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ENSEIGNEMENTS ET RECHERCHES SUR L'HISTOIRE DES SCIENCES EN INDE A L'ECOLE PRATIQUE DES HAUTES ETUDES (PARIS)

Anne SCHAUN

Depuis 1983, les sciences, les médecines et les pharmacopées de l'Inde font l'objet d'enseignements et de recherches à la IVème Section de l'Ecole Pratique des Hautes Etudes (E.P.H.E., Paris), dans le cadre du séminaire d'Histoire des Sciences dans l'Inde animé par Guy MAZARS, un séminaire qui constitue en même temps un pôle d'attraction pour des étudiants et chercheurs intéressés par le développement de la pensée scientifique et des savoirs médicaux dans le Monde indien.

De 1983 à 1994, plusieurs cycles de conférences ont porté sur les mathématiques, la médecine ou la pharmacopée en Inde (voir annexe). Outre les auditeurs et élèves de l'Ecole inscrits à ces cycles, un certain nombre de spécialistes français et étrangers y ont également participé. Plusieurs élèves ont obtenu des bourses de recherche pour les études entreprises dans le cadre de l'Ecole et les résultats des travaux de certains d'entre eux ont été publiés.

I. LES MATHEMATIQUES INDIENNES

Dès 1983, un cours a été consacré à la formation de la pensée scientifique dans l'Inde ancienne, depuis les temps védiques jusqu'à la compilation des corpus scientifiques des premiers siècles de l'ère chrétienne. Les exposés et les échanges ont porté principalement sur les débuts des mathématiques et sur la naissance de l'astronomie savante en Inde. Un autre cours a permis d'entreprendre l'étude d'un texte sanskrit de mathématiques, le Ganitapâda (“Chapitre sur le calcul”), incorporé dans le traité d'astronomie d'Aryabhata (VIe siècle). En 1985 a été inscrite au programme l'étude de la géométrie des Sulbasûtra ou “sûtra sur les cordeaux”, dont on situe la composition entre le VIIIe et le IVe siècles avant J.-C. Il s'agit de recueils présentant les règles de géométrie servant à la construction des tertres sacrificiels et des autels nécessaires au rituel védique. Un autre traité de mathématiques a été étudié de 1986 à 1988 : le Ganitasârasamgraha, “Compendium de l'essentiel du calcul” en neuf chapitres, composé en 850 par Mahâvîra, un mathématicien qui a oeuvré en pays kannara, dans le sud de l'Inde. L'étude de ce texte a porté notamment sur l'examen de la terminologie et sur les différentes règles de calcul qui ont été comparées à celles qui sont exposées chez Aryabhata, Bhâskara et Brahmagupta (VIIe siècle).

II. LES FONDEMENTS DE LA MEDECINE INDIENNE

En 1985 ont été abordées les bases conceptuelles de l'Ayurveda d'après la Carakasamhitâ, l'un des plus anciens textes médicaux sanskrits parvenus jusqu'à nous. Plusieurs séances du premier semestre ont été consacrées à l'explication de la doctrine des tridosa sur laquelle reposent la physiologie et la pathologie selon l'Ayurveda classique. D'après cette doctrine, toutes les maladies (à l'exception de celles qui sont dues à des causes accidentelles) résultent d'un “déséquilibre des dhâtu” (dhâtuvaisamya), c'est-à-dire de perturbations dans l'équilibre des éléments qui constituent la matière du corps et qui l'animent. Trois de ces éléments sont directement présents et actifs dans le corps, le vent sous la forme du souffle vital ou prâna, le feu sous la forme d'un principe igné appelé pitta (la “bile”), l'eau sous la forme d'une matière commune à toutes les sérosités et sécrétions corporelles, le kapha (“phlegme”). Cette doctrine et d'autres théories ont été encore évoquées en 1989, à propos de la diététique âyurvédique, puis en 1990-1991 et en 1992-1993, lors de l'étude des rapports entre les systèmes médicaux de l'Inde et de la Chine.

III. LA PHARMACOPEE AYURVEDIQUE

En 1984, Guy MAZARS a fait le point des recherches sur les glossaires de matière médicale de l'Inde médiévale en présentant des travaux récents concernant cette littérature spécialisée. Il a insisté sur l'intérêt de telles recherches mais aussi sur les difficultés auxquelles se trouvent confrontés les chercheurs : difficultés dans l'identification de nombreuses espèces végétales répertoriées dans ces textes, difficultés aussi dans l'identification des maladies contre lesquelles elles ont été utilisées. A l'occasion de ce séminaire ont été rappelées quelques notions fondamentales de la pharmacologie âyurvédique.

