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Description : http://scd.rfi.fr/sites/filesrfi/imagecache/rfi_16x9_1024_578/sites/images.rfi.fr/files/aef_image/Golfe-Guin%C3%A9e_0.pngLe golfe de Guinée.
© Latifa Mouaoued/RFI

 

 

 

1- RFI, le 6 février 2018

 

Le Marine express a été relâché par les pirates. Ce pétrolier était porté disparu depuis jeudi dernier dans le golfe de Guinée. A son bord, 22 membres d’équipage de nationalité indienne et 13 500 tonnes de carburant.

 

La libération du pétrolier et de son équipage a été twittée ce mardi matin par la compagnie maritime Anglo-Eastern,  armateur du pétrolier  battant pavillon panaméen. « Le Marine Express est maintenant de retour sous le commandement de son capitaine et de son équipe », s'est félicitée l'entreprise basée à Hong Kong. Elle a ajouté que les 13 500 tonnes d'essences étaient restées à bord.

 

L'entreprise n'a bien sûr pas précisé si elle avait versé une rançon en échange de la libération du navire et de ses 22 membres d'équipage indiens. Mais selon Sushma Swaraj, la ministre indienne des Affaires extérieures, le pétrolier a été « relâché ». Elle a d'ailleurs remercié le Bénin et le Nigeria pour son soutien. Du côté de la marine béninoise, on indique ne pas avoir participé à une opération de sauvetage, mais avoir été informé ce matin du dénouement heureux.

 

Des complicités à Cotonou ?

 

Le golfe de Guinée reste un point chaud de la piraterie maritime dans le monde, selon le Bureau maritime international. En 2017, sur 16 incidents recensés à travers le monde, sept ont eu lieu dans cette zone. Mais le Bénin était jusque-là relativement préservé. La donne serait donc en train de changer.

 

Pour le directeur du BMI, Pottengal Mukundan, les pirates pourraient bénéficier de complicités au Bénin. Il évoque la présence probable d'une cellule à Cotonou qui permettrait aux pirates d'aborder les bateaux, d'en prendre le contrôle, de les amener dans les eaux internationales ou dans les criques nigérianes en attendant le paiement d'une rançon.

 

A la mi-janvier, un autre navire, le MT Barret, avait déjà disparu au large des côtes béninoises. D'après le quotidien Hindustan Times, les membres d’équipages, en majorité indiens, avaient été relâchés six jours plus tard après versement d'une rançon.

 

RFI.fr, le 6 février 2018


 

 

2- Dépêche de l’agence de presse Xinhua le 7 février 2018

 

Le Bénin dément l'information sur la disparition d'un navire indien au large de ses côtes

 

Le colonel Jean Léon Olatoundji, chef d'état-major adjoint des Forces navales béninoises, a formellement démenti, mardi à Cotonou, la récente information sur une disparition d'un quelconque navire dans les eaux territoriales du Bénin.

 

"Nous avions appris dans les médias nationaux qu'internationaux, qu'un supposé navire Tanker, dénommé "Marine Expresse", aurait été piraté dans les eaux béninoises. Si par le passé, les actes de piraterie avaient été enregistrés sur les côtes béninoises, depuis 2012, grâce aux moyens employés par le gouvernement béninois, les forces navales sont parvenues à enrayer le phénomène au large des côtes du Bénin", a-t-il déclaré.

 

Il a estimé que pour tous les actes de piraterie, qui s'étaient produits au large des côtes béninoises, par le passé, il y a toujours eu, une alerte sous quelques formes que ce soient vers les autorités portuaires.

 

"Mais l'absence d'alerte nous emmène à douter qu'il s'agit d'un quelconque acte de piraterie. En conséquence, le supposé navire Tanker n'a pas été victime d'un acte de piraterie dans les eaux béninoises", a-t-il insisté.

 

Selon les médias internationaux, l'Inde aurait sollicité, samedi dernier, l'aide du Nigeria et du Bénin pour retrouver un navire indien qui a disparu en mer au large des côtes de l'Afrique de l'Ouest.

 

Ce pétrolier, selon les mêmes sources, qui appartient à une société basée à Bombay, transporte de l'essence d'une valeur de près de 8 millions de dollars et dispose d'un équipage de 22 Indiens.

 

 

 

Agence de presse Xinhua, le 7 février 2018.