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CHANDERNAGOR OU LE LIT DE DUPLEIX

 

Compte rendu de l’ouvrage de Georges Tailleur

par Jean Bertrand

 

 

1949 ! L’Inde, après son accession à l’indépendance, connaît une crise nationaliste passionnée. La poussée est irrésistible.

Chandernagor, capitale déchue, étouffée par Calcutta, jalousée d’abord puis négligée par Pondichéry, n’est plus qu’un radeau à la dérive. Pas de projets, pas d’ouverture sur l’avenir ; rien n’est venu redresser le prestige français très entamé par la défaite de 1940. Il n’y a même plus de présence française réelle : en dehors de l’administrateur et du commissaire de police commandant le corps des cipayes, un seul ressortissant français rejeton d’une vieille famille de l’Inde française occupant un emploi obscur dans une usine de jute, anglaise... quelques sœurs à l’orphelinat ; de citoyenneté française également, deux fonctionnaires pondichériens, l’un président du tribunal, l’autre préposé au Trésor ; pas d’Européens en dehors du prêtre belge, de quelques sœurs irlandaises et de quelques Anglaises mariées à des Chandernagoriens. Comment les Bengalis de Chandernagor, oubliés et abandonnés, n’ambitionneraient-ils pas de rejoindre leurs frères de l’Union indienne en pleine euphorie d’indépendance ?...

On aura recours à un référendum pour fixer le sort de ces populations indiennes. Certes la Constitution l’exigeait, mais l’opportunité d’une telle consultation apparaît aujourd’hui bien contestable, sachant que deux ans plus tard la France allait abandonner les quatre autres comptoirs sans même prévoir l’esquisse d’une opération similaire ; il est vrai que, dans le contexte local de l’époque, elle avait toutes les chances d’y réunir une majorité favorable...

A Chandernagor, aucun facteur positif ne jouait en sa faveur et tout scrutin populaire ne pouvait aboutir qu’à des résultats négatifs.

C’est à Georges Tailleur, jeune administrateur de la France d’Outre-Mer, que reviendra la périlleuse tâche de diriger les opérations du référendum et le triste honneur d’amener les couleurs. Dernier de la longue liste des gouverneurs et des administrateurs qui présidèrent aux destinées de Chandernagor, il avait le droit et il s’est fait un devoir de relater les événements qui ont conduit au “merging”... To merge : se perdre, se fondre ; c’était bien le cas pour cette modeste mais orgueilleuse cité, autrefois capitale de Dupleix et destinée à être engloutie dans l’immense conurbation de sa rivale de toujours, Calcutta.

Réaction au climat d’incompréhension et parfois d’hostilité dans lequel gît la mémoire de l’aventure coloniale, le livre de George Tailleur n’en donne pas moins un récit objectif des événements, un portrait des protagonistes souvent plein d’humoUr et nous montre comment, infime partie d’un empire moribond, Chandernagor sera le premier maillon d’une chaîne que personne, à Paris, ne voulait prendre la responsablilité de briser.

CEI RAJA (P.).- Folk Tales of Pondicherry,

S 60. .- New Delhi, Sterling Publishers, 1987.-

1951 22,5 cm, IV-119 p., ill., v. Coll. [S. 1951] S 60. 1951

CULT.- Contes (F.1.2.PONDICHERY)

GEO. II.- Pondichéry-Folk. (C.9.2.d.)

INDE PONDI.FOLKLORE CONTE

CEI RAMASAMY (A.).- History of Pondicherry,

H 33. .- New Delhi, Sterling Publishers,

3130 1987.- 22,5 cm, X-296 p., tabl., bibliogr. pp. 289–292, index [H. 3130] H 33. 3130

GEO.II.- Pondichéry-Hist. (C.9.2.)

HIST.I.- Dyn.méd.du Sud (C.10.0.)

HIST.II.- Comptoir Français (B.1.2.)

HIST.IV.- Polit. régionale (F.2.3.)

INDE HIST. COMPT. FRANC. PONDICHERY

CEI SUNDARARAJAN (Saroja).- Glimpses of the

H 33. history of Karaikkal, .- Madras,

3131 Lalitha Publications, 1985.- 22,5 cm, VIII-235 p., pl., carte, bibliogr. diverses, index [H. 3131] H 33. 3131

GEO.II.- Karikal-histoire (C.9.2.)

HIST.I.- Dyn.méd. du Sud (C.10.0.)

HIST.II.- Comptoir français (B.1.2.)

HIST.IV.- Politique régionale (F.3.)

INDE COMPT.FRANC.KARIK.HISTOIRE