Blue Flower

Chers adhérents et amis,

Nombreux sont ceux qui, comme vous, ont répondu à notre appel. Nous comptons sur tous les membres pour nous aider à développer le C.I.D.I.F. Nous objectifs sont ambitieux, certes, et nécessitent des moyens que nous n’avons pas encore mais que nous espérons obtenir prochainement. Pour le moment, nous en sommes au stade du noyau de cerise planté par le vieillard de la fable. Nous pouvons d’ores et déjà commencer par ce qui est à notre portée tout en gardant en mémoire ce qui pourrait être fait, chacun selon ses priorités. Les initiatives sont non seulement les bienvenues mais souhaitées.

Chacun de nous, dans son domaine et selon ses possibilités, peut s’employer à faire connaître le C.I.D.I.F., aussi bien auprès des médias qu’auprès de relations ou de personnes proches des organismes officiels. Toute action, modeste ou ambitieuse, commence la plupart du temps par une initiative individuelle, souvent mal perçue et parfois dénigrée. Qu’importe ! Il n’est pas nécessaire de réussir pour entreprendre. Souhaiter la réussite et agir en tenant compte de toutes les critiques constructives offriraient déjà les éléments d’un bon départ.

Le C.I.D.I.F. se veut l’expression de la francophonie indienne et de ses corollaires (traductions en français d’ouvrages et de textes écrits dans les langues des Français d’origine indienne et des francophones indiens ; informations sur les ouvrages publiés par l’Institut français de Pondichéry,...). Qu’importe la nationalité ! Le Président Senghor n’en est-il pas un bel exemple ?

Les objectifs du C.I.D.I.F. sont rappelés en annexe 1. Pensez à les distribuer autour de vous et à les utiliser personnellement.

Information et documentation

Recherche, traduction, diffusion, constitution d’un fonds de documentation ayant trait à la francophonie en rapport avec l’Inde ; centralisation de ce fonds sous la forme d’une synthèse dans le cadre d’un bulletin que nous espérons trimestriel en attendant le local qui nous permettrait de réunir matériellement tous ces documents en France.

Bibliothèque

– Recensement des ouvrages et documents, relatifs aux trois siècles d’histoire commune entre la France et l’Inde (se souvenir que quelques lignes ou une référence peuvent parfois se trouver dans un ouvrage qui, apparemment, ne concerne pas ce que nous recherchons) ;

– création d’une banque de données ;

– recherches en vue de l’obtention de ces ouvrages.

Diaporama

Depuis 1986, nous avons entrepris de réunir et de dupliquer des photos et documents aimablement prêtés par des amis (et plus particulièrement, par M. André Franz, M. et Mme Ménard, Mme Jean Le Faucheur et Claude Sandjivy) dans la perspective d’un montage audio-visuel (diaporama). Cette première opération a été particulièrement laborieuse, faute de temps et d’aide bénévole. Nous apprenons que M. Cléret, directeur du service audio-visuel de l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales (I.N.A.L.C.O.) et son équipe vont prendre en charge le montage de ce diaporama en fonction des diapos que nous avons pu réunir. Ce diaporama se place donc désormais sous le haut patronnage de M. de la Briolle, président de l’I.N.A.L.C.O. Nous les en remercions par avance.

– Conception du synopsis : Jacqueline Bouchet, Jean-Paul Valiavittil et Claude Sandjivy (plus particulièrement chargé de la réalisation d’un module sur l’architecture de Pondichéry, ville du xviiième siècle français) ;

– Production : Service audio-visuel de l’I.N.A.L.C.O. Réalisation par module de 13 mn ou multiple de 13.

Photothèque

Pour constituer notre photothèque en vue de sauvagarder un patrimoine, nous vous prions de bien vouloir nous confier des documents en votre possession (gravures, vieilles cartes postales etc..), le temps de les photographier sous forme de diapos. Ils vous seront bien entendu restitués. Vous pouvez entrer en contact avec le responsable de la photothèque, Jean-Paul Valiavittil.

Expression artistique

– Recenser les artistes dans tous les domaines. Nous ne les connaissons pas encore à l’exception de M. André Franz, peintre-sculpteur aux nombreux talents (Marseille) ;

– Organiser des expositions lorsque nous aurons un local et des moyens. Et pourquoi pas un petit musée ? C’est une idée qui a été émise à Montpellier.

