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mediaLa capitale du Bangladesh Dacca est sous un épais nuage de pollution depuis plusieurs jours.

MUNIR UZ ZAMAN / AFP

 

Comme l’Inde, le Bangladesh connaît lui aussi des taux record de pollution. Lundi 25 novembre, la capitale Dacca est passée en tête des villes où l’air est le plus pollué dans le monde. Le gouvernement a annoncé une série de mesures, parmi lesquelles la fermeture de centaines de fours à briques.

« La situation est critique », a annoncé le ministre de l’Environnement Mohammad Shahab Uddin. Les centaines de fours à briques des alentours de Dacca, qui émettent fumées et poussière, sont dans la ligne de mire du gouvernement. Ces fours, en grande majorité illégaux, ne respectent aucun critère d’émissions. La Cour suprême a ordonné leur fermeture dans les quinze jours.

Le Bangladesh est en pleine période d’industrialisation, d’urbanisation et de construction d’infrastructures, pour cela il utilise majoritairement des briques. Le gouvernement a annoncé ce mardi qu’il prévoyait d’éliminer leur utilisation d’ici 2025.

123 000 morts en 2017

Autres mesures, plus immédiates : l’arrosage deux fois par jours des rues principales et des chantiers de Dacca, la suspension de l’incinération des ordures sur des dizaines de sites ; et les camions transportant des matériaux de construction, particulièrement du sable, devront être bâchés. Il y a deux semaines, dans un article du Dhaka Tribune, une association demandait que les sites de construction eux aussi soient couverts.

En 2017, selon une étude américaine publiée en avril dernier, au moins 123 000 personnes sont mortes au Bangladesh à cause de la pollution de l’air. Le dernier plan global de lutte contre la pollution date de 2009 ; il s’est terminé en juin dernier et aucun plan de remplacement n’a été annoncé.

 

RFI.fr le 26 novembre 2019