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Pondichéry-La Rochelle, un partenariat franco-indien prometteur


Une délégation de la ville de La Rochelle est actuellement a Pondichéry afin d’établir des partenariats dans plusieurs domaines avec l’ancien comptoir français. Depuis quelques années, la France tente de rattraper son retard en matière de coopération avec l’Inde, devenu un allie stratégique incontournable.

 

"On trouve a Pondichéry une atmosphère qui rappelle celle de La Rochelle". Jean-Claude Rousseau, directeur général adjoint a la ville de La Rochelle a bon espoir de s'engager dans des projets concrets avec l'ancien port français du Tamil Nadu (sud) où il est actuellement en déplacement pour une visite de trois jours. Depuis deux ans, la ville portuaire de Poitou-Charentes tente d'établir, avec le soutien de l'Unesco et de L'Indian National Trust for Art and Cultural Heritage (INTACH) des partenariats avec Pondichéry, principalement dans les domaines du tourisme, de la culture et du développement urbain.

"Pour l'instant, l'objectif est de mener une mission exploratoire", explique Jean-Claude Rousseau, convaincu que La Rochelle, une des villes les plus visitées de France avec trois millions de visiteurs par ans, peut servir d'exemple pour Pondichéry, qui tente aujourd'hui d'attirer les touristes. "Notre ville est comme un laboratoire, nous pouvons jouer un rôle de conseil pour le développement de Pondichéry", explique t-il. "Nous cherchons a préserver et a mettre en valeur le patrimoine de la ville", assure Ashok Panda, directeur administratif de l'INTACH a Pondichéry. C'est un des objectifs du partenariat avec La Rochelle, qui fait partie du réseau des "villes d'art et d'histoire a secteur sauvegardé ".

Jean-Claude Rousseau rappelle cependant que le développement de Pondichéry "dépasse le cadre historique""Un centre urbain doit être un lieu vivant, pas unique ment un musée", explique t-il. Des échanges économiques et culturels sont également prévus entre les deux villes."Nous allons ouvrir un cours sur l'Inde a l'université de la Rochelle et accueillir des professeurs indiens", affirme Jean-Claude Rousseau pour qui le partenariat de sa ville avec l'Inde ne doit pas se limiter pas a Pondichéry. "Nous essayons également de créer des liens entre l'école d'hôtellerie de la Rochelle et celle de Bombay", affirme t-il.

Pour l'heure, rien n'est signé. "C'est encore trop tôt. Nous devons attendre l'accord du ministre indien des Affaires étrangères ", explique Ashok Panda. Les lenteurs administrative, couplées a des complications juridiques sont une des raisons du nombre encore trop faible de projets entre la France et l'Inde. La coopération française décentralisée n'en est qu'a ses balbutiements en Inde, comparée aux autres pays d'Asie. Mais, a l'image de La Rochelle, de plus en plus de villes et de régions françaises commencent a réaliser l'importance stratégique du sous-continent.

 

Antoine Corta, Aujourd'hui l'Inde, le 5 mars 2009