la maison pour aider aux tâches ménagères. Dans la mesure où ces Indiens vivent en France, la loi n’est-elle pas applicable à tous et les aides que l’on peut apporter à tout migrant ne devraient-elles pas s’assortir d’une obligation pour les parents d’envoyer aussi les filles à l’école ?

P.17, Isabelle Rémignon écrit : “les Indiens sont arrivés en France dans les années 80. Ils viennent du Punjab ou du Gujarat, exception faite des Pondichériens qui ont pu choisir, en 1962, d’accéder à la nationalité française...” C’est ce type d’amalgame qui est souvent à l’origine de bien des attitudes raciales facilement détournées, souvent par ignorance, par tous ceux qui ont des penchants racistes. Si les Pondichériens sont de nationalité française à la suite d’un traité de cession historique, quel besoin de les citer dans une étude consacrée à l’immigration indienne ? Un Français peut-il émigrer en France ? La nationalité française du Comorien qui a été abattu par des racistes a été totalement éclipsée. Ce Comorien aurait pu être Corse, Savoyard, Breton, Alsacien...

La conclusion d’Isabelle Rémignon est intéressante :

“Pakistanais ou Indiens installés n’envisagent plus le retour. Leurs enfants (les filles aussi ?) vivent ici, parlent le français et c’est la raison pour laquelle ils demandent souvent leur naturalisation. Même s’ils gardent une certaine nostalgie du pays, leur vie est ici et ils ne se posent pas de questions quant à leur intégration. Elle se fait progressivement, comme cela s’est produit pour de nombreux français avant eux”. J’ajouterai : pas tellement évident.

Accueillir est un art difficile car l’effort fourni par les accueillants avec les meilleures intentions du monde est souvent perçu comme une volonté maladroite d’intégration contre laquelle l’accueilli, nouvel arrivant, va lutter au delà de ses propres convictions, sans avoir eu le temps de s’apercevoir que “l’intégration” n’est autre chose qu’un moyen incontournable dans le difficile combat pour trouver du travail.

Il faut ici rendre hommage à tous les efforts effectués pour l’accueil des étrangers en France par les instituteurs et les différents acteurs sociaux, d’abord, et par les organismes et associations qui se dépensent sans compter, l’autre volet étant la liberté pour les media de porter, à la connaissance de tous, les excès et abus devenus quotidiens, souvent maladroitement parce qu’ils sont dans l’obligation de réagir à chaud,

 

LA LETTRE DU CERCLE CULTUREL DES PONDICHÉRIENS

Le cercle culturel des Pondichériens, dont le président est M. Gobalakichenane, commence à diffuser des textes dont l’un des objectifs est aussi le nôtre : présenter la culture tamoule, encore que nous souhaitons surtout nous attacher à la traduction d’oeuvres tamoules en français et inversement. De plus, la langue tamoule n’est pas la seule langue des anciens comptoirs. Pour faire connaître cette initiative, et avec l’accord de M. Gobalakichenane, nous reproduisons dans notre partie “Documents”, le livret édité à l’occasion de l’exposition “Pondichéry, porte française de l’Inde” qui a eu lieu en avril 1995. Cette association doit également produire une Lettre de 4 pages. Sa périodicité n’est pas indiquée.

 

LA LETTRE DE LA ROUTE DES INDES

Cela fait longtemps que nous souhaitons présenter l’initiative sympathique de Didier Sandman. J’aurais aimé un texte rédigé par lui. Devant sa perplexité, je lui ai demandé l’autorisation de reproduire un numéro périmé. La Lettre de la route des Indes réunit pratiquement toute l’actualité de l’Inde à Paris. La Route des Indes organise aussi des expositions, des présentations de livres sur l’Inde (récemment, celui de Vikram Seth)) mais c’est ausi une librairie, une agence de voyages ...

 

LE MOCI

Le numéro du 25 au 31 mai 1995 titre : “Un géant méconnu des Français. Les potentiels de l’Inde nouvelle”. “Ce pays attachant, culturel et touristique s’affirme aussi comme une économie dont l’essor, la modernisation et les dimensions multiplient les marchés”.

 

LE BULLETIN DE L’ASSOCIATION FRANCE-UNION INDIENNE

Une attention sans faille au Bulletin de l’Association France Union Indienne[20], c’est ce que je recommande régulièrement à tous ceux qui s’intéressent à l’Inde. Dans le n°21 (mars-avril 1995), l’éditorial émanant de Mr. Mushirul Hasan[21], traduit en français par Mme Monique Morazé, est à méditer. Le titre en est “La position difficile des musulmans dans l’Inde post-coloniale”[22]. Tous ceux qui ont vécu à Pondichéry les premières années de l’indépendance de l’Inde se souviennent peut-être que le premier représentant de l’Inde fut Mr. Ali Baig qui, avec son épouse, Tara Ali Baig, eurent un rayonnement exceptionnel. Mr. Ali Baig était musulman, d’une grande famille de musulmans. Mrs. Tara Ali Baig ne l’était pas. De mère américaine, elle était totalement citoyenne indienne et a beaucoup contribué, avec son mari bien sûr mais aussi avec des leaders du Congress (Kamaradj Nadar, par exemple) au sentiment d’appartenance, ressenti par bon nombre de Pondichériens, à cette grande Inde qui venait de secouer le joug britannique et à laquelle nous aspirions presque tous. La fièvre est retombée, nous pouvons le dire avec le recul du temps, pratiquement après le décès du Mahatma Gandhi, en janvier 1948 et surtout à partir du moment où le Pandit Nehru a demandé aux Pondichériens de cesser toute manifestation contre les Français “qui sont nos amis” a-t-il ajouté (il y a encore des témoins de cet épisode). Le retour de Goubert sur le devant de la scène politique a été, pour les idéalistes, l’occasion de remettre les pieds sur terre et de prendre conscience, pour certains d’entre eux, que, malgré leur rejet du système colonial et de ses dérives, leur culture était d’abord et surtout française.

