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Chris Alexander en 2015 alors qu'il était ministre de l'Immigration dans le gouvernement Harper. (Wikipédia)

 

L’ancien ministre et ambassadeur du Canada en Afghanistan, Chris Alexander, a qualifié le premier ministre pakistanais Imran Khan de «menteur éhonté » et a demandé des sanctions contre lui pour avoir encouragé les talibans, rapportent aujourd’hui les médias afghans.

Chris Alexander a été ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration dans le gouvernement de Stephen Harper, mais, avant de se lancer dans l’arène politique en 2011, Alexander a passé 18 ans dans le Service extérieur canadien et a été le premier ambassadeur résident du Canada en Afghanistan de 2003 à 2005. Par la suite, il a été représentant spécial adjoint de la Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan jusqu’en 2009.

Il fut aussi secrétaire parlementaire du ministre de la Défense nationale jusqu’à sa nomination, en 2013, comme ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration du Canada, poste qu’il occupa jusqu’à sa défaite aux élections de 2015

«Cet homme est une fraude totale: un menteur éhonté sans capacité et un charlatan qui a été parmi les ‘boosters’ les plus stupides et les plus instinctifs des talibans pendant des décennies », a déclaré Alexander à propos du premier ministre pakistanais Imran Khan. «Un paria comme Poutine, il ne mérite que des sanctions sévères et un jour un dossier à La Haye».

Le Pakistan a longtemps été accusé de soutenir les talibans, mais Islamabad nie ces allégations. Le Premier ministre pakistanais Imran Khan a récemment déclaré que « ce que les talibans font ou ne font pas n’a rien à voir avec nous ». «Nous ne sommes pas responsables, nous ne sommes pas non plus les porte-parole des talibans », a déclaré Khan.

À la mi-juillet, le premier vice-président afghan, Amrullah Saleh, avait révélé que l’Armée de l’air pakistanaise avait averti l’Armée nationale afghane (ANA) et l’Armée de l’air afghane que toute tentative de déloger les talibans de la zone de Spin Boldak dont il venaient de s’emparer serait affrontée et repoussée par l’Armée de l’air pakistanaise.

«L’Armée de l’air pakistanaise a officiellement averti l’armée et l’armée de l’air afghanes que toute tentative de déloger les talibans de la zone de Spin Boldak sera affrontée et repoussée par l’Armée de l’air pakistanaise. L’Armée de l’air pakistanaise fournit désormais un soutien aérien rapproché aux talibans dans certaines zones », écrivait le premier vice-président afghan sur Twitter, ajoutant même quelques heures plus tard.

Au lendemain de l’intervention de son premier vice-président, le président Ashraf Ghani avait lui aussi critiqué lors d’un sommet international en Ouzbékistan le Pakistan pour ce qu’il a qualifié de soutien aux talibans, appelant le pays voisin à plutôt user de son influence et de son influence pour la paix et la cessation des hostilités en Afghanistan, rapporte la chaîne afghane d’information continue Tolo News.

Aujourd’hui, le premier vice-président afghan Amrullah Saleh a réitéré que les talibans avaient organisé un soutien et un parrainage au Pakistan.

«Les talibans utilisent les pourparlers de Doha pour tromper. Ils n’ont aucune intention de s’engager dans des négociations significatives », a ajouté Amrullah Saleh.

45e Nord.ca le 1er août 2021