Dans une autre série de conférences, en 1991, sur le thème “phytonymes sanskrits et pharmacognosie”, Guy MAZARS a montré que la connaissance des noms vernaculaires de plantes n'est pas sans intérêt pour le pharmacognoste qui voudrait explorer les ressources de la matière médicale de l'Inde. Cette connaissance peut faciliter la détermination des ingrédients de remèdes mentionnés dans des textes anciens. Elle peut aussi aider à repérer, dans chaque cas, la plante qui pourrait être responsable des activités décrites. En effet, le système de référence que constitue la phytonymie sanskrite est un outil non négligeable pour l'identification des drogues utilisées au cours des siècles en Inde. Ainsi, beaucoup de noms de plantes nous renseignent sur leurs formes, leurs couleurs, leurs saveurs. Ce qui peut permettre déjà de les reconnaître sur le terrain et de les distinguer d'autres espèces. Certains synonymes se rapportent à leurs usages ou même aux propriétés qui leur sont traditionnellement attribuées. Mais l'identification des ingrédients végétaux d'un remède par les seuls noms des plantes mentionnées n'est pas toujours facile ni assurée, surtout s'il s'agit d'un remède ancien sorti de l'usage. Ce type d'identification présente des difficultés qui ont été passées en revue, avant de conclure sur la nécessité d'une collaboration plus étroite entre les différents spécialistes qui poursuivent des recherches dans ce domaine.

IV. L'HYGIENE ET LA DIETETIQUE SELON L'AYURVEDA

Dès ses origines, la médecine âyurvédique a accordé la plus grande importance à l'hygiène et à la diététique, à la fois comme moyens préventifs et comme méthodes curatives. Les conceptions et les pratiques de l'Ayurveda dans ce domaine ont exercé une grande influence sur le yoga. Les notions d'hygiène et de thérapeutique dans le yoga ont d'ailleurs constitué le thème d'un séminaire en 1987. Il y a été montré que ces notions, de même que les notions élémentaires de physiologie, de pathologie et de thérapeutique auxquelles le yoga fait allusion sont celles de l'Ayurveda classique.

L'année suivante a été proposé un cours sur la diététique âyurvédique. Après un rappel des représentations âyurvédiques des organes digestifs et des mécanismes qui, selon l'Ayurveda, sont responsables de la digestion et de l'assimilation des principes vitaux contenus dans les aliments, ont été étudiés quelques passages de textes médicaux sanskrits consacrés à la diététique. En particulier les quatre chapitres de l'Annapânacatuska, la “tétrade sur les aliments et les boissons”, de la Carakasamhitâ (Sûtrasthâna, XXV-XXVIII). Ont également été consultés et expliqués quelques passages de la Susrutasamhitâ et de la Bhelasamhitâ ainsi que deux chapitres de la Hâritasamhitâ. On s'est aussi référé au texte de l'Annapânavidhi de Susena. Les exposés et les discussions ont porté sur la qualité de l'alimentation, la préparation et la conservation des aliments, enfin sur les régimes alimentaires préconisés par l'Ayurveda en fonction de différents états pathologiques.

V. ALCHIMIE ET MEDECINE

En 1987–1988, tout un séminaire a été consacré à l'étude des rapports entre la médecine, l'alchimie et le tantrisme dans l'Inde médiévale. Les traités des iatrochimistes indiens du Moyen Age, certains Tantras qui contiennent également des enseignements alchimiques, ainsi que les manuels de hathayoga attestent des préoccupations identiques. On rencontre dans la littérature et les traditions du hathayoga des allusions précises à l'alchimie. De leur côté, les textes d'alchimie se réfèrent fréquemment au hathayoga. Cette solidarité entre le hathayoga et l'alchimie avait déjà été soulignée par un auteur indien du XIVe siècle. Au cours des exposés, l'accent a été mis sur les documents mettant en lumière les rapports entre différentes traditions qui se sont réclamées des Siddha, personnages semi-légendaires, à la fois yogins, alchimistes et médecins, qui ont laissé leur nom à un système médical indigène encore en honneur dans le sud de l'Inde. Ces exposés et les discussions qui ont suivi ont aussi fourni l'occasion d'insister sur l'importance de la littérature alchimique indienne qui reste un domaine encore peu exploré.

