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L’affaire du meurtre d’une jeune femme, brûlée vive après avoir été violée, avait révulsé le pays. L’annonce de la mort des suspects a été accueillie par des manifestations de joie de la part des citoyens.

 

La police indienne a été saluée par la population après avoir abattu quatre personnes soupçonnées de viol vendredi 6 décembre.La police indienne a été saluée par la population après avoir abattu quatre personnes soupçonnées de viol vendredi 6 décembre.Crédit : SAM PANTHAKY / AFP

 

La police indienne est accusée d'avoir abattu de "sang-froid" quatre suspects de viol pour satisfaire la colère de l'opinion publique, qui a été révulsé par cette affaire. Amnesty International demande à ce que toute la lumière soit faite sur cette "exécution arbitraire" présumée.

Cette affaire intervient alors que le pays est en outre secoué par la mort d'une femme brûlée vive par des hommes qu'elle accusait de l'avoir violée, vendredi 29 novembre dans l'Etat de l'Uttar Pradesh, au nord du pays.

Selon la police, les quatre suspects de la première affaire, qui étaient en détention depuis une semaine, ont été abattus à proximité d'Hyderabad après s'être emparés d'armes des policiers lors d'une reconstitution de la scène du crime.

La police félicitée par les citoyens et personnalités

L'annonce de leur mort a suscité des scènes de liesse, des centaines de personnes affluant sur les lieux de la scène pour couvrir les policiers de pétales de fleurs. Des personnalités politiques et sportives ont également salué la police sur les réseaux sociaux.

Un avocat de la Cour suprême s'est toutefois indigné en parlant de "meurtre de sang-froid" et une équipe de la Commission nationale des droits de l'Homme est attendue sur place ce samedi 7 décembre. Elle a estimé dans un communiqué que ces morts étaient susceptibles de "transmettre un mauvais message à la société". "Si les personnes arrêtées étaient effectivement coupables, elles devaient être condamnées selon la loi et conformément aux instructions du tribunal compétent", ajoute la Commission.

La victime, qui a succombé à ses blessures vendredi 6 décembre 2019, avait été brûlée vive jeudi 5 décembre 2019, alors qu'elle se rendait à une audition devant un tribunal. Elle a expliqué aux policiers qu'elle avait été agressée par deux hommes qui l'avaient violée, ainsi que par trois autres. "En dépit de tous nos efforts, elle n'a pas survécu", a déclaré le responsable des grands brûlés à l'hôpital de Safdarjung, à New Delhi, cité par l'agence PTI.

 

AFP, in RTL.com le 8 décembre 2019.