Blue Flower

 

 

 

 

 

par Alain Lamballe, Général de brigade (2S). Membre d’Asie 21, membre de l’Académie des sciences d’outre-mer.

 

 

 

Les cours d’eau peuvent servir de frontières. Cela est vrai en Asie du Sud, mais sur de faibles longueurs, entre l’Inde et le Pakistan, entre l’Inde et le Bangladesh, entre l’Inde et le Népal. De longues frontières séparent les pays d’Asie du Sud entre eux et avec les pays voisins. Certaines frontières séparent des populations ethniquement identiques et pratiquant la même religion. De ce fait, elles sont artificielles ; c’est notamment le cas entre le Pakistan et l’Afghanistan avec les Pachtouns. Elles sont aussi très diversifiées, traversant un désert de sel dans le Rann de Kutch au Gujarat, des déserts de sable au Rajasthan, des montagnes de très haute altitude dans l’Himalaya, des jungles au Meghalaya, de la mangrove dans les Sunderbans indo-bangladais. Elles peuvent jouer un rôle protecteur mais les moyens modernes les rendent franchissables. Les forces paramilitaires et militaires qui les surveillent et les protègent ne peuvent être polyvalentes ; elles doivent se spécialiser dans le combat en zone désertique, montagneuse, ou boisée...

 

L’Inde est le seul pays d’Asie du Sud à avoir une frontière terrestre avec les autres pays de la région (Pakistan, Népal, Bhoutan, Bangladesh, Birmanie, Chine) et une frontière maritime (Sri Lanka, Maldives, Birmanie, Indonésie). Elle possède des frontières terrestres longues de 15 000 kilomètres et des frontières maritimes qui s’étendent sur 7 500 kilomètres, archipels compris (1). Seulement cinq provinces ne possèdent pas de frontières terrestres ou de rivages maritimes.

 

Les frontières terrestres avec le Pakistan sont complexes et partiellement contestées. Leur délimitation pose problème au Cachemire, territoire revendiqué dans sa totalité par l’Inde et le Pakistan qui chacun en administre une partie. Elles se subdivisent en quatre parties. La partie internationale proprement dite s’étire sur 2 159 kilomètres. Elle se prolonge au nord sur 202 kilomètres (198 ou 190 selon d’autres sources) par une frontière qualifiée de travail (working boundary), entre le Pendjab pakistanais et la partie du Cachemire administrée par l’Inde. Plus au nord, la ligne de contrôle (line of control) sépare sur 776 kilomètres (ou 767 ou 749 selon d’autres sources) la partie du Cachemire administrée par le Pakistan et celle administrée par l’Inde. Tout à fait au nord, à partir de l’endroit ayant pour coordonnées NJ-9842, une frontière indéterminée sépare les secteurs du glacier de Siachen tenus  militairement par le Pakistan et l’Inde. Elle est appelée ligne de contact effectif (line of actual contact) ou ligne des positions effectivement occupées sur le terrain (actual ground position line). Sa longueur est évaluée à 110 kilomètres par les Pakistanais qui prolongent la ligne vers le nord-est jusqu’au col du Karakoram (ou 91 selon les Indiens qui la placent vers le nord-ouest).

 

Différends frontaliers au Cachemire

 

(consulter pour illustration la carte du Cachemire de

 

Philippe Cadène et Brigitte Dumortier (direction) : L’Inde : une géographie ; Armand Colin, 2015.)

 

 

 

 

La frontière internationale indo-pakistanaise et la frontière dite de travail ont été entièrement clôturées par l’Inde. La ligne de contrôle est partiellement clôturée, côté indien également. La frontière internationale, côté indien comme côté pakistanais, est tenue par des forces paramilitaires. La frontière dite de travail et la ligne de contrôle sont, elles, tenues des deux côtés par des unités militaires.

 

Sur les 2 159 kilomètres de frontière internationale (dont 33 sur la rivière Ravi), il n’existe que deux points de passage. Le premier – et le plus important – se trouve entre les deux Pendjab indien et pakistanais, entre Amritsar et Lahore, plus précisément entre Attari et Wagah. Il est emprunté par une voie routière privilégiée par les passagers et par une voie ferrée. Le second point de passage relie par voie ferrée Hyderabad dans le Sind pakistanais à Jodhpur au Rajasthan indien via les gares frontières de Khokhrapar (côté pakistanais) et Munabao (côté indien). Aucune marchandise ne le franchit, il n’est utilisé que par des voyageurs, en faible nombre. C’est dans la partie frontalière du Sind que se trouve une communauté hindoue qui aimerait nouer des contacts avec ses coreligionnaires rajasthanais.

