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L'édifice a été dégagé par les habitants du village tout proche pendant le confinement. Le temple de Sri Nageswara Swamy serait consacré à Parashurama, le sixième avatar du dieu hindou Vishnou.

 

L'édifice était enseveli sous une montagne de sable depuis près de 80 ans. Capture d'écran Twitter ANI

 

En France, il y a des châteaux de sable. En Inde, des châteaux dans le sable. À Perumallapadu, un temple enseveli depuis près de 80 ans vient d'être excavé. Les habitants de ce village à l'ouest de Nellore, dans l'État d'Andhra Pradesh, ont profité du confinement pour entreprendre des fouilles après avoir redécouvert certaines petites structures qui affleuraient dans cette région minière. Après moult efforts, le temple a enfin dévoilé ses lignes, comme le rapporte l'agence de presse indienne ANI.

Selon les anciens du village ainsi que le directeur adjoint des fouilles archéologiques, le temple a été enseveli après les inondations de 1850 et le changement de cours de la rivière Pennar. Obligés de s'éloigner des berges du fleuve, les habitants ont abandonné l'édifice à son sort, assailli par les dunes avant de disparaître complètement. Vieux d'environ 300 ans, il s'agirait du temple de Sri Nageswara Swamy. D'après l'ANI, la population locale croit se souvenir qu'il est consacré à Parashurama, le sixième avatar du dieu hindou Vishnou.

Les fouilles ont été arrêtées et «un examen détaillé du site sera effectué», explique le directeur adjoint des fouilles archéologiques dans les colonnes de The Hindu . Des mesures pour rénover le temple et le préserver seront prises à la demande de la communauté. «Nous avons des plans pour reconstruire le temple afin d'y pratiquer le puja, un rite d'offrande et d'adoration», a expliqué un des villageois au New Indian Express .

Découverte exceptionnelle, le temple a attiré les habitants de Perumallapadu et des villages alentour qui avaient déjà commencé à le visiter avant l'arrivée des autorités. Certains y pratiquaient déjà des cultes. Pour protéger des risques, la structure restant fragile, le site est dorénavant gardé par des policiers.

Matt Finance, Le Figaro.fr le 28 juin 2020

 
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