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L'Inde confirme son désir de régler son différend frontalier avec la Chine

le 26/10/2009 à 8h28  par AFP

Le Premier ministre indien a confirmé dimanche, en marge d'un sommet asiatique en Thaïlande, avoir convenu avec son homologue chinois de travailler à la résolution d'un différend frontalier qui empoisonne les relations bilatérales depuis des décennies.

 

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Manmohan Singh a eu un entretien "franc et constructif" avec son homolgue chinois Wen Jiabao sur le sujet, a-t-il déclaré  aux journalistes lors d'un sommet des nations du sud-est à Hua Hin, dans le sud de la Thaïlande. "Le Premier ministre et moi-même avons réaffirmé le besoin de préserver la paix et la tranquillité à la frontière jusqu'à la résolution de cette question", a-t-il ajouté, soulignant leur volonté de "bâtir une confiance et une compréhension politique" entre les deux géants du continent.

M. Singh a fait valoir qu'"aucune des deux parties ne devrait laisser les différences faire obstacle au développement d'une coopération fonctionnelle entre les deux pays", selon le site web du ministère indien des affaires étrangères.

Samedi, l'agence officielle Chine nouvelle avait fait état de cette collaboration mais l'Inde n'avait fait aucun commentaire. La question de l'Etat indien de l'Arunachal Pradesh, bordé au Nord par le Tibet, est un sujet sensible dans les relations sino-indiennes même si les deux pays ont mis en place en 2003 un mécanisme de dialogue sur la délimitation de leurs frontières.

L'Inde affirme que la Chine occupe 38.000 km2 de son territoire au Cachemire. Pékin rétorque qu'une partie de l'Arunachal Pradesh, qui couvre 90.000 km2, lui appartient et fait partie du Tibet.

Depuis un bref conflit en 1962 perdu par New Delhi, aucune ligne de cessez-le-feu n'a été établie, mais le calme règne à la frontière grâce à deux accords de bon voisinage paraphés en 1993 et en 1996.

L'opposition entre les deux géants asiatiques concernant cet Etat disputé du nord-est de l'Inde a repris de plus belle alors que le dalaï lama, qui vit en Inde, doit se rendre le 8 novembre dans l'Arunachal Pradesh en dépit de l'opposition de Pékin.

"J'ai dit au Premier ministre que le dalaï lama était notre invité. C'est un chef religieux", a expliqué Manmohan Singh, ajoutant: "je ne connais pas les projets du dalaï lama. Je l'ai indiqué au pouvoir chinois".

Le chef spirituel, qui s'est rendu fin septembre aux Etats-Unis pour une visite de plus de deux semaines, a renoncé depuis longtemps à l'indépendance du Tibet et opté pour une diplomatie dite de la "voie moyenne" consistant à réclamer une large "autonomie culturelle" pour cette vaste région.