VI. HISTOIRE COMPAREE DES MEDECINES ET PHARMACOPEES ORIENTALES

A partir de 1988, l'un des deux séminaires annuels a régulièrement porté sur l'étude des rapports entre les traditions médicales de l'Inde et celles des autres civilisations orientales dans une perspective d'histoire transculturelle des savoirs médicaux. Après un cours d'introduction en 1988–1989, ont été successivement abordés les points de rencontre entre la médecine arabe et l'Ayurveda (1989–1990) puis les points de rencontres entre la médecine chinoise et l'Ayurveda (1990–1991). Enfin, en 1992–1993, le premier séminaire a été consacré à la poursuite de l'étude des rapports entre les systèmes médicaux de l'Inde et de la Chine, en comparant les conceptions relatives à l'efficacité, au choix, à l'élaboration et à la prescription des remèdes anciens. Il a été expliqué, lors de ce séminaire, comment ces conceptions ont conditionné les modalités de choix, de préparation et d'emploi des plantes et des substances d'origine animale ou minérale, en soulignant les points de convergence mais aussi les divergences entre les deux systèmes. Les exemples ont été puisés à diverses sources : textes médicaux sanskrits et chinois de différentes époques (en particulier traités de thérapeutique et recueils de recettes du côté indien et “bencao” pour la Chine) pour bien montrer aussi l'évolution des conceptions et des pratiques au cours de l'histoire.

VII. RECHERCHES ET PUBLICATIONS

Les recherches entreprises dans le cadre du programme de l'Ecole Pratique des Hautes Etudes ou en collaboration avec d'autres institutions ont nourri les réflexions et les échanges. De 1983 à 1994, elles se sont traduites par plus de cinquante publications comprenant, outre les travaux de Guy MAZARS (24–51), ceux d'élèves de l'E.P.H.E. (2–5, 7–8, 13–21, 23, 52, 54–55) et de spécialistes français et étrangers (1, 6, 9–12, 22, 53, 56–57). Il convient de citer en particulier les contributions du Dr. Isabelle BRACHET (2–5), de Jean Michel DELIRE (8), de Cécile GORDONS (13), de Myriam JOBARD (15–18), de Jinadasa LIYANARATNE (22), du Dr. Sigand ROOS (54), de Luc SORDON (55), les thèses de doctorat d'Hélène CHEVALIER (7), Gérard HUGUET (20), Christian KREMER (21), Yannick ROMIEUX (53), les résultats des recherches entreprises en collaboration avec Norman G. BISSET (1), K. CHEMLA et A. DJEBBAR (6), Pierre FILLIOZAT (9–10), Jacques FLEURENTIN, Jean-Marie PELT et Chafique YOUNOS (11-12, 56–57), etc...

Certaines de ces recherches ont été facilitées grâce au concours de la Société des Etudes Ayurvédiques qui a aussi soutenu le Projet AYURBASE lancé en décembre 1987. Le programme de ce projet a pour objectif la réalisation d'un système de bases de données sur les médecines traditionnelles de l'Inde et de l'Asie du Sud. Les travaux devraient se poursuivre pendant plusieurs années en raison de la masse documentaire à traiter et à analyser. Actuellement, les recherches ont été étendues aux pharmacopées d'Asie du Sud. Les fruits de ces recherches devraient enrichir les travaux menés au sein de l'Ecole Pratique des Hautes Etudes.

BIBLIOGRAPHIE

(1) BISSET N.G., MAZARS G., “Arrow poisons in South Asia. Part 1. Arrow poisons in Ancient India”, Journal of Ethnopharmocology, 12, 1984, p. 1–24.

(2) BRACHET Isabelle, “Un travail de terrain en Inde”, Ayurveda Newsletter, n°5, 1986, p. 1–5.

(3) BRACHET Isabelle, Contribution à l'étude des médecines traditionnelles : l'Ayurveda en Inde à la fin du XXème siècle. Thèse pour le doctorat en médecine, Faculté de Médecine de Paris-Ouest, 1987, 224 p.

(4) BRACHET Isabelle, Une approche orientale et traditionnelle du “domaine psy” : l'Ayurveda, Mémoire de psychiatrie, CES, Université de Paris 5, 1988.

(5) BRACHET Isabelle, “Approche de la maladie mentale dans l'Ayurveda”, Ayurveda Newsletter, n°9–10, 1989, p. 3–14.

(6) CHEMLA K., DJEBBAR A., MAZARS G., “Mondes arabe, chinois, indien : quelques points communs dans le traitement des nombres fractionnaires”, Histoire de fractions, fractions d'histoire, Basel/Boston/Berlin, Birkhäuser Verlag, 1992, p. 263–276.

