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 Un train a été incendié à Gaya, dans l'est de l'Inde, le 26 janvier 2022.

Un train a été incendié à Gaya, dans l'est de l'Inde, le 26 janvier 2022. AFP - -

 

De très violentes manifestations ont lieu cette semaine dans le Bihar et l'Uttar Pradesh. Dénonçant des irrégularités dans un examen de la fonction publique, des milliers d’étudiants désespérés ont notamment mis le feu à un train à Gaya, dans l'est de l'Inde.

Des stations de train dévastées, des policiers qui tirent en l’air, des portraits du Premier ministre Narendra Modi brûlés. Depuis lundi, les États voisins du Bihar et de l’Uttar Pradesh sont secoués par un très fort mouvement social étudiant.

Tout est parti d’une modification d’un concours d’entrée pour les chemins de fer indiens. Environ 10 millions d’étudiants étaient enregistrés pour 40 000 places. Le 15 janvier, les aspirants ont appris qu’ils devraient passer deux tests au lieu d’un.

Leur colère s’est rapidement transformée en révolte contre la précarité étudiante. En Inde, le taux de chômage des jeunes avoisine en effet les 25 %, encore plus dans ces deux États défavorisés.

Les manifestants ont bloqué des routes et des gares à plusieurs endroits et un train a été incendié dans la ville de Gaya le 26 janvier, jour de la fête nationale indienne. La police a violemment répliqué et arrêté au moins 55 étudiants. Six agents ont été suspendus pour usage excessif de la force.

Le ministère des Chemins de fer a promis d’écouter les revendications exprimées. Plusieurs partis d’oppositions ont de leur côté apporté leur soutien aux manifestants, qui se sont rassemblés ce vendredi dans la ville de Patna, sans violence pour l’instant.

Côme Bastin, RFI.fr le 28 janvier 2022