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Le Premier ministre indien Narendra Modi (2e g), l'archevêque de Colombo le cardinal Malcolm Ranjith (g) et le Premier ministre sri-lankais Ranil Wickremesinghe (d), le 9 juin 2019 à l'église catholique St Anthony, à Colombo / Sri Lankan Presidential Media Division/AFP

 

 

 

Le Premier ministre indien Narendra Modi, en visite au Sri Lanka, a effectué dimanche une visite impromptue à l'une des élises catholiques visées par les attentats de Pâques, avant d'aller à son rendez-vous avec le président sri-lankais.

 

Alors qu'il était en route pour rencontrer Maithripala Sirisena, qui l'attendait avec tapis rouge et parade militaire, M. Modi a décidé de se rendre à St Anthony, une des églises frappées le 21 avril en pleine messe de Pâques par des attentats qui, entre églises et hôtels de luxe, avaient fait 258 morts.

 

"Je suis confiant, le Sri Lanka va se relever. Des actes lâches de terrorisme ne peuvent pas vaincre l'esprit du Sri Lanka. L'Inde est solidaire du peuple du Sri Lanka", a-t-il déclaré sur Twitter en publiant des photos de sa visite à l'église.

 

M. Modi est à Colombo après s'être rendu en visite officielle aux Maldives, où il a inauguré samedi un radar côtier et un centre d'entraînement militaire.

 

Ces deux pays jouent un rôle important pour la sécurité au sud du sous-continent indien, où passe la route maritime est-ouest la plus fréquentée au monde, et New Delhi s'inquiète de l'influence grandissante de la Chine dans la région.

 

Aux Maldives en particulier, l'Inde, allié traditionnel du pays, avait observé avec inquiétude l'augmentation de la dépendance politique et financière envers la Chine sous le règne de l'ex-président maldivien Abdulla Yameen (2013-2018).

 

La défaite de M. Yameen à la présidentielle en septembre dernier a vu la nouvelle administration du président Ibrahim Mohamed Solih se tourner à nouveau vers ses traditionnels bienfaiteurs à New Dehli.

 

Le même scénario s'était déroulé plus tôt au Sri Lanka, également un point important sur la route maritime, dont le gouvernement précédent s'était rapproché de la Chine, avant que le pouvoir sorti des élections de 2015 ne recommence à se tourner vers l'Inde.

 

Le mois dernier, Colombo a annoncé un partenariat avec l'Inde et le Japon pour la construction d'un nouveau terminal de port en eau profonde, situé à côté d'une installation controversée appartenant à 85% à la Chine. Plus des deux tiers du trafic de conteneurs traité à Colombo viennent ou sont à destination de l'Inde.

 

Le premier terminal avait été construit avec un prêt chinois, que Colombo s'est trouvé dans l'impossibilité de rembourser. Le Sri Lanka a donc dû en céder la majorité des parts aux Chinois, provoquant des inquiétudes dans le pays comme à l'étranger.

 

AFP, in La Croix.com le 9 juin 2019.