(7) CHEVALIER Hélène, Introduction à la médecine indienne traditionnelle ou médecine ayurvédique. Eléments en rapport avec la dermatologie. Thèse pour le doctorat en médecine, Faculté de médecine de Paris Lariboisière Saint-Louis, 1985, 108 p.

(8) DELIRE Jean Michel, Un chapitre du Baudhâyana Sulbasûtra. Traduction et commentaires (comparaison avec les autres sulbasûtra) concernant les connaissances mathématiques de l'Inde védique, Bruxelles, Université Libre de Bruxelles, 1993, 73 p.

(9) FILLIOZAT P., MAZARS G., “Observations sur la formule du volume de la pyramide et de la sphère chez Aryabhata”, Bulletin d'Etudes Indiennes, 3, 1985, p. 37–48.

(10) FILLIOZAT P., MAZARS G., “La terminologie et l'écriture des fractions dans la littérature mathématique sanskrite”, Bulletin d'Etudes Indiennes, 5, 1987, p. 67–96.

(11) FLEURENTIN J., MAZARS G., PELT J.M., “Cultural background of the medicinal plants of Yemen”, Journal of Ethnopharmacology, 7, 1983, p. 183–203.

(12) FLEURENTIN J., MAZARS G., PELT J.M., “Additional information on the cultural background of drugs and medicinal plants of Yemen”, Journal of Ethnopharmacology, 8, 1983, p. 335–344.

(13) GORDONS Cécile, “Massages et traitements âyurvédiques”, Terre du Ciel, No 18, 1993.

(14) IGNACE Laurence Somesh, Quelques aspects des suites et des fractions dans le Ganita-sâra-sangraha de Mahâvîrâcârya (IXe s.), Paris, Université de Paris VIII, 1987, 92 p.

(15) JOBARD Myriam, “Une médecine traditionnelle de l'Inde : Ayurveda”, Annales de Kinésithérapie, 11, 1984, p. 141–149.

(16) JOBARD Myriam, “Traitements et médicaments ayurvédiques”, Revue Atman 2, 1985, p. 5–12.

(17) JOBARD Myriam, “Les massages ayurvédiques”, Ayurveda Newsletter, n°8, 1988, p. 3–14.

(18) JOBARD Myriam, la thérapeutique des zones vitales du corps dans la médecine traditionnelle de l'Inde (Thèse en cours).

(19) HUGUET Gérard, Etude sur les soins palliatifs en Inde aujourd'hui, Bordeaux, U.F.R. de Santé Publique, 1992, 20 p.

(20) HUGUET Gérard, La médecine indienne traditionnelle et la fin de la vie : considérations éthiques et médicales, intérêt pratique actuel. Thèse pour le doctorat en médecine, Université de Bordeaux II, 1993, 101 p.

(21) KREMER Christian, Etude préliminaire à une intégration de Jhakris (Guérisseurs traditionnels) dans un programme de soins de santé primaires au Népal. A propos d'une expérience personnelle (1985–1986). Thèse de Doctorat en Médecine, Strasbourg, Université Louis Pasteur, 1987, (9)-253 p.

(22) LIYANARATNE Jinadasa, “Sinhalese medical manuscripts in Paris », Ayurveda Newsletter, n° 5, 1986, p. 6–21.

(23) MAZARS Catherine, “La matière médicale dans la littérature bouddhique”, Newsletter de la SFE, 12, 1993, p. 14–23.

(24) MAZARS Guy, “La médecine ayurvédique”, Bulletin de l'A.R.E.M.A. n° 3, 1983, p. 4–11.

(25) MAZARS Guy, “Dolor y enfermedad en el mundo indio”, Historia Cultural de la enfermedad, Madrid, Espasa-Calpe, 1983, p. 273–287.

(26) MAZARS Guy, “Ayurveda and traditional medicine in India”, Ethnomedizin und Medizingeschichte, Berlin, Verlag Mensch und Leben, 1983, p. 29–41 (Beiträge zur Ethnomedizin, Ethnobotanik und Ethnozoologie, Band VIII).

(27) MAZARS Guy, “On the need for bibliographies in the study of Indian medicine”, Proceedings of the International Workshop on Priorities in the Study of Indian Medicine held at the State University of Groningen, 23–27 october 1983, Rijksuniversiteit te Groningen, 1984, p. 21–29.

