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Le marché du transport aérien en Inde se porte à merveille pour les avions commerciaux. Le trafic intérieur est sans précédent avec une expansion rapide des transporteurs à bas prix notamment. Selon de nouvelles estimations, le pays aura besoin de 2’300 à 2’500 de nouveaux avions au cours des 20 prochaines années.

 

Le « low cost » en pointe

 

En 2018, ce sont plus de 10 millions de passagers, en moyenne, qui ont voyagé en Inde chaque mois. Plus de la moitié de la demande s’est effectué avec des transports « low cost ». Le secteur de l’aviation à bas prix devrait donc se poursuivre avec une augmentation de l’ordre de 80 % de toutes les nouvelles livraisons d’avions.

 

Selon les perspectives de l’OMC, l’industrie de l’aviation commerciale en Inde a atteint 51 mois consécutifs de croissance à deux chiffres. Cette croissance correspond aux autres secteurs de l’économie du pays. « L’économie indienne devrait croître de près de 350 % au cours des deux prochaines décennies pour devenir la troisième plus grande économie du monde », a déclaré Dinesh Keskar, vice – président senior des ventes pour l’Asie – Pacifique et en Inde,  de Boeing Commercial Airplanes. « Cela continuera à stimuler la croissance de la classe moyenne de l’Inde et sa propension à voyager au pays et à l’étranger, entraînant la nécessité de plus de nouveaux avions à court et long-courriers économes en carburant. »

 

Plus 5% de la flotte mondiale

 

On estime que la flotte d’avions commerciaux en Inde devrait représenter plus de 5% de la flotte mondiale d’ici 2037. Les services commerciaux tels que la formation de vol, l’ingénierie et la maintenance, l’analyse numérique entre autres fourniront aux compagnies aériennes l’efficacité opérationnelle optimale car ils continuent de se développer pour répondre à la croissance sur le marché.

 

Amélioration des infrastructures

 

Afin de renforcer la croissance du trafic aérien et de pallier au manque d’infrastructures et de connectivité au sein des régions indiennes, le gouvernement a lancé un plan de relance, le Regional Connectivity Scheme (RCS).

 

Le RCS promet de redonner vie à des aéroports abandonnés et à en construire de nouveaux à bas coûts en vue d’améliorer l’accès aux zones isolées et rurales : 50 nouveaux aéroports devraient être en exploitation courant 2019, et l’Inde veut en ouvrir plus de 150 autres en 10 ans, en partie grâce à des partenariats public-privé (PPP), désormais ouverts aux capitaux étrangers.

 

La concurrence s’organise

 

Face aux transporteurs déjà présents en Inde, comme : Air India, Jet Airways (regroupant Jet Lite), Indigo, Spicejet, ou Go Air par exemple, les nouvelles venues telles que Vistara, détenue par Singapour Airlines et l’indienne Tata, ou AirAsia India (aussi en partenariat avec Tata) pourront donc s’attaquer sans attendre au marché international grâce à ces nouvelles infrastructures.

 

Le marché des avions d’affaires indiens, actuellement partagé entre les principaux constructeurs mondiaux, devrait se développer au cours des prochaines années.

 

De même, le fret, qui souffre encore du manque d’infrastructures multimodales, ne cesse d’augmenter, notamment dans les vols intérieurs, avec des entreprises telles que Blue Dart, First Flight et Deccan 360.

 

Pascal Kümmerling, Le Temps.ch (Suisse) le 12 janvier 2019