Blue Flower

 

 

A la demande de Charles Hubert de Brantes, son président, retenu en Italie, mais représenté ici par son épouse Marine, je voudrais dire quelques mots, au nom de l’Association des Amis du Patrimoine Pondichérien, dont je suis membre et dont plusieurs membres sont ici présents

Anne-Marie en était la trésorière et, bien plus que cela, la grande sœur, une animatrice au dévouement inlassable.

Elle était, pour nous tous, la mémoire vivante de Pondichéry.

Elle avait quitté l’Inde en 1949, à l’âge de 17 ans, à la fleur de l’âge, y était retournée quarante ans plus tard en 1991 et souvent par la suite. J’ai eu le privilège d’organiser ses voyages, et même son dernier voyage, en février dernier.

Elle connaissait les Pondichériens, leurs alliances et leurs histoires, elle aimait en parler… elle était même intarissable sur le sujet.

Elle connaissait l’histoire de chaque maison, de chaque famille. Elle nous montrait la maison de son enfance, occupée aujourd’hui par l’Hôtel de l’Orient. Anne-Marie rappelait avec fierté que l’église Notre Dame des Anges avait été construite par son ancêtre, l’ingénieur Louis Guerre, en 1855, et que son arrière grand père, Léon Guerre avait été, en 1880, le premier maire élu de Pondichéry.

Elle s’était évidemment passionnée pour la protection du patrimoine pondichérien.

Malgré la fatigue due à une maladie que personne ne soupçonnait encore, elle a maintenu son dernier voyage à Pondichéry en février dernier avec ses enfants et petits-enfants. Elle était heureuse d'avoir pu leur transmettre son amour de "Pondi", d'avoir passé le relais en quelque sorte. Ce fut un grand bonheur pour elle de participer le 4 mars 2012 à la bénédiction de la fin des travaux de restauration de « son » église, Notre-Dame des  Anges.

 

C'était une enthousiaste. Elle était très gaie, elle aimait rire et avait un grand sens de l'humour.

Elle a su nous faire partager son amour de l’Inde et particulièrement de l’Inde Française et quand nous pensons à Pondichéry, Anne Marie est encore et toujours avec nous.

Nous partageons avec son mari, ses fils, ses petits-enfants et toute sa famille, nos pensées les plus sincères, et les assurons que nous poursuivrons notre tâche avec l’esprit qu’elle nous a insufflé.

 

Didier Sandman

(Allocution prononcée le 26 septembre 2012)