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Mariane Quessy-Dion voyage en Inde depuis le mois d’octobre. Elle est hébergée aussi longtemps que nécessaire dans le temple où elle a étudié. PHOTO COURTOISIE

 

Mariane Quessy-Dion a eu un mince espoir de pouvoir enfin rentrer au Québec, mais les vols de rapatriement de l’Inde ont été réservés si rapidement qu’elle devra passer son tour et patienter jusqu’en juillet.

 

Plus tôt cette semaine, l’ambassade canadienne a annoncé des vols de rapatriement de l’Inde, mais ceux-ci ont été instantanément réservés.

« Les gens se sont jetés sur les deux premiers vols offerts. Puis, environ 20 autres vols ont été ajoutés et au moment même où ils ont été mis en ligne, c’était déjà impossible de réserver », rapporte la Drummondvilloise qui se trouve en Inde depuis octobre, où elle a notamment étudié le yoga Bahkti dans un temple de la pleine conscience de Krishna.

Finalement, elle s’est découragée et elle a acheté un vol commercial prévu le 8 juillet avec Air Canada.

 

Oubliée dans l’est

Mariane Quessy-Dion devait revenir le 2 avril, mais comme l’Inde a fermé ses frontières et restreint tous les déplacements, elle est coincée à Pattamundai, à 30 heures de route de New Delhi.

Depuis le 1er juin, les vols à l’intérieur du pays ont recommencé, ce qui lui permet maintenant de se rendre dans la capitale indienne.

« Ce qui est désolant, c’est que le Canada devait planifier des transports terrestres pour nous amener à l’aéroport. Finalement, je n’ai jamais eu accès à ces transports. Des vols de rapatriement ont été organisés dans le nord, l’ouest et même le sud du pays, mais pas dans l’est, où je me trouve », raconte-t-elle.

Heureusement, elle a la chance d’être hébergée au temple aussi longtemps que nécessaire. « En retour, je fais des tâches pour aider. Tout le monde s’entraide ici », souligne-t-elle.

 

Dur retour à la réalité

Elle redoute déjà son retour à la réalité après plusieurs mois passés à vivre paisiblement dans un temple indien.

« L’atmosphère est calme ici. On ne vit pas vraiment la crise. Après trois mois à être confinée en pleine nature, dans un temple, je vais avoir un choc. Ça va être désolant de constater les répercussions de nos actions, car le virus reflète notre façon d’agir envers la planète », croit-elle.

 

Érika Aubin, Le Journal de Montréal.com le 13 juin 2020

 

 
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