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 Les forces de sécurité inspectent les lieux après un présumé attentat-suicide, le 5  septembre 2021, dans le sud de la ville de Quetta (Pakistan). PHOTO / MAZHAR CHANDIO / ANADOLU AGENCY / ANADOLU AGENCY VIA AFP.

Les forces de sécurité inspectent les lieux après un présumé attentat-suicide, le 5  septembre 2021, dans le sud de la ville de Quetta (Pakistan). PHOTO / MAZHAR CHANDIO / ANADOLU AGENCY / ANADOLU AGENCY VIA AFP.

 

Ainsi que le craignait Islamabad, le renversement du gouvernement afghan par les talibans se traduit par des attaques de plus en plus fréquentes au Pakistan. Une soixantaine de victimes sont à déplorer depuis le 15 août.

Les craintes du gouvernement pakistanais étaient fondées. Depuis le retour au pouvoir des talibans en Afghanistan, il y a un mois et demi, des attentats frappent le Pakistan voisin “comme jamais depuis février 2017”, indique le journal indien Hindustan Times. La presse pakistanaise ne s’en fait pas encore vraiment l’écho, mais les attaques terroristes “se sont multipliées, selon les données compilées par le South Asia Terrorism Portal”, un site d’information spécialisé dans le terrorisme en Asie du Sud.

Cette source montre qu’“après le retrait de l’armée américaine d’un Afghanistan déchiré par la guerre et la prise de Kaboul par les talibans, les attentats terroristes meurtriers au Pakistan ont atteint leur niveau le plus élevé depuis plus de quatre ans”.

C’est le signe d’une “instabilité croissante dans la région” et notamment pour Islamabad, paradoxalement soutien notoire des talibans afghans depuis 2001. Rien qu’au mois d’août, “35 attentats” se sont produits au Pakistan, faisant 52 morts parmi la population civile. En outre, deux soldats pakistanais auraient été tués par des terroristes par-delà la frontière pakistano-afghane, tandis que sept autres auraient trouvé la mort en septembre, lors d’un assaut de l’armée pakistanaise contre des terroristes dans le Waziristan du Sud.

Les talibans pakistanais “enhardis”

“La plupart des attaques sont attribuées au Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP)”, le mouvement taliban pakistanais, lequel aurait reçu “les encouragements” des islamistes afghans. Comme le rappelle le Hindustan Times, qui a son siège à Delhi, le TTP a “pour objectif déclaré de renverser le gouvernement d’Islamabad” et mène pour cela “une campagne militaire violente contre l’État”. Il entretient “des liens avec plusieurs autres organisations terroristes, dont Al-Qaida, mais pas seulement.

Selon les experts, ce groupe militant marginal se trouve aujourd’hui “enhardi par ce qui s’est passé en Afghanistan”, même s’il s’était renforcé au cours de l’année écoulée, “en fusionnant avec des groupes dissidents”. Le TTP était pourtant supposé avoir été neutralisé par l’armée pakistanaise et des attaques de drones de l’armée américaine.

Cette évolution est une très mauvaise nouvelle pour le Pakistan, qui est “fortement critiqué dans le monde entier” pour avoir encouragé l’offensive des talibans contre l’ancien gouvernement du président Ashraf Ghani en Afghanistan. Le Premier ministre Imran Khan espérait sans doute “s’attirer les faveurs des nouveaux dirigeants de Kaboul” et mettre ses voisins, l’Inde au premier chef, “mal à l’aise dans le processus” en cours dans la région.

Or “jusqu’à présent” le nouveau régime taliban “n’a fait qu’accroître le malaise d’Islamabad”. Après avoir pris le pouvoir, les islamistes ont en effet libéré des prisons afghanes “plusieurs terroristes recherchés par le gouvernement pakistanais”.

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Courrier International.com le 28 septembre 2021

 

SOURCE

 

Hindustan Times-New Delhi

 

CouvertureInde

Quotidien

1 143 000 exemplaires

anglais/hindi

www.hindustantimes.com

Le titre, fondé en 1924, est de loin le journal le plus populaire à New Delhi, et il reste aujourd’hui encore le grand rival du Times of India. Son ton sobre explique sans conteste son succès. Il est plutôt conservateur.

Près de 5 millions de lecteurs consultent chaque jour ce quotidien. Fleuron du groupe de presse Hindustan Times Group, il compte quatre éditions régionales (New Delhi, Lucknow, Patna, Calcutta) et est imprimé dans 12 villes indiennes. Il contient de nombreux suppléments consacrés à l’immobilier, à l’éducation ou encore au cinéma. En 2007, l’Hindustan Times a lancé Mint, un quotidien d’information en partenariat avec le Wall Street Journal.

Le site, très riche, permet d’accéder à tous les compléments et aux différentes éditions de l’Hindustan Times. On peut ainsi être redirigé vers l’Hindustan, la version en hindi du grand quotidien, qui est lue par 26,8 millions d’Indiens. On a également accès à la version britannique du journal réservée à la diaspora indienne. Pour les seuls trois premiers mois de 2004, 3 millions d’internautes ont consulté ces pages. Possibilité de consulter la version e-paper de ce quotidien.