 

Entre les deux parties du Cachemire, existent aussi deux points de passage routiers, faiblement utilisés. Le principal relie Srinagar, capitale de la partie indienne du Cachemire à Muzaffarabad, capitale de la partie pakistanaise via Uri et Chakothi. L’autre relie Poonch côté indien à Rawalakot côté pakistanais via Chakan Da Bagh et Tatrinote.

 

Les échanges commerciaux entre l’Inde et le Pakistan se font essentiellement par le passage Attari/Wagah. Mais ils sont relativement peu importants. Le nombre de marchandises franchissant la ligne de contrôle au Cachemire est insignifiant. Aucune possibilité de transit des produits indiens via le Pakistan vers l’Afghanistan et les pays d’Asie centrale n’est possible. De même, aucun échange commercial entre le Pakistan, le Népal et le Bangladesh ne peut se faire via l’Inde.

 

C’est avec le Bangladesh que l’Inde possède sa plus longue frontière terrestre. Elle s’étend sur 4 095 kilomètres (dont environ 400 sur des cours d’eau). Une bonne partie a été clôturée pour empêcher les franchissements clandestins. Un passage frontalier routier existe, reliant Petrapole côté indien (Bengale occidental) à Benapole côté bangladais. Un autre se situe dans la ville indienne de Sutarkandi reliant Karimganj (Assam) à Sylhet (nord-est du Bangladesh). Un troisième, moins important, a été établi à Kawarpuchiah (province indienne du Mizoram). Les réseaux ferrés indiens et bangladais sont raccordés à l’ouest au point de franchissement Gede (côté indien)/Darshana (côté bangladais) et pourraient l’être à l’est, entre Agartala, capitale du Tripura et le port de Chittagong. Des liaisons fluviale et routière sont également envisagées entre ces deux dernières villes. Avec l’amélioration des relations entre les deux pays, les marchandises indiennes peuvent transiter par le territoire bangladais de Kolkata, capitale du Bengale occidental à Agartala, ce qui évite de passer par le nord du Bangladesh. Ainsi, le nord-est indien se désenclave.

 

La frontière de l’Inde avec le Népal s’étire sur 1 800 kilomètres dont une partie sur des cours d’eau, à l’ouest (rivière Kalapani) et à l’est (rivière Mechi, affluent de la Mahananda). Elle est totalement poreuse, les citoyens de deux pays pouvant la franchir sans formalité. Sept points de passage principaux sont répertoriés. Un litige oppose les deux pays à l’ouest le long de la Kalapani. Il porte sur la localisation du cours principal. Les revendications chinoises dans la même région compliquent la recherche d’une solution.

 

La frontière entre l’Inde et le Bhoutan est parfaitement définie, le principal point de passage étant Phuentsholing. Il en est de même pour la frontière indobirmane, franchissable à Moreh (province indienne du Manipur) et à Zorinpui (dans la province indienne de Mizoram).

 

Les frontières terrestres avec la Chine représentent une longueur voisine de 3 500 kilomètres (3). Il s’agit d’un chiffre approximatif puisque les deux pays ne s’entendent pas sur leur tracé. Le litige dans la haute vallée de la Kalapani, entre le Tibet et la province indienne de l’Uttarakhand, paraît mineur comparé aux différends à l’ouest dans l’Aksai Chin et à l’est en Arunachal Pradesh. Ces deux régions sont revendiquées par l’Inde et la Chine. L’Aksai Chin est occupé dans sa majeure partie, environ 40 000 km2, par la Chine depuis les années 1950. Elle y a construit une route stratégique reliant le Xinjiang au Tibet. Il s’agit d’une sous-région du Ladakh, très élevée, que l’Inde considère comme sienne mais qui, à l’époque coloniale, n’a jamais fait l’objet d’un accord avec le Xinjiang et le Tibet.

