Blue Flower

Les divinités de l'hindouisme ne peuvent pas faire de transactions boursières


 

 

Un tribunal indien a jugé que les divinités de l'hindouisme ne pouvaient pas faire de transactions boursières et financières, a rapporté samedi la presse indienne, après une demande en ce sens déposée par une société d'investissement.


Deux juges de la haute cour de Bombay ont rejeté une requête émanant d'une société d'investissement religieuse demandant l'ouverture de comptes au nom de cinq divinités, dont le célèbre Ganesh (ou Ganesha).


"Le commerce d'actions sur le marché boursier requiert certaines compétences qu'on ne peut attendre de ces divinités" ont estimé les juges P.B. Majumdar et Rajendra Sawant.


Ce fonds d'investissements, propriété de l'ancienne famille royale de Sangli, dans l'Etat du Maharashtra (ouest) dont Bombay est la capitale, avait soumis cette affaire après avoir ouvert des comptes pour les divinités.


Mais l'autorité de régulation des marchés (National Securities Depository Limited) a rejeté cette demande, arguant qu'il serait difficile de prendre des mesures contre les dieux si des irrégularités survenaient.


"Les dieux et déesses sont faits pour être adorés dans les temples, mais pas pour être utilisés dans des activités commerciales comme dans les transactions boursières", ont estimé les juges.


Ganesh, également connu comme Lord Ganpati, patron des commerçants, qu'on représente avec une tête d'éléphant, est l'une des divinités les plus populaires du panthéon hindou des Indiens et largement vénéré à Bombay et dans le Maharashtra.

 

AFP, in Aujourd'hui l'Inde, le 17 juillet 2010.