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 Une Indienne regarde le débat télévisé pendant la motion de censure au Parlement, dans un magasin à Calcutta, le 20 juillet 2018. REUTERS/Rupak De Chowdhuri

 

 

Le gouvernement indien a fait face vendredi 20 juillet à sa première motion de censure depuis sa prise de pouvoir il y a 4 ans. Pendant toute la journée, les partis se sont déchirés lors de leur description du bilan du Premier ministre Narendra Modi. A la fin, la motion a été largement repoussée, mais ce débat sert de lancement symbolique de la campagne pour les élections législatives, qui se tiendront dans moins d'un an.

 

Rahul Gandhi aura brossé un tableau des plus noirs pour décrire les 4 ans du gouvernement de Narendra Modi. Le président du Congrès, premier parti d'opposition à la chambre basse, a accusé le Premier ministre de laisser la Chine grignoter des terres indiennes, de ne pas avoir de coeur en vendant le pays aux grands groupes, abandonnant ainsi les petits commerçants.

 

Et surtout Rahul Gandhi a dénoncé une nouvelle fois le prix d'achat des 36 chasseurs Rafale, avant de réclamer les détails sur ce contrat passé il y a 3 ans.

 

Cette dernière attaque a forcé le gouvernement français à réagir, en affirmant que ces clauses étaient secrètes. Le Premier ministre indien, lui, a répondu en dénonçant l'ignorance de son jeune opposant, et affirmant que le contrat du Rafale était transparent.

 

Au bout de 12 heures de débat, la chambre a largement rejeté cette rare motion de censure grâce au soutien des deux tiers de ses membres. Mais cela a permis de lancer la bataille des législatives de mai prochain, et de dessiner les lignes de front : le Congrès peut compter sur deux partis régionaux pour tracer les nationalistes hindous au pouvoir. Encore trop peu, mais ce n'est qu'un début.

 

Sébastien Farcis, RFI.com le 20 juillet 2018.