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 Inde/maoïste: le gouvernement prudent


Le ministre de l'Intérieur indien a réagi aujourd'hui avec prudence à l'offre d'un cessez-le-feu proposée la veille par la rébellion maoïste, réaffirmant que les guérilleros devaient d'abord mettre un terme à leurs attaques et faire une offre formelle.


"J'aimerais un communiqué simple et court (...) disant 'Nous renonçons à la violence et nous sommes prêts à discuter'", a déclaré le ministre de l'Intérieur P. Chidambaram dans un communiqué. "Je voudrais qu'il n'y ait pas de 'si', pas de +mais+ et pas de conditions. Quand j'aurai reçu ce communiqué, je consulterai le Premier ministre et mes collègues et je répondrai immédiatement", a-t-il poursuivi.
 
P. Chidambaram a jusqu'à présent préconisé des pourparlers avec les rebelles mais à condition que ceux-ci renoncent au préalable à la violence.
 


Un dirigeant maoïste a déclaré hier à des médias locaux que la rébellion était prête à s'engager dans des discussions avec le gouvernement à condition que New Delhi suspende l'offensive des forces de sécurité lancée récemment pour les déloger de leurs bastions. Kishenji, un chef des insurgés, a proposé sur la chaîne de télévision locale Chabbis Ghanta de l'Etat du Bengale occidental (est) d'entamer des pourparlers avec le gouvernement s'il suspend son offensive pendant 72 jours, à partir de jeudi jusqu'au 7 mai.


Vingt des 29 Etats indiens sont confrontés depuis 1967 à des poches de rébellion maoïste le long d'une bande, appelée "le corridor rouge", qui se déploie dans le nord de l'est du pays.

 

AFP, in le Figaro, le 23 février 2010