(28) MAZARS Guy, “Les textes médicaux tamouls”, ibid., p. 121–129.

(29) MAZARS Guy, “Une littérature à explorer : les Rasasastra”, ibid., p. 327–335.

(30) MAZARS G., SHARMA P.V., “A new step towards International cooperation in Ayurvedic Studies”, Ayurveda Newsletter, n° 1, 1984, p. 1–4.

(31) MAZARS Guy, “Medical Literature in the Library of the French Institute in Pondicherry”, Ayurveda Newsletter, n° 3, 1985, p. 4–5.

(32) MAZARS Guy, “Observation on tâmalakî, an indian medicinal plant”, Ethnobotanik. Beiträge und Nachträge zur 5. Internationalen Fachkonferenz Ethnomedizin in Freiburg, 30.11.–03.12.1980 (Curare, Sonderband 3/1985), Braunschweig/Wiesbaden, Vieweg, 1985, p. 101–108.

(33) MAZARS Guy, “L'Inde”, Le Matin des Mathématiciens, entretiens sur l'histoire des mathématiques présentés par Emile Noël, Paris, Editions Belin-Radio France, 1985, p. 122–133, ill., bibliographie (p. 191).

(34) MAZARS Guy, “Les affections respiratoires en médecine âyurvédique”, Le Pharmascope n° 9, novembre-décembre 1987, p. 17–19.

(35) MAZARS Guy, “Les pharmacopées traditionnelles de l'Inde”, Les Actualités pharmaceutiques, n° 253, Avril 1988, p. 50–51.

(36) MAZARS Guy, “Notions d'hygiène et de thérapeutique dans le Hathayoga”, Ayurveda Newsletter, n° 8, 1988, p. 15–25.

(37) MAZARS Guy, “Ayurvedische Medizin”, Wiener Dialog über Ganzheitsmedizin, Wien, Verlag Jugend und Volk, 1988, p. 276–278.

(38) MAZARS Guy, “Le sang et les plantes du sang dans la médecine âyurvédique”, Savoirs, matériaux pour une anthropologie des savoirs, n° 1, “Les plantes, le sang”, 1988, p. 149–157.

(39) MAZARS Guy, “Les plantes médicinales de l'Inde, de la tradition au laboratoire”, Mémoires de l'Académie de Lyon, tome XLIII, 1988, p. 105–107.

(40) MAZARS Guy, “La médecine vétérinaire dans l'Inde ancienne et médiévale”, Mémoires de l'Académie de Lyon, tome XLV, 1990, p. 59–63.

(41) MAZARS Guy, “Le projet Ayurbase”, Ethnopharmacologie. Sources, Méthodes, Objectifs, Paris, Editions de l'ORSTOM / Société Française d'Ethnopharmacologie, 1991, p. 146–151.

(42) MAZARS Guy, Azia no igaku. Indo Chuugoku no dentô igaku (Médecines traditionnelles de l'Inde et de la Chine), Tokyo, Serika Shobo, 1991, 271 p., ill., bibliographie (en collaboration avec P. HUARD et J. BOSSY).

(43) MAZARS Guy, “La médecine dans l'Inde antique”, Encyclopédie des Médecines Naturelles, Phytothérapie – Aromathérapie, Paris, Editions Techniques, 1991, A-1, p. 1–10.

(44) MAZARS Guy, “La médecine âyurvédique”, Encyclopédie des Médecines Naturelles, Phytothérapie, Aromathérapie, Paris, Editions Techniques, 1991, A-4, p. 1–22.

(45) MAZARS Guy, “Les fractions dans l'Inde ancienne de la civilisation de l'Indus à Mahâvîra (IXe siècle)”, Histoire de fractions, fractions d'histoire, Basel/Boston/Berlin, Birkhäuser Verlag, 1992, p. 209–218.

(46) MAZARS Guy, “Introduction à l'histoire des mathématiques indiennes”, D'Imhotep à Copernic. Astronomie et mathématiques des origines orientales au moyen âge. Actes du Colloque International. Université Libre de Bruxelles 3–4 novembre 1989. Lettres Orientales 2 – Cahiers d'Altaïr édités par Fr. Mawet et Ph. Talon, Leuven, Peeters, 1992, p. 75–82.

(47) MAZARS Guy, “La diététique âyurvédique”, Actes du colloque “Alimentation et Médecine”, Bruxelles, Archives et Bibliothèques de Belgique, 1993, p. 11–28.