 

L’Arunachal Pradesh, d’une superficie de 84 000 km2, est administré par l’Inde ; il a le statut de province à part entière. Mais la Chine estime que cette région devrait lui appartenir ; elle l’appelle d’ailleurs Tibet du Sud. Elle ne reconnaît pas la frontière telle qu’elle a été définie en 1914 par le Traité de Simla entre la Grande-Bretagne et le Tibet sans l’accord du régime chinois d’alors. La Ligne McMahon, qu’il définissait de manière d’ailleurs assez floue, n’a pour la Chine aucune validité.

 

L’Arunachal Pradesh représente pour Pékin une valeur stratégique. Dans sa partie occidentale se trouve le monastère bouddhiste de Tawang, le plus grand du monde après celui de Lhassa, d’une haute signification symbolique puisque c’est le lieu de naissance du 6e dalaï-lama. La Chine craint, qu’à la mort du présent dalaïlama, il devienne un centre de résistance tibétain. La région présente un autre intérêt, l’eau. En effet, le Brahmapoutre la traverse du nord au sud et est alimenté par des rivières sur ses deux rives. Le fleuve et ses affluents présentent un grand intérêt pour la production hydroélectrique car ils sont faciles à mettre en valeur.

 

La Chine cherche à grignoter des territoires par petites touches. Des avancées de patrouilles chinoises mais aussi indiennes peuvent être perçues comme des violations alors qu’il s’agit peut-être seulement de perceptions. Par ailleurs, des violations d’espaces aériens sont parfois signalées par les Indiens. Mais y a-t-il vraiment incursions dans la mesure où les frontières exactes ne sont pas délimitées. Dans l’ensemble, la situation reste calme sur les frontières contestées. Aucun coup de feu n’est échangé. Les mesures de confiance adoptées en 1993 et 1996 sont respectées, les commandants militaires locaux se réunissant périodiquement.

 

Les frontières sino-indiennes sont très militarisées. La Chine dispose d’un arsenal considérable au Tibet avec de nombreuses garnisons de l’armée de terre, des bases aériennes et des sites de lancement de missiles. L’infrastructure routière et ferroviaire permet des liaisons faciles à l’intérieur du Tibet et du Xinjiang, entre ces deux régions et entre celles-ci et le reste de la Chine. Le mouvement de troupes en est grandement facilité, y compris dans les zones frontalières himalayennes. Un commandement interarmées dont le PC se trouve à Chengdu garantit une unité de commandement sur toute la frontière indienne. Côté indien, ce n’est pas le cas, puisque trois régions militaires terrestres coexistent avec trois régions militaires aériennes. C’est une entité paramilitaire, l’Indo-Tibetan Police Force (ITBF), qui surveille la frontière sino-indienne mais les unités de l’armée de terre ne se trouvent que légèrement en retrait. L’infrastructure routière est fort déficiente. Les Indiens ont longtemps considéré que la construction de routes faciliterait les avancées des troupes chinoises et qu’il était donc préférable de priver la région de liaisons. Cette politique a été abandonnée mais le retard accumulé sera long à combler. Aucune voie ferrée ne se prolonge jusqu’aux frontières.

 

L’Inde cherche maintenant à développer toutes ses régions frontalières pour notamment obtenir l’adhésion des populations locales, parfois de cultures différentes des normes nationales. Elle implante même des soldats démobilisés dans des zones sensibles comme au Rajasthan en leur procurant des avantages. Globalement les frontières terrestres restent mal surveillées. Des failles subsistent, notamment sur les cours d’eau frontaliers. Indépendamment des migrations illégales, des activités de contrebandes, de trafic de drogues et d’armes se poursuivent. Les forces paramilitaires sont souvent mal équipées. Elles disposent de services de renseignement peu efficaces, relevant de ministères différents, ce qui complique la coordination. Des améliorations sont en cours, grâce en particulier à l’importation de radars et des senseurs israéliens et à une coopération étroite avec les services de renseignement israéliens. L’utilisation d’images fournies par des drones et des satellites sera généralisée. La délimitation des frontières entre le Bhoutan et la Chine, longues d’environ 470 kilomètres, préoccupe l’Inde. Des incidents se produisent. Le plus récent a eu lieu à l’été 2017 sur le plateau de Donglang (ainsi nommé par les Chinois mais appelé Doklam par les Bhoutanais et Dok La par les Indiens), jouxtant la vallée tibétaine de Chumbi et proche de la vallée bhoutanaise de Ha où sont entreposés des matériels militaires indiens. Militaires chinois et indiens restent face à face (4). La possession de ce plateau permettrait à la Chine, en cas de conflit, de couper plus facilement le corridor de Siliguri reliant les provinces indiennes du Bengale occidental à l’Assam. Sous la pression de New Delhi, le Bhoutan ne fait pour le moment aucune concession à la Chine.

