Blue Flower


PROCES-VERBAUX DES DELIBERATIONS DU CONSEIL SOUVERAIN DE LA Cie DES INDES*

Juillet 1708 (vol. I, pp. 46-47)

« Délibération du Conseil Supérieur du 29 juillet 1708, disant “Monsieur l’envoyé du Roy, a assemblé le Conseil pour déclarer qu’il a esté chargé de la part de Messieurs les Directeurs généraux de la Compagnie Royale de France de donner pleine liberté de commerce et de conscience à toutes les sortes de Nations qui voudront s’établir à Pondichéry, en vue d’augmenté au Conseil une déclaration qu’il a dressé de sa main tendant à cet effet et dont il a esté présentement fait lecture. L’affaire mise en délibération il a été résolu que la déclaration sera traduite en langue portugaise et malabare pour ensuite estre publiée en François, Portugais et malabare et affiché dans les lieux accoutumez et même que l’on en fera plusieurs copies pour les distribuer aux chefs de castes, afin de les exciter à contribuer à attirer des marchands pour venir s’établir à pondichéry”.

Signé Hébert, de Flacourt, Cuperly, d’Ardancourt, de la Prévostière. –

En suite la teneur de la dite déclaration :

“... Comme il n’y a rien de plus avantageux pour l’agrandissement et l’abondance dans les colonies que l’établissement du commerce et que depuis notre arrivée il nous a esté proposé plusieurs moyens tendant à l’augmentation de celuy de Pondichéry dont ayant plusieurs fois conféré avec les Conseillers du Conseil Royal de la ville, nous n’en avons point trouvé de plus convenable que celuy de donner pleine et entière liberté à toutes sortes de nations de venir s’établir dans l’étendue de notre Gouvernement où les marchands et autres qui voudront faire commerce de quelque qualité et condition qu’ils soient seraient reçus et protégés en payant les droits d’entrée et de sortie suivant les tarifs qui en a été arrêté, leur déclarant que nous prendrons sous notre protection leurs personnes, femmes et enfants, esclaves et domestiques, qu’ils pourront faire tel commerce par mer et par terre qu’ils voudront en payant les droits comme est dit cy-dessus et qu’ils pourront vivre en toute liberté suivant leurs manières et coutumes, laquelle présente déclaration nous avons fait enregistrer au Greffe du Conseil Supérieur”. Signé : Hébert. – »

 



* Ce texte est cité par Yvonne Robert Gaeblé dans son ouvrage Enfance et adolescence d’Ananda Rangapoulle.