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L’Inde élue sans ambiguïté au Conseil de sécurité des Nations unies


Après vingt ans d’absence, l’Inde sera de nouveau le représentant de l’Asie au Conseil de sécurité de l’ONU. Une opportunité pour mettre en place de nouvelles réformes, espèrent les responsables indiens.

L'Inde veut entreprendre des réformes au sein de l'ONU

 

Sa dernière élection remontait à 1991. Vingt ans plus tard, l’Inde figure de nouveau parmi les dix membres non permanents de l’ONU élus pour un mandat de deux ans. Si le bureau indien de l’organisation n’y voit qu’une émanation logique de sa structure institutionnelle, le gouvernement indien préfère, lui, y trouver le signe du "soutien écrasant dont l’Inde bénéficie au sein de la communauté internationale."

Avec 187 voix sur 192, le pays peut en effet se targuer du plus haut score de ces dernières élections. Une victoire tempérée par les Nations Unies, qui rappellent que l’Inde était le seul candidat représentant l’Asie, après le retrait du Kazakhstan.

Le Conseil de sécurité des Nations unies repose sur cinq membres permanents et dix membres non permanents renouvelés par moitié tous les ans. Ces derniers s’inscrivent comme les représentants des différentes régions du monde (Asie, Afrique, Amérique latine, Europe orientale, Europe occidentale).

Confiant face aux nouvelles responsabilités qui seront incombées au pays à partir du premier janvier 2011, le ministre indien des Affaires étrangères S.M. Khrishna, a déclaré hier lors d’une conférence de pressse que l'Inde était en mesure de jouer un rôle prépondérant sur la scène internationale. "L’Inde va montrer au monde qu’elle lui est bénéfique", a-t-il affirmé.

Elargir le comité des membres permanents

M. Krishna a par ailleurs rappelé la nécessité de réformes structurelles au sein de l’organisation : "La charte de l’ONU a été écrite en 1945. Nous sommes aujourd’hui au bout de la première décennie du 21e siècle et nous attendons toujours des réformes internes à l’ONU." "Nous sommes conscients (…) [que] les puissances établies ne sont pas aussi enthousiastes que la plupart des pays en développement", a-t-il ajouté.

Pour l’Inde, ce septième mandat s’inscrit également dans des perspectives plus larges : après les résultats de ces dernières élections, celle qui n’a jamais cessé d’affirmer sa volonté d’intégrer un comité élargi de membres permanents, se définit désormais elle-même comme un "candidat de choix". Alors que l’ONU parle d'une "ambition commune à tous les pays", le sujet sera abordé lors de la prochaine rencontre entre le Premier ministre indien Manmohan Singh et le président Barack Obama, à la fin de cette année, selon le quotidien Hindustan Times.