 

La frontière entre le Pakistan et la Chine se situe au nord du Gilgit- Baltistan que l’Inde considère comme faisant partie du Cachemire. C’est donc une région contestée. Néanmoins, le Pakistan et la Chine ont conclu un accord en 1963. La frontière ainsi définie s’étire sur 598 kilomètres. Le Gilgit-Baltistan, très accidenté (le col de Khunjerab sur la frontière est à près de 4 700 mètres d’altitude) subira de profondes transformations dues au corridor économique Chine-Pakistan que les deux pays veulent créer. La route dite du Karakoram construite à travers le Gilgit-Baltistan dans les années 1970 est en cours d’amélioration par les Chinois. Malgré les difficultés dues au terrain elle deviendra une véritable autoroute. Une voie ferrée pourrait même être envisagée, parallèlement à l’axe routier. Le creusement de très longs tunnels pourrait rendre les itinéraires routier et ferroviaire opérables toute l’année, l’enneigement cessant d’être un obstacle. La construction d’un gazoduc et d’un oléoduc serait également à l’étude. Les habitants du Gilgit- Baltistan craignent l’arrivée et l’installation de Pendjabis et de Pachtouns, et même de Chinois. De plus, les norias de camions provoqueraient une détérioration de l’environnement, déjà concerné par le réchauffement climatique.

 

La frontière entre le Pakistan et l’Afghanistan, longue de 2 500 kilomètres, résulte d’un accord signé en 1893 à l’époque coloniale par la Grande-Bretagne. Il s’agit de la Ligne Durand, le nom du négociateur britannique, séparant de manière artificielle les tribus pachtounes. Elle n’a jamais été reconnue par l’Afghanistan. Des groupes islamistes radicaux entretiennent l’instabilité de part et d’autre de la Ligne Durand. Pour restreindre les passages illégaux, le Pakistan a commencé à ériger des clôtures dans les secteurs les plus vulnérables, dans les agences tribales de Bajaur, Mohmand et de Khyber. Il a également creusé des tranchées sur certains tronçons de la frontière afghane au Baloutchistan. L’Afghanistan dénonce ces infrastructures. Lorsque des attentats se produisent sur son sol et sont attribués à des groupes terroristes basés en Afghanistan, le Pakistan ferme certains points de passage entre les deux pays, notamment les principaux, à Torkham au Khyber-Pakhtunkhwa et à Chaman au Baloutchistan.

 

La frontière entre l’Iran et le Pakistan, longue de 900 kilomètres, résulte également d’un accord conclu pendant la période britannique. Elle n’est pas contestée mais elle est traversée par des groupes islamistes extrémistes issus des deux pays qui entretiennent une grande insécurité. Elle sépare le Baloutchistan pakistanais du Baloutchistan iranien, appelé Séistan, la seule province iranienne sunnite.

 

L’Inde et le Pakistan n’ont pas encore conclu d’accord pour définir leur frontière maritime. Des pêcheurs indiens sont régulièrement arrêtés par les garde-côtes  61 pakistanais et réciproquement. La situation pourrait empirer si des découvertes de gaz et de pétrole off-shore étaient faites.

 

L’Inde et le Pakistan ne sont reliés par aucune liaison maritime. Il en existe entre l’Inde et le Bangladesh mais elles sont très peu développées. Les deux pays ont signé un accord pour délimiter leur frontière maritime. Ainsi, la recherche offshore de gaz et de pétrole ne suscite aucun problème. La situation a également été clarifiée avec Sri Lanka. Un accord intervenu en 1976 a donné l’îlot de Kachchativu dans le détroit de Palk à Sri Lanka mais il n’empêche pas des incidents de se produire. Les pécheurs de la province tamoule indienne du Tamil Nadu violent la frontière maritime. Beaucoup sont arrêtés par les autorités sri lankaises et leurs embarcations confisquées. Il arrive aussi mais plus rarement que des pêcheurs sri lankais s’aventurent dans les eaux indiennes et sont arrêtés. La frontière dans le détroit de Palk n’a de l’importance que pour la pêche car les hauts fonds empêchent le passage de navires. Pour aller de la côte occidentale de l’Inde à la côte orientale et bien sûr réciproquement, les bâtiments doivent contourner l’île de Sri Lanka. Les frontières maritimes de l’Inde avec la Birmanie et l’Indonésie ont été délimitées par des accords. Sri Lanka a de même fixé les siennes avec son voisin maldivien.

