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Devant l'église Saint-Anthony à Colombo. Derana TV/via Reuters

 

 

 

Six explosions se sont produites dimanche 21 avril dans trois hôtels et trois églises du Sri Lanka où était célébrée la messe de Pâques, faisant au moins 137 morts et des centaines de blessés, selon des sources policière et hospitalière. Le bilan de ces attentats ne cesse d'évoluer au fil des heures.

 

La police a précisé qu'un total de six explosions avaient été recensées, dans trois hôtels haut de gamme et une église de Colombo, ainsi que dans deux autres églises proches de la capitale.

 

Deux déflagrations se sont notamment produites dans l'église Saint-Anthony de Colombo et l'église Saint-Sébastien de Negombo, une localité au nord de la capitale.

 

Le premier ministre du pays a condamné des "attaques lâches".

 

On dénombre plus de 50 tués dans l'église de Saint Sébastien, a déclaré un responsable de la police à Reuters.

 

En outre, au moins une dizaine d'étrangers figurent parmi les morts, selon des sources policières.

 

 

 

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Devant l'église Saint-Anthony à Colombo. REUTERS/Dinuka Liyanawatte

 

 

 

Outre l'église de Negombo, une troisième église, située à Batticaloa (est), a également été prise pour cible. Un responsable de l'hôpital local a affirmé que 25 personnes avaient été tuées et 300 personnes blessées.

 

 «Attentat contre notre église, s'il vous plaît, venez nous aider si des membres de votre famille s'y trouvent», peut-on lire dans un message en anglais posté sur le compte Facebook de l'église Saint-Sébastien, à Negombo.

 

Ces actes n'ont pas été revendiqués pour le moment.

 

Le Sri Lanka est un pays à majorité bouddhiste, et les catholiques sont estimés à 1,2 million sur une population totale de 21 millions d'habitants. Le pays compte environ 70% de bouddhistes, 12% d'hindouistes, 10% de musulmans et 7% de chrétiens. Les catholiques sont perçus comme une force unificatrice car on en trouve chez les Tamouls comme chez la majorité cinghalaise. Certains chrétiens sont cependant mal vus parce qu'ils soutiennent des enquêtes extérieures sur les crimes de l'armée srilankaise contre les Tamouls pendant la guerre civile qui s'est achevée en 2009. Selon les Nations unies, le conflit de 1972 à 2009 a fait de 80.000 à 100.000 morts.

 

Le Figaro (avec AFP et Reuters), in >Le Figaro.fr le 21 avril 2019.