Recherche d’un local

Constitution de cette bibliothèque qui pourrait aussi rassembler des ouvrages plus généraux sur l’Inde, en français ou traduits en français, mais également les articles de journaux, revues, magazines, photos, cartes ou leurs reproductions, et en priorité tous les ouvrages, articles, thèses ou mémoires rédigés par tous ceux qui s’intérèssent à l’actuel Etat de Pondichéry et par les Pondichériens, toujours dans le sens le plus large, en France comme en Inde. N’est-il pas nécessaire de fournir une alternative à l’idée tronquée que les médias se font des Pondichériens : joueurs de pétanque ou assistés sociaux ou même “gens de nulle part” ? (voir la copie de l’article en anglais qui nous a été remis par un membre de l’Association Amitié franco-indienne : “The Nowhere People” : annexe 2)

Courrier

Mme Rose Vincent nous suggère de prendre contact avec l’Association des écrivains de langue française (A.D.E.L.F) et avec l’Académie des Sciences d’Outre-mer (rue Lapérouse) qui possède une bibliothèque intéressante.

Melle Yolande Turcat nous a fait parvenir une bibliographie, tirée du fonds de bibliothèque des Missions Etrangères, rue du Bac à Paris. Nous la reproduirons prochainement.

M. Christian Feller nous communique une liste d’ouvrages se trouvant à la librairie Michèle Dhennequin.

M. Charles Hubert de Brantes nous écrit “Enfin l’aboutissement d’une tendance que j’espérais depuis longtemps”. Il souhaite “la restauration des maisons privées françaises de Pondichéry et Chandernagor”.

M. Lucien Leblanc nous écrit de Pondichéry qu’il serait urgent de “participer à la restauration ou à la mise en valeur du patrimoine légué à l’actuel Etat de Pondichéry, dont les demeures des personnalités historiques et autres sommités des temps révolus ainsi qu’à la préservation, à l’entretien, et à l’enrichissement du musée de Pondicherry”. Ces demeures sont “la résidence de Dupleix sise rue J. Nehru, dont le rez-de-chaussée est occupé par divers commerçants tandis que l’étage abandonné tombe en ruines et aussi” “celles de Barathi (20, Easwaran koil st) de Barathidasson (95, Perumal koil st)” sans oublier, ajoute-t-il, la maison d’Ananda Rangapillai, au 69 rue Rangapillai.

M. Claude Marius nous fait parvenir un document sur l’I.N.T.A.C.H. (the Indian National Trust for Art and Cultural Heritage), une organisation non gouvernementale indienne consacrée à l’héritage culturel de l’Inde. Nous donnons en annexe (4) le compte-rendu diffusé par l’Ecole Française d’Extrême-Orient, à la suite du séminaire sur “l’héritage architectural de Pondichéry”, organisé par l’I.N.T.A.C.H. et l’E.F.E.O. Ce séminaire n’est pour le moment qu’une phase de recherches préliminaires dont l’intérêt, suscité par l’année de la France en Inde, risque de retomber une fois ladite année terminée.

Nous ne sommes pas en mesure de faire concurrence à l’I.N.T.A.C.H. ni ne le souhaitons ; mais notre rôle pourrait très bien être complémentaire et consister à rassembler l’information, noter les progrès des réalisations, servir d’aiguillon. Une collaboration pourrait s’instaurer entre l’I.N.T.A.C.H. et le C.I.D.I.F. : M. Jacques Weber, notre secrétaire général, rencontrera à la mi-octobre Mr. Toshak Patel, architecte de nationalité indienne, qui désire recenser et faire photographier les plans, cartes, dessins, photographies anciennes de Pondichéry, conservés dans les Archives et Bibliothèques françaises.

M. Claude Marius nous a également fait parvenir une carte récente de Pondichéry, préparée par Louis Gilbert Aroquiassamy, et présentée sous forme d’encart dans Les Cahiers d’outre-mer (n° 157, janvier-mars 1987), revue de géographie, publiée à Bordeaux.

M. Michel Bédet, collectionneur d’autographes, nous envoie par l’intermédiaire de M. Jacques Weber la photocopie d’une lettre manuscrite de Lally fils, que nous reproduirons dans notre prochain bulletin.

Martine Van Woerkens nous communique un texte et deux gravures, tirés de la revue Le Monde illustré, sans précision de date. (Une petite idée cependant : c’était au moment du centième anniversaire de Charles-Auguste, grand-duc de Weimar, et des fêtes en l’honneur de Goethe et de Schiller). Nous les reproduirons dans notre prochain bulletin.

Mr. William J.S. Miles (Etats-Unis) nous a promis de nous tenir au courant de ses travaux sur Pondichéry.

JLB