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(La Lettre du CIDIF n° 38 novembre 2008-  page 123)

 

          Anquetil Duperron, Premier orientaliste français, biographie, par Jacques Anquetil,

            Presses de la Renaissance, 2005, 270 pages.

 

Ce sont Les Indes florissantes[1] qui firent connaître au grand public le nom d’Anquetil Duperron (1731-1805). La vie de celui que l’on considère comme le fondateur de l’orientalisme en France est un véritable roman. Il étudie l’arabe et le persan. Puis, obsédé par un seul but : s’initier à l’avestique et traduire le Zend Avesta, il s’engage à 24 ans comme soldat de la Compagnie des Indes pour « payer » son voyage. Arrivé à Pondichéry avec l’intention de se rendre à Surat, il tente de rejoindre cette ville en se rendant d’abord au Bengale. Les événements politiques le poussent à revenir à Pondichéry par une route terrestre plus qu’incertaine. Il arrivera enfin à Surat, y trouvera les documents qu’il cherchait et qu’il rapportera à la “Bibliothèque du roi“.

Il aura passé six années en Inde dans des conditions difficiles. À son retour en France, il écrit dans le Journal des savants et publie sa traduction Zend Avesta. Il a l’estime de ses contemporains, sauf de Voltaire vieillissant qui avait fait son opinion sur le sujet à travers l’auteur anglais Hyde qui n’avait jamais quitté son pays.

Premier orientaliste de terrain, caractère original et exigeant, Anquetil Duperron a vécu des aventures assez extraordinaires avec un objectif constant : comprendre, aimer et faire connaître une civilisation et une religion qui paraissaient antérieures au monde la Bible.



[1] Guy Deleury, Les Indes florissantes, Robert Laffont (collection Bouquin).