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Sur le marché d’Ahmedabad, le 12 septembre 2017. PHOTO : AMIT DAVE / REUTERS

 

 

Accusé d’avoir cassé la croissance du PIB indien, le gouvernement Modi apporte des retouches à la TVA mise en place au début de l’été. Objectif : encourager la population à consommer.

 

 

 

La presse indienne pariait sur un grand plan de relance capable de juguler le fort ralentissement économique observé ces derniers mois. Vendredi 6 octobre, en début de soirée, le gouvernement Modi a choisi de faire son mea culpa sur la taxe sur les biens et les services (GST), la TVA unifiée mise en place il y a tout juste trois mois. Le ministre des finances, Arun Jaitley, a décidé de “baisser le taux de GST sur 27 produits” afin de donner un coup de pouce à la consommation des ménages, annonce The Hindustan Times en une.

 

Sont concernés “les mangues séchées, les médicaments ayurvédiques et les namkeen”, ces petites fritures séchées dont les Indiens raffolent comme amuse-gueule, mais aussi “le fil fait main, les pierres de carrelage et les pompes hydrauliques”. L’exécutif a également décrété que les PME feraient désormais leurs déclarations de TVA tous les trimestres, et non plus tous les mois, ce qui était un vrai casse-tête. “C’est un soulagement”, estime le journal.

 

Critiques

 

“La GST essaie d’être plus simple”, titre le quotidien DNA en manchette, soulignant que des mesures d’allègement ont aussi été prévues pour les sociétés indiennes exportant à l’étranger. “Modi a accepté d’entendre les critiques faites à l’encontre de sa politique économique”, relève DNA, qui rappelle que la GST, lancée le 1er juillet dernier, était sensée être “la plus grande réforme fiscale depuis l’indépendance de l’Inde”. Une manière de dire que les nationalistes au pouvoir s’y sont mal pris dans cette affaire. Pour le journal économique Mint, chaud partisan de la GST, ces mesures de relance ne sont que “des réglages”. “Elles entreront en vigueur d’ici une semaine”, se félicite-t-il.

 

Courrier International, le 7 octobre 2017.