 

En Asie du Sud, de nombreuses frontières restent contestées, ce qui nuit aux échanges commerciaux qui, de fait, restent très limités.

 

 

 

 

 

(1)Voir en annexe le détail des frontières terrestres et maritimes.

 

(3) En fait, la Chine annonce un chiffre inférieur car elle n’inclut pas dans ses frontières avec l’Inde le tronçon cachemiri en invoquant le fait que le Cachemire est une région contestée.

 

(4) Alain Lamballe : « Chine-Inde-Bhoutan. Des frontières contestées, des risques d’affrontements », Asie21, juillet-août 2017.

 

 

 

 

ANNEXE –

 

LONGUEURS DES FRONTIÈRES EN KILOMÈTRES

 

 

Inde (les chiffres varient parfois selon les sources)

Frontières terrestres : 15 100 (impliquant 17 États)

Chine - 3 440 ou 3 488 (dont 1 597 ou 1 570 avec le Jammu et Cachemire – y compris, apparemment territoire sous administration pakistanaise, 667 ou 826 avec le Ladakh, 200 avec l’Himachal Pradesh, 345 avec l’Uttarakhand, 206 ou 220 avec le Sikkim, 1 030 ou 1 126 avec l’Arunachal Pradesh). La longueur de la frontière sino-indienne au Cachemire administré par l’Inde est de 350 kilomètres. Selon une autre information, la frontière au Cachemire s’étend sur 1 570 km en incluant la partie administrée par le Pakistan. Dans le secteur central la fontière s’étend sur 545 km et au Sikkim et en Arunachal Pradesh sur 1 325 km.

Birmanie - 1 643 (dont 520 avec l’Arunachal Pradesh, 215 avec le Nagaland, 400 ou 398 ou 352 avec le Manipur, 404 ou 510 avec le Mizoram).

Bangladesh - 4 095, la plus longue frontière terrestre de l’Inde ainsi répartie : 2 216 avec le Bengale occidental (dont 367 avec des cours d’eau dans les Sunderbans), 263 avec l’Assam (dont 44 km sur le Brahmapoutre), 443 avec le Meghalaya (dont 90 non clôturés), 856 avec le Tripura (dont 695 clôturés, autre source mentionne 848) et 318 avec le Mizoram. Les frontières terrestres représentent 2 979 km et les frontières formées par des rivières 1 116 km. Au total, 3 437 km peuvent être clôturés.

Bhoutan - 699 (dont 150 avec le Bengale occidental et 265 ou 267 avec l’Assam).

Népal - 1 800 (dont 780 avec l’Uttar Pradesh, 726 avec le Bihar).

Pakistan - 2 159 (frontière internationale) + 202 ou 198 ou 190 (working boundary, international border) + 767 ou 749 ou 776 (ligne de contrôle) + 91 (secteur du glacier de Siachen). La répartition par État est la suivante : Punjab 553 ou 547 (dont 461 clôturés, les frontières fluviales de 152 kilomètres ne disposant d’aucune clôture), Rajasthan ? ; Gujarat ?

Frontières maritimes : 7 516 (impliquant 9 États et 4 territoires de l’Union) - 7 181 également mentionnés

Côte occidentale - Gujarat : 1 600 ; Maharashtra : 720 ; Goa : 106 ; Karnataka : 320 ; Kerala : 610 (ou 700).

Côte orientale - Bengale occidental : 150 ; Orissa : 480 ; Andhra Pradesh : 996 (ou 974) ; Tamil Nadu : 650 (ou 1076).

Côtes occidentale et orientale (5 423) - Daman et Diu ? pour l’ensemble du Territoire (Daman, Diu) ; Puducherry : 45 pour l’ensemble du Territoire (Puducherry, Karaikal, Mahe et Yanam).

Archipels (2 094) - Archipel Laquedives : ? ; Archipel Andaman et Nicobar : ?

 

 

 

 

 

 

In Revue Défense Nationale n° 805 - décembre 2017