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« Si nous portons [la crise] dans la rue, il y aura un énorme bain de sang », a mis en garde le président du Parlement sri-lankais, Karu Jayasuriya, lundi, alors que s’accentue la pression de la communauté internationale sur le président Maithripala Sirisena. Le pays s’enfonce dans la crise politique depuis vendredi, quand le chef de l’Etat a limogé le premier ministre Ranil Wickremesinghe, avec qui il gouvernait depuis 2015, et a nommé à sa place l’ex-président Mahinda Rajapakse. La « crise constitutionnelle créée par le président Srisena » – comme l’écrit le quotidien indépendant sri-lankais The Island – a pris dimanche soir une tournure violente : un garde du corps d’Arjuna Ranatunga, ministre du pétrole du gouvernement démis, a tiré sur une foule hostile qui tentait de prendre en otage ce soutien de M. Wickremesinghe, tuant un homme de 34 ans. M. Ranatunga a été arrêté lundi. Et, alors que la crise entrait dans son troisième jour, de longues files de clients s’étiraient devant les stations essence de Colombo, rapporte de son côté journaliste du Guardian dans la capitale.

 

Revue de presse étrangère, Le Monde.fr le 30 octobre 2018.