(48) MAZARS Guy, “Un art de guérir au pays des épices : la médecine âyurvédique”, Thérapeutiques naturelles, No 108, 1993, p. 35–40.

(49) MAZARS Guy, “Les médecines traditionnelles de l'Inde, actualité et perspectives”, Nouvelles de l'Inde, No 291, Déc/jan 1993–94, p. 23–27.

(50) MAZARS Guy, “L'astronomie indienne au cours des siècles”, Nouvelles de l'Inde, No 292, Fév/mar 1994, p. 16–20.

(51) MAZARS Guy, “La médecine vétérinaire traditionnelle en Inde”, Revue Scientifique et technique de l'Office International des Epizooties, 13(2), 1994, p. 433–442.

(52) MAZARS G., BRACHET I., JOBARD M., KREMER C., “Les médecines traditionnelles du Monde indien”. Compte rendu des Journées d'Etude des 3–4 Avril 1987, Ayurveda Newsletter, n° 6, 1987, p. 3–8.

(53) ROMIEUX Yannick Paul, Pharmacopées, Apothicaires et Apothicaireries avant, pendant et après les différentes compagnies des Indes européennes et françaises, 1497–1793, Thèse de doctorat en Pharmacie, Nantes, Faculté de Pharmacie, 1984, xii-660 p.

(54) ROOS Sigand, Le vaisseau conception. Acupuncture – Tantrismes – Ayourveda, Paris, Association française d'acupuncture, 1987, (7)+181 p.

(55) SORDON Luc, Contribution à l'étude de la diététique âyurvédique (Thèse en cours).

(56) YOUNOS C., FLEURENTIN J., NOTTER D., MAZARS G., MORTIER F. et J.M. PELT, “Repertory of drugs and medicinal plants used in traditional medicine of Afghanistan”, Journal of Ethnopharmacology, 20, 1987, p. 245–290.

(57) YOUNOS C., MARTIN J., FLEURENTIN J., MAZARS G., NOTTER D., MORTIER F. et J.M. PELT, “Repertory, therapeutic indications, chemical analysis and cultural background of mineral drugs of Afghanistan”, Journal of Ethnopharmacology, 33, 1991, p. 169–178.


ANNEXE

PROGRAMMES DES CONFERENCES SUR LA SCIENCE EN INDE A L'ECOLE PRATIQUE DES HAUTES ETUDES (1983–1995)

1983–1984 : I. La formation de la pensée scientifique dans l'Inde ancienne.- II. Etude de textes mathématiques sanskrits.

1984–1985 : I. Les bases conceptuelles de l'Ayurveda d'après la Carakasamhitâ.- II. Recherches sur les glossaires de matière médicale de l'Inde médiévale.

1985–1986 : I. La géométrie des Sulbasûtra.- II. Recherches sur la formation du vocabulaire scientifique dans l'Inde ancienne.

1986–1987 : I. L'arithmétique de Mahâvîra (IXe siècle).- II. Notions d'hygiène et de thérapeutique dans la Hathayogapradîpikâ.

1987–1988 : I. L'arithmétique de Mahâvîra (suite).- II. Tantrisme, alchimie et médecine dans l'Inde médiévale.

1988–1989 : I. Science indienne et Monde oriental : contacts et transmission des savoirs.- II. La diététique âyurvédique.

1989–1990 : I. Points de rencontres entre la médecine arabe et l'Ayurveda.- II. Géopolitique et techniques de la Guerre dans l'Inde ancienne.

1990–1991 : I. Points de rencontres entre la médecine chinoise et l'Ayurveda.- II. Phytonymes sanskrits et pharmacognosie.

1991–1992 : I. Une enquête portugaise du XVIe siècle sur la pharmacopée indienne.- II. La science et l'irrationnel dans l'Inde ancienne.

1992–1993 : I. Remèdes anciens de l'Inde et de la Chine : convergences et divergences.- II. Le Bouddhisme et la diffusion de la médecine âyurvédique.

1993–1994 : I. La médecine des Indo-Européens et les origines de l'Ayurveda.- II. La médecine des Siddhas en Inde du Sud.

1994–1995 : I. Les médicaments âyurvédiques hier et aujourd'hui.- II. La médecine yûnânî dans le Sultanat de Delhi (XIIIe – XVIe siècles).

Renseignements-Inscriptions : Ecole Pratique des Hautes Etudes, IVe Section, Sorbonne, 45 rue des Ecoles, 75005 PARIS, Galerie Richelieu, Escalier E, 1er étage (tél. :40.46.31.25 – fax : 40.46.31.39).