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mediaManifestation de milliers d'ouvriers du textile à Dacca (photo d'archives). REUTERS/Andrew Biraj

 

 

 

Au Bangladesh, après la fermeture de plusieurs usines textiles pour cause de grève des ouvriers, l’activité reprend. Tous les ouvriers n'ont cependant pas pu retourner à leur poste. Plusieurs centaines d'entre eux ont été congédiés.

 

La police a annoncé que 1.500 ouvriers ont été mis à la porte. Mais à en croire la Fédération bangladaise des travailleurs de l'industrie et de l'habillement ce serait plutôt 3.500 salariés qui auraient perdu leur emploi.

 

Cette grève jugée illégale par la police a également conduit à l'arrestation de plusieurs dizaines de personnes, dont des leaders syndicaux et un journaliste qui couvrait la mobilisation.

 

Tripler le salaire minimum

 

Lancé mi-décembre pour protester contre le licenciement d'une centaine d'ouvriers, le mouvement vise aussi à obtenir une augmentation du salaire minimum. Les grévistes veulent qu'il soit multiplié par trois pour passer de 64 euros à 193 euros par mois, pour un travail qui se déroule fréquemment dans des conditions difficiles. On se souvient par exemple de l'effondrement du Rana Plaza qui avait provoqué la mort de plus de 1.000 ouvriers.

 

Les industriels du secteur avaient fermé des usines la semaine dernière par crainte de vandalisme mais l’activité dans ces fabriques qui produisent des vêtements pour de grandes marques occidentales a finalement repris. Selon la police 90% des ouvriers seraient au travail, sans que les grévistes aient obtenu gain de cause.

 

 

 

RFI, le 28 décembre 2016.