Pour en revenir aux musulmans de l’Inde, les Pondichériens avaient la certitude, malgré la douleur vécue des événements provoqués par la partition, que les musulmans qui avaient non pas subi mais choisi l’Inde croyaient fermement en la laïcité de l’Etat indien, reprochant à Sir Mohammed Jinah d’utiliser l’Islam pour fonder son Etat.

Tous les ouvrages de Mr. Mushirul Hasan devraient être lus et pour cela, traduits en français. Par la même occasion, il serait peut-être intéressant, pour ce double regard entre la France et l’Inde, de réunir et d’exploiter les archives concernant Mr. Ali Baig et son épouse Tara. Madame Tara Ali Baig s’est également beaucoup intéressée aux problèmes de l’enfance et a eu l’occasion de collaborer avec Ika Paul Pont qui a oeuvré durant des années au sein du Centre international de l’enfance, créé par le Professeur Debré, et qui, à ce titre, s’est rendue à plusieurs reprises à Delhi, à la demande des Premiers ministres, la Pandit Nehru, et ensuite, Indira Gandhi. Ces épisodes font indirectement partie de l’histoire de Pondichéry puisque Ika Paul-Pont en était originaire et nantie de la nationalité française sans laquelle elle n’eut pas été sollicitée par New-Delhi. Encore des recherches en perspective.

 

LES CAHIERS DU SAHIB

LE SAHIB est un organisme universitaire qui publie Les Cahiers du Sahib. Ce sera le thème principal de cette rubrique dans le n°12 de La Lettre du CIDIF. Ce texte sera établi avec la participation des membres de cette association et l’accord de son Président.

 

LES CARNETS DE L’EXOTISME

Il en sera de même pour Les Carnets de l’exotisme, publiés par Le Torii Editions et dont le directeur de la publication est M. Alain Quella Villéger[23].

J.L.B.


 



[1] La Documentation française, 29-31, quai Voltaire. 75340 Paris Cedex 07.

[2] “La politique de Dupleix 1742-1754.” p. 17 à p. 35.

[3] “Bussy : stratégie et politique”. p. 37 à 55

[4] “Les courtiers de la compagnie des Indes”. p. 57 à 67.

[5] “Pondichéry de 1945 à 1962”

[6] “Pondichéry de 1945 à 1962”. P.163 à 168.

[7] P. 140 dans “Pondichéry au xixème siècle”, p. 123 à 145

[8] Voir l’article d’Edgar Morin sur l’assimilation.

[9] Op. cit. p. 140.

[10] Op. cit. P. 147

[11] Op. cit. p. 143

[12] Accueillir. Revue du SSAE, fondée par Henri Mengin

72, rue Régnault, 75640 Paris Cedex 13

[13] Archivés dans la bibliothèque du CIDIF

[14] Traductrice-interprète (hindi-ourdou), membre du bureau de l’association BIP.

[15] P 20 du n°190. Juin 1993

[16] Trois siècles de présence française en Inde. P. 143.

[17] p.38, du n° 190. Juin 1993

[18] Depuis quelques jours le tamoul est également devenu une des langues nationales du Sri Lanka. Ce 29 juin 1995.

[19] Quelques adresses parmi beaucoup d’autres

* Cercle culturel des Pondichériens

Maison pour tous des Amonts. 91940. Les Ulis

* “Tamijars Illam”

95, rue Rouget de l’Isle

Drancy

* “Tamil Sangam

35, rue Savier

92240 Malakoff

* “Tamijjakkam

17, allée Louis Blériot

94310 Orly

[20] mais aussi à toutes les conférences et activités auxquelles nous convie cette association.

[21] Professeur d’Histoire contemporaine de l’Inde à l’Université de la Jamia Millia à Delhi. Il a travaillé plus spécialement sur le mouvement nationaliste indien, le “communalisme”, l’histoire des idées et des mouvements dans l’Islam indien et les séquelles de la partition. ses principaux ouvrages :

Nationalism and Communal Politics in India. 1916-1928.

Mohammed Ali, Ideology and politics

The legacy of a divided nation : India’s Muslims since independance.

Cette note est entièrement tirée du n°21 du bulletin de l’AFUI.

[22] Voir aussi notre revue de presse.

[23] qui a écrit ou préparé plusieurs ouvrages dont :

* Le cas Farrère. Du Goncourt à la disgrâce. Presses de la Renaissance, 1989.