Blue Flower

 

 

 

 

 

https://www.courrierinternational.com/sites/ci_master/files/styles/image_original_1280/public/assets/images/new_delhi_pollution.jpg?itok=3QUFOdQZLe smog à New Delhi. La capitale est loin d'être la seule ville indienne touchée.
 Photo Jean-Etienne Minh-Duy/flickr/cc

 

 

 

De nouvelles études classent quinze villes indiennes parmi les plus polluées du monde par les particules fines.

 

Selon un rapport publié début mars par Greenpeace et IQAir AirVisual, un éditeur de logiciels qui collecte les données disponibles sur la qualité de l’air, quinze villes indiennes comptent parmi vingt villes les plus polluées du monde, rapporte The New York Times.

 

L’étude en question, qui prend en compte les données de plus de 3000 villes à travers le monde, montre que les niveaux moyens de particules fines en suspension PM2,5 – qui pénètrent en profondeur dans les poumons –, sont restés pratiquement inchangés de 2017 à 2018 en Inde.

 

1,24 million de décès dus à la pollution en Inde

 

D’autres rapports récents sont tout aussi alarmants pour les habitants des villes indiennes, souligne The New York Times. En 2018, un rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) a révélé que la pollution de l’air tue 7 millions de personnes par an, la plupart de ces décès survenant dans la région Asie-Pacifique. Une étude publiée par Lancet Planetary Health en décembre 2018 a pour sa part évalué à 1,24 million le nombre de décès dus à la pollution en Inde.

 

Pourtant, la pollution de l’air n’est toujours pas classée parmi les priorités, relève le correspondant du quotidien américain à New Delhi. “En 2017, alors que les niveaux de pollution à New Delhi atteignaient environ trente fois le seuil de sécurité fixé par l’Organisation mondiale de la santé, le ministre indien de l’Environnement, Harsh Vardhan, déclarait à la télévision que les données fournies par les organisations internationales n’étaient pas fiables.”

 

Le thème de la pollution est resté absent des débats à l’occasion des dernières élections législatives. “La santé et l’environnement ne figurent même pas parmi les dix premières préoccupations de la population”, reconnaît Jai Dhar Gupta, fondateur de Nirvana Being, une entreprise qui vend des masques antipollution.

 

En janvier dernier, le gouvernement a bien dévoilé un plan quinquennal visant à réduire de 30 % la pollution de l’air dans une centaine de villes indiennes. Mais selon les organisations de défense de l’environnement l’initiative, sous-financée, n’a aucune chance d’atteindre ses objectifs.

 

Courrier International.com le 221 mai 2019

 

 

 

 [Source : The New York Times]