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Catégorie : Actualité du C.I.D.I.F

 

PREDICTIONS L’outil utilise l’apprentissage automatique pour analyser plus de 80 facteurs démographiques, environnementaux, climatiques, sociaux, politiques et économiques

 

Un homme s'approvisionne en eau à Lagos, au Nigeria. 

                                                        Un homme s'approvisionne en eau à Lagos, au Nigeria.
                                                                              — Sunday Alamba/AP/SIPA

 

Le ministère des Affaires étrangères néerlandais s’est associé à six organisations pour mettre au point un outil numérique pouvant détecter de potentiels futurs conflits liés à l’eau. Baptisé Water, Peace, and Security (Eau, Paix et sécurité, WPS), le portail en ligne s’adresse principalement aux associations et aux gouvernements mais il est aussi accessible au grand public. Il a été présenté à l’ONU avant son lancement officiel le mois dernier, explique The Guardian ce mercredi.

Les développeurs de WPS assurent que leur outil est efficace à 86 % dans le repérage à l’avance de conflits pouvant causer la mort de dix personnes ou plus. Le dispositif peut alerter jusqu’à un an en amont. Plusieurs zones susceptibles d’être touchées par un conflit ont déjà été identifiées pour 2020 : en Iran, au Mali, au Nigeria, en Inde et au Pakistan.

 

Using machine learning to predict violent conflicts new #WaterPeaceSecurity tool finds significant risk of water-related conflict in parts of Iraq, Iran, Mali, Nigeria, India and Pakistan over next 12 months. Learn more: http://ow.ly/JPBY50xszel  @WaterPeaceSec #COP25 #SDG6

 

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Des violences en augmentation

Pour cela, l’outil prend en compte plus de 80 types de données de ces 20 dernières années. Ces informations climatiques, environnementales, économiques, politiques, démographiques et sociales sont analysées par un algorithme. « Le programme d’apprentissage automatique a été 'entraîné' à identifier des schémas récurrents en utilisant des données historiques relatives aux conflits violents », explique Charles Iceland, spécialiste de l’eau au World Resources Institute, un des partenaires à l’origine de WPA.

L’ONU estime que d’ici 2050, cinq milliards de personnes dans le monde pourraient être affectées par une pénurie d’eau. Avec pour conséquence de potentiels conflits entre communautés, entre les populations urbaines et rurales ou encore entre les habitants et leur gouvernement. Les violences liées à l’eau sont en forte augmentation. Leur nombre a même doublé au cours des dix dernières années par rapport à la décennie précédente, indique Pacific Institute, un groupe de réflexion californien cité par le quotidien britannique.

20Minutes.fr le 9 janvier 2020