Blue Flower

 

 Paniqués, de nombreux migrants indiens ont décidé de partir du Cachemire et regagner leurs villes d'origine après plusieurs meurtres de travailleurs venus d'autres États. Ici, dans la station de train de la capitale Srinagar, le 18 octobre 2021.

Paniqués, de nombreux migrants indiens ont décidé de partir du Cachemire et regagner leurs villes d'origine après plusieurs meurtres de travailleurs venus d'autres États. Ici, dans la station de train de la capitale Srinagar,
le 18 octobre 2021. © Danish Ismail, Reuters

 

Au moins quatre civils ont été assassinés dans la région indienne du Cachemire entre samedi 16 et dimanche 17 octobre. Des travailleurs modestes ciblés par des indépendantistes car ils viennent de l’extérieur de cet État dont la gestion a été reprise de force par New Delhi. Les morts ont entraîné une certaine panique au Cachemire, ainsi que dans les régions d'origine des travailleurs.

Dans le sud du Cachemire, des hommes munis d’armes à feu sont arrivés ce dimanche dans une résidence d’ouvriers contractuels et ont abattu deux hommes. La veille, c’est dans la capitale locale, Srinagar, et dans une autre ville du sud qu’un ouvrier et un vendeur de rue ont été assassinés.

À chaque fois, les meurtriers visaient des travailleurs qui viennent de l’extérieur de l’État, en l’occurrence des régions du Bihar et de l’Uttar Pradesh. En deux semaines, ce sont ainsi 11 civils non cachemiris qui ont été abattus.

 

« Front de la résistance »

Les premières attaques ont été revendiqués par un nouveau groupe appelé le Front de la résistance, sous prétexte que ces personnes auraient été des « informateurs de la police » ou des « agents hindouistes ».

Cela arrive dans un contexte où le gouvernement nationaliste hindou, qui a violemment abrogé l’autonomie du Cachemire en 2019, cherche à faciliter l’installation de populations non cachemiries, et particulièrement d’hindous, dans cette région à majorité musulmane.

Sébastien Farcis, RFI.fr le 18 octobre 2021