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Catégorie : Actualité du C.I.D.I.F

 De la bouse de vache rassemblée en tas à l’occasion du festival “Gorehabba” durant lequel les hommes se livrent à une bataille de bouses, le 17 novembre 2020, au village de Gumatapura situé dans le sud de l’Inde. PHOTO / Padmanabha RAO / AFP.

De la bouse de vache rassemblée en tas à l’occasion du festival “Gorehabba” durant lequel les hommes se livrent à une bataille de bouses, le 17 novembre 2020, au village de Gumatapura situé dans le sud de l’Inde. 

PHOTO / Padmanabha RAO / AFP.

 

 

 

Blanc et sans odeur, ce produit miracle dévoilé par un ministre du gouvernement Modi permet de lutter contre les bactéries et les champignons, en évitant l’emploi de substances chimiques.

N’a-t-on jamais rêvé de rafraîchir sa maison avec une peinture “respectueuse de l’environnement, sans odeur ni composant toxique”, et possédant “des propriétés antibactériennes et antifongiques”? L’Inde a trouvé la solution miracle en mettant au point une peinture “à base de bouse de vache”, que le ministre des Routes et des PME, Nitin Gadkari, a lui-même testée officiellement mardi 12 janvier, indique l’Indian Express.

Au pays de l’hindouisme, on prête à la vache d’innombrables vertus mais cette fois c’est du sérieux. “La peinture a été homologuée par le Bureau of Indian Standards” et sera très prochainement mise sur le marché “sous deux formes” : à l’eau et à l’huile, au prix de respectivement 120 roupies (1,30 euro) et 225 roupies (2,50 euros) le litre. Testée par trois laboratoires sur divers paramètres, “la dilution, l’application, le temps de séchage et la finition”, elle est réputée sécher “en moins de quatre heures” et peut être appliquée sur les murs intérieurs et extérieurs.À ceux qui s’interrogent sur l’aspect que peut présenter une peinture à la bouse de vache, le fabricant, Khadi, précise qu’elle est “parfaitement blanche” et peut évidemment être déclinée par la suite dans n’importe quelle couleur en ajoutant des colorants. Le journal rappelle que “ce n’est pas la première fois qu’on utilise les déchets organiques bovins” pour fabriquer des produits de consommation de masse. La bouse est déjà employée pour faire des bâtons d’encens, et l’urine de vache est utilisée dans des désinfectants.

The Indian Express.com, le 17 janvier 2021

In Courrier International.com  le 17 janvier 2021