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Ces cinq dernières années, les autorités indiennes ont recensé pas moins de treize décès d’humains provoqués, à l’origine, par des bagarres entre singes. Certains spécialistes estiment que la détérioration des zones forestières et le passage à la monoculture peuvent expliquer ce phénomène.

 

Des Langurs gris dans une rue déserte d'Ahmedabad ( Inde ), pendant la période de confinement, le 19 avril 2020. (Photo d'illustration) 

Des Langurs gris dans une rue déserte d'Ahmedabad ( Inde ), pendant la période de confinement, le 19 avril 2020. (Photo d'illustration) | SAM PANTHAKY / AFP

 

En Inde, la rivalité et l’agressivité entre les singes ne cessent de s’accroître. Un phénomène dangereux: les bagarres entre les primates provoquent parfois le décès d’êtres humains à proximité. Le 6 octobre dernier, deux personnes sont mortes après qu’un mur s’est effondré sur eux. Le bout de bâtisse s’est écroulé à cause d’une violente bagarre entre singes à côté.

En juillet dernier, un incident similaire s’est produit. C’est une famille entière qui a trouvé la mort après l’effondrement d’un mur, «violemment secoué» par des singes. Au total, ces cinq dernières années, pas moins de 13 personnes sont mortes dans des circonstances similaires dans le nord de l’Inde, rapporte Vice News relayé par Slate.

 

Une agressivité qui se tourne vers les humains

«L’Inde fait face à une menace singe depuis la fin des années 1980, indique le Dr Iqbal Malik, primatologue, interrogé par Vice NewsAvant cela, les humains et les primates coexistaient pacifiquement sans de tels conflits.»

Selon lui, le passage à la monoculture ainsi que la détérioration des zones forestières, «qui auraient pu être des habitats pour les singes», expliqueraient cette hausse de l’agressivité des primates. «Cette agression se poursuit ensuite contre les humains, en particulier dans les cas où la terre habitée par des singes est usurpée par les autorités», conclut Iqbal Malik

AFP, in Ouest-France.fr le 12 octobre 2020